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L’Algérie jouera sa «finale» du groupe «A» le 14 novembre contre le Burkina Faso

Les Verts ont d’autres belles pages à écrire !

Tomber de rideau sur les matchs des deux journées de qualifications dans la zone africaine programmées en ce mois d’octobre. Avec deux sélections, le Sénégal et le Maroc qui ont déjà composté leur billet pour la phase des barrages, en mars 2022.
Fin du suspense. Les Verts sont allés effectuer leur petite balade à Niamey d’où ils ont ramené trois précieux points. Redoutée, cette
étape nigérienne a tourné à la démonstration ; Mahrez et compagnie ayant eu l’intelligence de ne pas trop se laisser impressionner par l’ambiance générale du stade Général-Seyni-Kountché avec la présence des fans de la Mena National, cette grosse chaleur et surtout cette pelouse pas aussi jouable que ça.
Les «balaises» protagonistes alignés par Jean-Michel Cavalli n’étaient pas non plus des moindres «obstacles» qui pouvaient se dresser devant M’Bolhi et compagnie qui recevaient les coups durs sous l’œil parfois complaisant de l’arbitre sénégalais Issa Sy. Tout n’était pas sombre dans le tableau de bord de cette virée nigérienne. Belmadi qui a opéré quelques réglages sur son onze de base a notamment apprécié la bonne partition fournie par Ismaël Bennacer pour qui la «blessure milanaise» semble un vieux souvenir. L’ex-gunner chargé du double rôle de ratisser les ballons dans la zone médiane a excellé dans la relance. Puis dans la finition en étant l’élément dont le but a coupé tout espoir aux joueurs de Cavalli. Le natif d’Arles a signé son second but international chez les Verts suite à un mouvement magistralement orchestré par la ligne d’attaque algérienne et une offrande de son acolyte du milieu, Sofiane Feghouli. Pour l’anecdote, ce but face au Niger intervient un an, jour pour jour, après le premier inscrit face au Mexique à La Haye, en match amical (2-2). Dans cette euphorie quasi généralisée une certitude : l’esprit des joueurs et de leurs entraîneurs était déjà branché sur les matchs de novembre, cette «finale» attendue contre le Burkina Faso en particulier. Oubliés les records de la sélection, ceux de Mahrez et l’émergence d’une jeune promotion qui semble déjà incrustée au sein du groupe restreint des joueurs de base sur lesquels Belmadi compte énormément pour réussir son pari.
Le trio Boudaoui-Zorgane-Amoura semble avoir fait son trou parmi le groupe Algérie. La concurrence recherchée par le sélectionneur des Verts commence à faire des victimes. Après Mehdi Abeid, Belkebla et probablement Guedioura (absent des deux derniers stages en raison de sa forme compétitive) vont devoir se secouer s’ils veulent garder leur rang d’internationaux et, allant, perdre l’opportunité de faire le voyage espéré au Qatar durant l’hiver 2022. Car, outre les milieux formés au Paradou AC, la paire Bennacer-Zerrouki peut (pardonnez l’exagération) dormir sur ses lauriers…Sans oublier l’infatigable et le précieux Feghouli. A près de 32 ans, «Soso» est un modèle du footballeur qui sait tout faire : défendre, servir ses camarades et se servir des erreurs adverses. A chaque fois que le milieu droit reconverti en relayeur du fait de son abattage et sa clairvoyance est aligné, le jeu de la sélection se bonifie. Et Belmadi est plus rassuré quant à la réalisation de son stratagème.
Que dire alors de cette fraîcheur et la percussion dans les mouvements d’un Youcef Belaïli qui ne connaît pas ses limites. Passeur ou buteur, l’enfant d’El-Bahia continue de répondre autrement que par l’insulte à ceux qui ont cherché à le détruire en invoquant sa moralité «bon marché». C’est, avec Djamel Benlamri, l’un des investissements majeurs de la sélection depuis l’avènement de Djamel Belmadi. Un Belmadi heureux comme un enfant d’écrire à la tête de la compagnie à Mahrez une symphonie qui retentira, on l’espère, sur le ciel de Doha et du Qatar.
En novembre, et dans un mois jour pour jour, les Algériens auront à négocier un nouveau virage dans leur course au Mondial-2022. Face à des Etalons qui font partie des rares adversaires qui ont résisté aux coups de boutoir de Slimani et Bounedjah, il s’agira de faire preuve de maîtrise dont seuls les grands détiennent le secret.
M. B.