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Ligue des champions d’Europe (phase des poules, 1re journée) Liverpool chute à Naples, Dortmund et le Barça se neutralisent

Publié par R.S
le 19.09.2019 , 11h00
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Naples a créé la sensation sur son terrain en faisant chuter le tenant du titre Liverpool 2 à 0, tandis que Dortmund et le FC Barcelone se sont neutralisés (0-0), mardi, lors de la 1re journée de Ligue des champions.
La star Lionel Messi a effectué son grand retour sur les terrains après sa blessure, entré en jeu à la place du prodige Ansu Fati (59e), titulaire au coup d'envoi et qui est devenu à 16 ans le plus jeune joueur jamais aligné en Coupe d'Europe dans l'histoire du club catalan.
Le Barça a résisté aux assauts allemands, bien aidé par son gardien de but... allemand Marc-André ter Stegen, qui a notamment stoppé un penalty tiré par Marco Reus (57e). L'autre match de ce groupe F s'était également terminé sur un nul entre l'Inter Milan et le Slavia Prague (1-1). Un partage des points heureux pour le leader actuel de la Serie A qui a égalisé dans le temps additionnel par Nicolo Barella. L'Inter a même failli l'emporter à quelques secondes de la fin sur une tête de Romelu Lukaku sauvée par le gardien tchèque Ondrej Kolar.
A Naples, le champion en titre Liverpool a été piégé par une formation italienne entreprenante et sans complexe. L'équipe de Carlo Ancelotti a inscrit ses deux buts en fin de match par l'international belge Dries Mertens sur penalty (82e) puis par l'attaquant espagnol Fernando Llorente, à point nommé pour profiter d'une mésentente de la défense anglaise et tromper Adrian, le gardien espagnol des Reds (90+2).

L'Ajax sans pitié pour Lille
L'Ajax, demi-finaliste la saison dernière, s'est montré sans pitié pour Lille, surclassé 3-0 à Amsterdam. Quincy Promes a ouvert la marque de la tête au second poteau à la 18e minute, le Mexicain Edson Alvarez a aggravé le score à la conclusion d'une passe judicieuse du Brésilien David Neres (50e), puis Nicolas Tagliafico a définitivement assommé les Lillois d'une reprise de la tête rageuse sur un corner tiré de la gauche par Hakim Ziyech (62e).
Des retrouvailles bien amères avec la C1 pour le club français dans un groupe H très relevé, où Valence a créé une belle surprise en allant s'imposer 1 à 0 sur le terrain de Chelsea. L'Anglais Ross Barkley a manqué un penalty huit minutes après son entrée en jeu (88e). Le but du match a été inscrit par Rodrigo à la 74e minute, d'une reprise du gauche en pleine course sur un coup franc tiré par Daniel Parejo.
A Lyon, les joueurs de Sylvinho ne se sont pas rassurés face aux champions de Russie qui ont obtenu un nul logique (1-1). Le Zenit avait refroidi l'ambiance quatre minutes avant la pause (41e) en ouvrant le score par l'Iranien Sardar Azmoun, au départ et à la conclusion d'un beau une-deux avec Artem Dzyuba. L'OL a cependant réussi à égaliser, à la faveur d'un penalty transformé par Memphis Depay (51e) et sifflé pour une faute sur lui-même. L'OL lâche ainsi deux points précieux dans la course aux 8es de finale dans ce groupe G où Benfica a été surpris à domicile par Leipzig (2-1).
Enfin, le score du jour est venu de Salzbourg qui a écrasé Genk 6 à 2 avec un triplé de Erling Braut Haland.

 

Liverpool FC
Les Reds restent vulnérables  loin d'Anfield

Battu en fin de match à Naples mardi pour son entrée en lice en Ligue des Champions — sa première défaite de la saison —, le tenant du titre Liverpool a une nouvelle fois montré qu'il est bien moins terrifiant hors de son antre d'Anfield.
Décidément, l'Italie ne réussit pas à Jürgen Klopp. Il faut remonter à 2008 et un déplacement de Dortmund à l'Udinese pour trouver trace d'un succès du coach allemand en Italie. Depuis qu'il est à la tête des Reds, il s'est incliné contre la Roma (4-2) en demi-finale de la C1 2017/218 — mais Liverpool avait gagné 5-2 à l'aller — et deux fois à Naples puisqu'il s'était déjà incliné (1-0) l'an passé. Cette défaite était aussi advenue en toute fin de rencontre avec un but d'Insigne à la 90e minute, mais la comparaison s'arrête là. «On a beaucoup mieux joué que la saison dernière», a asséné Klopp en conférence de presse. Difficile de lui donner tort sachant que le match début octobre 2018 avait été le seul parmi les 75 dernières rencontres européennes où Liverpool n'avait cadré aucun tir (sur 4 tentatives).

Une défaite qui fait tache
Il n'en reste pas moins qu'en dépit de la qualité de l'adversaire — « Naples peut gagner la Ligue des Champions », a assuré Klopp après le match —, cette défaite fait un peu tache. Cela faisait 25 ans qu'un tenant du titre de la Ligue des Champions n'avait pas perdu pour son entrée en lice. Elle remet aussi en lumière une relative fragilité loin de ses bases sur la scène européenne puisque l'an dernier Liverpool avait perdu ses trois matches de poules à l'extérieur, y compris chez l'Étoile rouge de Belgrade (2-0). Il avait aussi concédé un 3-0 qui aurait pu être rédhibitoire en demi-finale aller à Barcelone, rattrapé six jours plus tard par un 4-0 retentissant, pour aller finalement soulever le trophée à Kiev le 1er juin. Cette confiance de Liverpool quant à sa force à domicile — les Reds ont terminé invaincu à Anfield les deux dernières saisons en championnat et en Coupe d'Europe — explique peut-être en partie des performances moins tranchantes à l'extérieur. D'autant que sur la scène européenne les adversaires sont en moyenne d'un niveau bien meilleur que beaucoup d'équipes de Premier League.

Réaffirmer son autorité
En championnat, il n'y a qu'une poignée d'équipes qui, même à domicile, peuvent prendre l'initiative, presser Liverpool avec une qualité suffisante dans leur effectif pour exploiter mieux ses rares points faibles et tenir tête aux Reds en termes d'intensité sur 90 minutes. Naples a parfaitement su le faire, faisant le dos rond quand c'était nécessaire mais n'hésitant pas à casser le pressing des Reds et à se projeter en nombre vers l'avant pour profiter des espaces parfois laissés dans le dos des latéraux. Et défensivement, les Italiens avaient aussi de quoi tenir la dragée haute à son trio d'attaquants dans les un-contre-un, comme l'a fait Kalidou Koulibaly mardi soir. D'autant plus qu'en deux ans les adversaires de Liverpool ont eu le temps de bien étudier le jeu d'une équipe dont l'effectif n'a pas bougé cet été.
Finalement, dans un coin de sa tête, Klopp doit être presque satisfait du rappel adressé à son équipe. Rien n'est acquis et les choses ne seront pas plus faciles — bien au contraire — avec l'étiquette de tenant du titre. Les deux prochains déplacements européens, chez des adversaires a priori moins armés pour les contrer que sont les Autrichiens de Salzbourg et surtout les Belges de Genk, devront permettre aux Reds de se sentir comme à la maison, même loin de chez eux.

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