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HOUSSAM GHACHA (ATTAQUANT DE L’ES SÉTIF) :

«Le titre est encore jouable»

Si l’ESS possède la deuxième meilleure attaque du championnat après 15 journées, c’est aussi grâce à Houssam Ghacha, un attaquant de poche vif et opportuniste (son compteur est à cinq buts). Avec son coéquipier, le surdoué Boussouf, ils forment une paire qui fera du mal à bien des défenses. Coup de projecteur sur un bel espoir du foot national.
Vous êtes en forme et le deuxième meilleur buteur de l’Entente. Une explication ?
C’est le fruit du travail et du collectif. Cette saison nous avons un bon groupe. En ce qui me concerne, j’ai fait le maximum pour en arriver là et il faut reconnaître que le travail de notre entraîneur, le Tunisien Kouki, nous aide beaucoup. Maintenant, on prend match par match et à chaque fois, j’essaie de donner le meilleur de moi-même.
A 23 ans, vous avez été déjà convoqué en équipe nationale des locaux. Cela a été une autre source de motivation pour travailler et progresser ?
Oui, tout à fait, vous avez raison. Le fait d’avoir été convoqué en sélection nationale m’a motivé davantage pour travailler au quotidien dans mon club. En fait, c’est simple et naturel. Quand vous êtes sélectionné, vous sentez que vous avez une certaine valeur et vous voulez aller plus haut encore.
Sélectionné à deux reprises, la première avec Belmadi et la deuxième avec Batelli.
Oui, et c’était vraiment un honneur et une grande satisfaction de porter le maillot national.
Le fait d’avoir évolué, ne serait-ce qu’une fois sous les ordres de Belmadi, vous fait rêver de la sélection nationale ?
Inch’Allah. Ce qu’il y a de bien avec Djamel Belmadi c’est qu’il suit le championnat national et qu’il a une idée de ceux qui évoluent en Algérie et ailleurs. Il ne me reste plus qu’à continuer à travailler pour mériter une éventuelle place dans le club Algérie de Belmadi.
Sur le terrain, vous êtes positionné sur le flanc gauche et pas en pointe...
Cela dépend. Je joue sur le côté gauche mais il m’arrive d’aller à droite. Mais comme à l’Entente on évolue avec deux attaquants de pointe, disons qu’avec Djahnit on se promène sur tout le front de l’attaque. Le fait de constater que des locaux comme Slimani, Bounedjah ou Belaïli aient réussi à s’imposer en sélection nationale doit vous donner des idées ?
Bien sûr et on peut citer aussi Attal et à un degré moindre Boudaoui. Même si certains pensent que le niveau de notre championnat national est faible, il faut reconnaître que tous ces joueurs ont démontré le contraire. En suivant leur exemple, cela me donne beaucoup d’espoir.
Selon vous, quels sont les défauts que vous voulez améliorer ?
(Rires) Des défauts ? J’en ai énormément.
Lesquels ?
Chez nous, j’estime qu’on ne travaille pas assez le côté physique. Il y a aussi le problème tactique que l’on ne maîtrise pas. A titre d’exemple, j’ai évolué avec Bedrane et il a fallu qu’il intègre les rangs de l’ES Tunis pour progresser sur ces plans.
Vous aimeriez vous expatrier comme Bedrane en Tunisie ?
Moi, je rêve d’aller en Europe, en France ou en Belgique.
Après sa victoire sur le MCA, l’Entente est cinquième avec 20 points à neuf points du leader Belouizdadi. Pensez-vous que le titre est encore jouable pour vous ?
Neuf points, ce n’est pas énorme et il reste toute la phase retour à jouer. On n’a pas encore abdiqué pour la course au titre mais on se contentera éventuellement de la troisième place.
Et cette victoire sur le dauphin mouloudéen est bonne pour la confiance ?
C’est exact. Nous sommes sur une bonne dynamique. On a retrouvé l’efficacité et nous réalisons une bonne série en championnat d’autant plus que le titre est encore jouable.
Et en Coupe d’Algérie, l’ESS est toujours présente. Quel adversaire souhaitez-vous pour les huitièmes de finale ?
Un adversaire faible et facile avec l’avantage de le recevoir chez nous à Sétif (Rires).
Propos recueillis par Hassan Boukacem