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Au lendemain du match amical international, lundi soir à Alger, contre le Bénin Les champions ont flambé !

Publié par Mohamed Bouchama
le 11.09.2019 , 11h00
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Les Verts ont fêté leur sacre africain de juillet dernier en Égypte avec leurs fans, lundi soir, à l’occasion de la rencontre amicale internationale contre le Bénin. Une petite mais intéressante victoire des hommes de Belmadi qui, désormais, vont se projeter sur les prochaines échéances.
Le stage de septembre n’aura pas été un ratage total pour les champions d’Afrique. Certes, les «responsables» de la fédération n’ont pas tenu leurs promesses en programmant deux joutes amicales durant cette date Fifa comme espéré par Belmadi et son staff, mais le match de ce lundi soir a, malgré les «incandescences», permis aux camarades de Feghouli d’étaler leurs qualités premières et, par-dessus tout, mesurer le chemin qui les attend durant les prochaines sorties officielles. En effet, au-delà d’un succès qui réconforte Belmadi dans ses choix et convictions et qui aura ses conséquences sur le prochain classement Fifa, la confrontation de lundi au stade du 5-Juillet plein comme un œuf mais dont le terrain n’offrait aucun «confort» aux champions d’Afrique, a le mérite de renseigner sur ce que sera le visage de la sélection d’ici le prochain rendez-vous officiel. C’est le sélectionneur national qui apporte la première réponse à cette interrogation qui «tracasse» quelques esprits depuis que les Verts ont triomphé en Egypte. «Ça ne va pas être facile de rentrer dans cette équipe. On ne change pas une équipe qui gagne. J’ai mis le 11 de la CAN parce Les joueurs le méritent, ils ont validé leur place. Je ne me voyais pas changer cette équipe», confiera simplement Djamel Belmadi qui expliquera que, jusqu’à preuve du contraire, «ce groupe a été mis en place grâce à la motivation. Donc, je ne m’inquiète pas de l’état d’esprit».

La difficulté d’intégrer la sélection
Cela pour expliquer, en partie, les raisons qui ont poussé Belmadi à faire confiance au groupe de base qui avait disputé la CAN-2019 en Egypte avec la réussite qu’on connaît. Belmadi regrette certainement que des joueurs comme Delort (victime d’un quiproquo qui l’a privé d’être incorporé dans le dernier quart d’heure), Benrahma, Benayada, Chetti n’aient pas eu l’opportunité de montrer (au public certainement car Belmadi connaît leur valeur sinon il n’aurait jamais pensé à les convoquer) ce dont ils sont capables. L’entraîneur national fera rappeler qu’il lui était impossible d’aligner tout le monde et qu’avec un autre match amical au menu de ce stage de septembre, il aurait été plus objectif dans ses choix. Un «sujet» qui nous renvoie au cafouillage qui a présidé le regroupement des Verts en ce mois de septembre. Au départ, il était question que l’EN dispute deux rencontres. Une première dite de gala face au Ghana à Alger et une seconde contre le Bénin à Blida. Les Ghanéens étant affairés par leurs propres problèmes organiques ont dû décliner l’invitation et les pourparlers de dernière minute avec certaines sélections n’ayant pas abouti, le sélectionneur algérien a dû revoir ses plans. C’est aussi une réponse de Belmadi à tous ceux qui annonçaient l’arrivée prochaine de nouveaux visages, Aouar (O Lyon) et Larouci (Liverpool) entre autres, chez les Verts. Le driver algérien semble se contenter d’un groupe qui lui donne entière satisfaction et qu’il défend à cor et à cri. Il prendra l’exemple de Slimani, buteur lundi soir mais qui n’a pas échappé aux critiques en raison de ses ratages. «Il n’a pas le profil que les Algériens aiment, mais pour moi il est technique», répliquera Belmadi qui ira même jusqu’à taquiner son ancien équipier en sélection, Abdelhafid Tasfaout, meilleur buteur de l’EN jusqu’alors, en professant qu’il«va battre son record». Histoire de dire qu’il maintiendra sa confiance à l’actuel baroudeur de l’AS Monaco tout comme pour redire sa conviction que le groupe actuel a suffisamment de qualités. «Nous avons des joueurs au-dessus du lot techniquement, j’avais peur qu’ils en abusent. Je suis satisfait de ce côté-là, même si on a manqué la finition», dira l’entraîneur algérien qui se projette déjà sur les prochaines confrontations qui attendent son équipe.
Un mois d’octobre «décisif»
Un avenir qu’il promet «radieux» à condition que tout le monde mette du sien. Le coach des Verts ne manquera pas de «dénoncer» le laisser-aller qui a prévalu au lendemain du sacre africain trouvant «pas normal» de manquer une opportunité d’un second test lors de cette date Fifa de septembre 2019. Belmadi, qui déclarait lors de sa conférence de mardi passé que ce n’était pas de son autorité d’aller chercher des sparrings-parthres pour la sélection, en prenant attache avec les fédérations où les agences (match maker), a été davantage acide vis-à-vis des personnes censées prendre en charge ce genre de chantiers. «Ce qui s’est passé avec cette date Fifa est une erreur, il faut le dire. On ne peut pas rater l’occasion de faire deux matchs, il y a peu d’occasions», a-t-il lâché en promettant que lors de la trêve internationale d’octobre prochain, l’équipe devrait disputer deux rencontres sans cette fois livrer le nom des adversaires. «On travaille avec des agences. Je n’ai pas d’autres détails. On a tous envie de jouer des équipes du monde entier mais, nous, on doit jouer des équipes africaines. J’ai donné mes préférences on attend la finalisation», affirmera-t-il lundi soir à l’issue du match contre le Bénin. Cela suppose que, contrairement à ce qui a été avancé par le président de la FAF en personne vendredi passé sur la radio nationale, les Verts n’auront pas à affronter une équipe sud-américaine, ni le Brésil comme avancé par Belmadi, mardi passé, ni l’Argentine ou le Chili comme susurré par «certaines sources autorisées». A bien comprendre, Belmadi et ses joueront se mesureront à des sélections africaines. Du moins jusqu’à ce que la sélection parvienne à assurer sa qualification aux phases finales de la CAN-2021 et du Mondial-2022.

