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CAN-2019 (quarts de finale) : aujourd’hui (17h) à Suez, Algérie-Côte d’Ivoire Poursuivre le rêve !

Publié par Mohamed Bouchama
le 11.07.2019 , 11h00
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©PPAgency

Nouveau test de vérité pour la sélection nationale dans cette 32e CAN de football. Après quatre «passages à niveau» réussis, l’ensemble, dirigé par Djamel Belmadi, aura à surmonter un nouvel obstacle, les Eléphants de la Côte d’Ivoire, pas dantesques depuis l’entame de la compétition mais qui restent une valeur sûre sur la scène africaine.
Il s’agira désormais de compter ses «coups», les meilleurs, afin d’être au rendez-vous au soir du 19 juillet prochain au Cairo-Stadium. En passant par des épreuves autrement plus épiques qu’un premier tour et des huitièmes de finale plus ou moins tranquilles. Aujourd’hui, les Verts voient changer nombre de paramètres. La ville, le terrain surtout, le climat et l’adversaire. La Côte d’Ivoire est, après le Sénégal, la seconde équipe titrée dans cette compétition majeure à se dresser sur le chemin des Verts. C’est une équipe de l’Afrique de l’Ouest qui a souvent posé des problèmes aux équipes algériennes depuis la première confrontation en 1965 à Brazzaville, lors des JA. Belmadi qui n’a cure de l’historique des confrontations entre les deux sélections, sait par contre que l’adversaire de cet après-midi a des qualités à en revendre. Athlétiques, techniques, tactiques et une certaine dose d’expérience chez certains cadres. Il doit certainement savoir, aussi, que la Côte d’Ivoire de ces dernières années n’a rien à voir avec les précédentes copies présentées par le pays d’Houphouët-Boigny. Certes Gbohouo, Wilfried Bony, Serge Aurier, Serey Die et autre Max Gradel sont encore là mais leur influence n’est plus pesante sur les équipes en face. La preuve a été donnée lors du premier tour où la troupe d’Ibrahima Kamara a peiné pour s’imposer devant une Afrique du Sud en rodage avant de perdre logiquement devant un Maroc en plein doute. En huitièmes de finale, tout le monde s’accorde que le succès ivoirien face aux Aigles du Mali est un parfait hold-up, les Maliens qui dominaient le match s’étant inclinés à cause de l’inefficacité de leurs attaquants et une certaine roublardise des camarades de Pépé.

Un Eléphant, ça trompe forcément !
C’est cette faculté de tromper l’ennemi au moment où celui-ci l’attend le moins qui intrigue les observateurs. Les Ivoiriens sont-ils capables de supplanter une équipe algérienne euphorique et dont la cage est restée inviolée pendant 360 minutes à l’occasion de ces quarts de finale ? Aucun avis tranché n’était possible à la veille de ce classique des phases finales de la CAN. Tellement les forces en présence sont «trompeuses» : les Algériens n’ont pas encore été emportés par des scénarios de match où le chassé-croisé est engagé tandis que la Côte d‘Ivoire, qui évolue certes en dilettante, n’a pas été soumise à une adversité si aiguisée que celle montrée jusqu’alors par Mahrez et compagnie. C’est vrai que le Maroc a remporté son duel face aux joueurs d’Ibrahima Kamara mais l’enjeu qui a prévalu lors du premier tour où il s’agissait notamment de prendre un des trois tickets qualificatifs pour les huitièmes a forcément changé. Aujourd’hui, il sera question d’une confrontation à élimination directe, le couperet en somme. Le sélectionneur Ivoirien qui continue de «bluffer» en avançant qu’il est en Egypte pour construire une équipe pour 2021 est clair au sujet de l’objectif de sa team.«Nous avons une ligne directrice, aucune équipe n'est imbattable, nous allons tout faire pour gagner demain», affirmait-il hier en conférence de presse. Pour Ibrahima Kamara «l'Algérie est nettement favorite en regardant leurs stats. Ils sont costauds, devant, ça va vite mais ça ne veut pas dire que ça nous fait peur» mais «elle a ses faiblesses. Je ne vais pas vous dévoiler mes cartes mais nous allons nous préparer pour». C’est dire les intentions ivoiriennes lors de ce troisième face-à-face en phase finale d’une CAN face aux Algériens.

Belmadi espère des «failles»
Des Algériens sereins malgré cette «perturbation» inhérente à leur déplacement à Suez décidé par les organisateurs égyptiens. Belmadi, alerté par le manager de la sélection, Medane Hakim, des conditions d’accueil (éloignement des deux sites d’hébergement de la ville de Suez) avait prévu d’emmener ses troupes vers la ville portuaire ce matin, chose que le Cocan a refusé arguant des impératifs liés à la sécurité. En fin de compte, Belmadi a eu gain de cause. Son équipe qui s’était entraînée une dernière fois au Caire, hier, se déplacera ce matin dans la ville portuaire. Le sélectionneur des Verts assurera lors de sa conférence de presse, hier, que sa team est parée à toutes les éventualités. Non sans faire l’éloge de la sélection ivoirienne. «La Côte d'Ivoire est aussi un favori de la CAN. Ils ont de bons joueurs avec beaucoup d'expérience. Ils ont gagné une CAN en 2015, ils ont ce passé récent, l'expérience de la victoire», a-t-il précisé. Il fera pour autant remarquer que le match d’aujourd’hui ne lui pose pas un problème particulier. «Il n'y a pas de piège particulier à craindre. On a en face une équipe qui a de la qualité et de l’expérience. Contre le Mali, ils ont été bousculés en première période mais ils n'ont pas cédé. C’est cette équipe qu’on aura en face», fait-il savoir avant de relever qu’il espère «trouver la faille ou les failles dans cette équipe de Côte d'Ivoire». Et de conclure : «Ce sera un rapport de force, s’ils méritent de remporter ce match, ils le remporteront». Pour une fois défaitiste Djamel Belmadi ? Réponse ce soir à l’issue de l’explication de Suez.
M. B.

 

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