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Sports

LA FAB EST ACCULÉE DE TOUTE PART Le coup de grâce est imminent !

Publié par Mohamed Bouchama
le 11.10.2018 , 11h00
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Invraisemblable! Le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) s'octroie le pouvoir de défier les lois et règlements qui codifient ses relations avec les fédérations sportives, en s'immisçant dans leur fonctionnement interne.
Le 4 octobre passé, le MJS, par le biais de son secrétaire général, a rendu le président de la Fédération algérienne de boxe (FAB) destinataire d'une correspondance dans laquelle ce dernier est «tenu de prendre les mesures dans les brefs délais, pour la convocation d'une assemblée générale extraordinaire, à l'effet d'élire un nouveau président». Cet ordre quelque peu nuancé est motivé par «la décision du TAS portant annulation de l'assemblée générale extraordinaire du 15 juillet 2017». Toutefois, il faut juste s’interroger sur l'identité du destinataire de la correspondance ministérielle. Qui pourrait être cette personne ou cette partie à l’origine d’une telle «ordonnance» ? En reconnaissant la décision du TAS, dont la proclamation s'est faite le 14 mai dernier, «ordonnant l'annulation de l'assemblée générale extraordinaire du 15 juillet 2017 ainsi que les décisions prises en son sein», il devient aisé de déduire que le président élu ce jour-là ne devrait plus assumer ladite fonction. M. Nahassia, également, du fait de «la suspension temporaire dont il est frappé». Donc, à qui, des deux, s'adresse le ministère? Dans un des chapitres des dispositions statutaires régissant les fédérations, il est stipulé qu’«en cas de vacance dument constatée, le bureau fédéral doit se réunir dans un délai de 15 jours et désigner un président par intérim parmi les vice-présidents». Ce dernier doit « convoquer dans un délai maximum de 60 jours une assemblée générale extraordinaire à l'effet d'élire un nouveau président». En considérant que la FAB est en situation de vacance, ce qui n'est nullement le cas, la sommation du MJS de «tenir une assemblée générale extraordinaire dans les brefs délais» devient injustifiée, voire inappropriée. Car, la vacance est constatée, selon les mêmes dispositions, après «la démission, le décès ainsi que la condamnation à une peine infamante». Pourquoi, alors le MJS s’est empressé d'organiser une élection partielle pour pourvoir la seule fonction de président ? A cette question, plusieurs réponses sont imaginées même si une seule devrait expliquer cette précipitation: Le MJS veut en finir avec un problème devenu encombrant, notamment après le verdict du TAS et l'éventualité d’une «intervention de l'AIBA». L'empressement du MJS a provoqué un beau désordre puisque la FAB vient de se doter de trois présidents en un laps de temps relativement court, soit 19 mois (de Mars 2017 à Octobre 2018), pour une mandature de quatre années. Comment, le MJS peut justifier ce recours abusif aux élections «présidentielles» d'une fédération qui ne semble pas vivre un dysfonctionnement gravissime? En fait, le «cas Nehassia» hante-t-il à ce prix l’esprit des décideurs de la tutelle ? En se référant à la missive du MJS, notamment en ce qui se rapporte à M. Nahassia «l'intéressé est suspendu temporairement de sa fonction de président, pour entrave au bon fonctionnement de la Fédération algérienne de boxe» non sans omettre de préciser : «De ce fait, il ne peut en aucun cas reprendre l'exercice de cette fonction au niveau de la fédération». Les mots du MJS sont pesés et clairs : ni le président élu en juillet 2017, encore moins celui élu en mars 2017, ne peuvent se prévaloir de la fonction présidentielle au sein de la FAB. Le premier étant désavoué par le TAS, le second est toujours sous l'effet de la disgrâce. Par conséquent, à qui est destinée la lettre du département de Mohamed Hattab ? Nonobstant ce formalisme auquel le ministère de la Jeunesse et des Sports ne prête guère attention, n'est-il pas plus judicieux de revenir sur un fait d'ordre purement technique, législatif ? Le MJS a «suspendu temporairement Nahassia de ses fonctions de président de la FAB», en s'appuyant sur la décision N° 541 du 24 mai 2017. Du «temporaire », donc, qui dure, en fait, plus d'une année et qui apparemment va perdurer davantage. Que reproche finalement le Ministère à M. Nahassia ? L’entrave «au bon fonctionnement de la FAB (ou une autre structure dépendant de la compétence du MJS)» est un grief qui ne figure dans aucune des dispositions réglementaires et statutaires régissant le mouvement sportif fédéral, incluant la loi sur le sport ainsi que le décret exécutif 14-330 du 27 novembre 2014. De ces mesures disciplinaires, contenues dans ledit décret, notamment l'article 50, le MJS «peut retirer la délégation de mission de service public», entre autres, pour «dissension entre les membres de la fédération». Une dissension qui peut paralyser son fonctionnement ou entraver ses activités. Cela étant, la Fédération de boxe n'était pas «coincée» dans pareille situation. Il s'agit, en définitive, d’un pouvoir de retrait de la délégation et non de la «suspension», aussi «temporaire» soit-elle ! En agissant de la sorte, le MJS ne se rend-il pas coupable de «viol» de ses propres lois ? N'est-il pas en train de priver un membre dirigeant de ses droits civiques, lesquels droits se perdent seulement sur la base de décisions judiciaires ? Sinon à qui profite cet entêtement sous couvert d’ingérence ? Sûrement pas à la fédération, ni à la boxe encore moins à ses boxeurs qui crient leur ras le bol.
M. B.

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