L’EN jouera-t-elle encore au 5-Juillet ?
Même s’il aurait aimé disputer un match de pur prestige face à la France, ce que les deux fédérations ont fini par admettre (voir encadré) et comptent organiser, dès octobre 2020, Belmadi laisse planer le doute sur le lieu de domiciliation des prochaines rencontres de la sélection. En tout cas, pour lui, plus question de jouer des matchs sur une pelouse de la (mauvaise) qualité de celle du 5-Juillet. Et cette fois, ce n’est certainement pas dû à l’hostilité légendaire du public du temple olympique d’Alger. Belmadi fera connaître sa pensée. «Vu le nombre de matchs de championnat et de coupe qu’il va y avoir, c’est difficile de trouver une bonne pelouse au 5-Juillet. C’est dommage car on perd un atout», a-t-il lâché en notant qu’il aurait aimé faire du 5-Juillet «notre nouvelle forteresse». Retour à Blida, donc, où si la sélection n’a pas le soutien d’un plus grand nombre de fans, Mustapha-Tchaker ne pouvant accueillir qu’une trentaine de milliers de supporters, elle peut se contenter d’une pelouse assez praticable où les joueurs ont leurs repères. D’autant plus que les autres enceintes sportives du pays, autrement plus grandes, n’offrent pas les garanties techniques. Belmadi semble avoir fait le tour de la question. «Des stades disponibles il n’y a que le 5-Juillet qui pouvait accueillir ce nombre. J’ai vu Annaba et ce n’était pas à la hauteur et on m’a dit que Constantine c’est pareil», fera-t-il savoir. Il n’en demeure pas moins que les Verts, qui n’auront à se produire en Algérie en matchs officiels qu’une seule fois durant cette fin d’année (en novembre contre la Zambie), pourront bénéficier éventuellement de l’ouverture par les pouvoirs publics des stades d’Oran, de Baraki et de Tizi-Ouzou annoncée pour le second semestre de l’année prochaine. Soit dans le timing espéré, l’Algérie jouera deux rencontres entre le 23 et le 31 mars 2020 (première date Fifa de l’an prochain) puis deux autres entre le 1er et le 9 juin 2020. Les semaines de mars et de juin 2020 seront consacrées à la première et deuxième journée des qualifications au Mondial-2022. Rien ne dit que les Verts débuteront ces éliminatoires par un match en Algérie. Si c’est le cas, il est des certitudes qu’il aura lieu à Blida. Pour la suite des qualifications (CAN-2021 et Mondial-2022), l’offre sera plus élargie avec la disponibilité des trois nouveaux stades précités (Oran, Baraki et Tizi-Ouzou). En tout cas, pour le mois d’octobre 2020 réservé aux «friendlies» (matchs amicaux) les Français semblent avoir «choisi» d’évoluer sur le grand stade d’Oran.
M. B.

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