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Copa America Seule la victoire est belle ? Pas pour la Seleçao sifflée à Sao Paulo

Publié par R.S
le 16.06.2019 , 11h00
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Une victoire 3-0 pour le match d'ouverture de sa Copa America à domicile. Début rêvé pour le Brésil? Pas du tout. Las des désillusions passées, encore traumatisés par l'humiliation 7-1 au Mondial-2014, les fans ont copieusement sifflé leur Seleçao. 
Déjà que l'équipe «auriverde» était privée de son maître à jouer Neymar, blessé, et avait dû gérer une préparation perturbée par les accusations de viol visant son crack...  La sélection brésilienne s'attendait probablement à être portée par les 65 000 spectateurs du Morumbi de Sao Paulo, en entrant sur le terrain face à la Bolivie. Mais dès que les haut-parleurs du stade ont craché les noms des joueurs, sifflets et huées ont dégringolé des gradins pour annoncer la couleur et mettre la pression : les supporters ne laisseront plus rien passer. La première mi-temps poussive n'a d'ailleurs pas plu aux fans, qui ressassent les deux dernières Coupes du monde (élimination 7-1 par l'Allemagne en 2014 au Brésil en demi-finale, et face à la Belgique en quarts en 2018) ainsi que les dernières Coupes continentales. 
 
«Bouh»
Certes, les quintuples champions du monde ont gagné ce match 3-0, grâce notamment à un doublé de Philippe Coutinho. Mais la route semble encore longue pour reconquérir, au-delà du titre, le coeur des tribunes. «Les sifflets, ça fait partie du jeu, les supporters veulent nous voir gagner. On veut obtenir leur soutien, mais nous sommes concentrés sur l'objectif, les matches. Sifflets ou applaudissements, l'important est de rester concentrés et obtenir la victoire», a tenté de relativiser Coutinho. Qu'importent les 74% de possession de balle et les 20 tirs, les supporters veulent retrouver la folie et le «jogo bonito» (beau jeu) qui ont fait du Brésil le pays du football. Le sélectionneur Tite en est conscient : «Si nous jouons vers l'arrière, faisons tourner le ballon entre le gardien et le défenseur, les gens vont faire bouh». Le technicien, dont le nom a été à la fois applaudi et conspué en début de match, demande l'indulgence du public, surtout pour les jeunes joueurs : «Nous devons leur apporter plus de soutien, ils ont la joie de jouer. Ils sentent la responsabilité, mais ils peuvent s'améliorer». 
 
«Merci, mais...»
Comme si la pression n'était pas suffisamment forte, les Brésiliens se sont donné un autre défi à relever. Dans la catégorie malédiction. La Seleçao a joué en blanc pour la première fois depuis 1950, réveillant au passage l'un des cauchemars les plus marquants du football national, celui du «Maracanazo». C'est en blanc que le Brésil avait perdu un match crucial face à l'Uruguay lors de la Coupe du monde 1950... à domicile. Aujourd'hui, «seul le titre» sera acceptable pour le Brésil de Tite, a tranché Globo Esporte, donnant le ton d'une presse brésilienne elle aussi sévère avec sa sélection, même si «historiquement, les supporters de Sao Paulo sont exigeants avec le Seleçao». «Merci pour le résultat, bien sûr, a conclu le Globo Esporte. Mais il y a beaucoup à améliorer pour les prochains matches.» 

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