Supplément TIC / Supplément TIC

Actu

La Grande-Bretagne affirme que les
«faiblesses» de Huawei exposent les réseaux de télécommunications à des risques

Des problèmes techniques et de chaîne d'approvisionnement liés à des équipements fabriqués par l'entreprise chinoise Huawei ont exposé les réseaux de télécommunications britanniques à de nouveaux risques de sécurité, a annoncé jeudi dernier un rapport gouvernemental. L'évaluation, faite dans un rapport signé par l'agence d'espionnage britannique GCHQ, intensifiera le débat sur l'espionnage autour de Huawei Technologies, qui est de plus en plus critiquée par les Etats-Unis et l'Australie. Le rapport a été publié après que des sources ont déclaré à Reuters que les hauts responsables britanniques de la sécurité disent qu'ils peuvent donner des «assurances limitées» que les opérations de Huawei au Royaume-Uni ne menacent pas la sécurité nationale. «L'identification des lacunes dans les processus d'ingénierie de Huawei a permis de mettre en lumière de nouveaux risques dans les réseaux de télécommunications du Royaume-Uni et des défis à long terme dans leur atténuation et leur gestion», ont indiqué les responsables dans le rapport. Huawei, le plus grand producteur d'équipements de télécommunications au monde, a salué le rapport du centre de contrôle Huawei Cyber Security Evaluation Center (HCSEC), qui a indiqué que la supervision des autorités britanniques fonctionnait bien. «Le rapport conclut que l'indépendance opérationnelle de HCSEC est à la fois robuste et efficace. Le Conseil de surveillance a identifié des domaines d'amélioration dans nos processus d'ingénierie», a déclaré un porte-parole de Huawei cité par Reuters. «Nous sommes reconnaissants pour ces commentaires et sommes déterminés à résoudre ces problèmes. La cybersécurité demeure la priorité absolue de Huawei et nous continuerons à améliorer activement nos processus d'ingénierie et nos systèmes de gestion des risques», ajoute la même source.
 

La FTC américaine examine «de près» la décision de l'UE concernant Google
Le président de la Federal Trade Commission (FTC) américaine, qui a déjà enquêté sur Google pour abus de position dominante dans la recherche sur le Web, a déclaré qu'il examinerait de près la récente décision de l'UE d'infliger une amende de 4,34 milliards d'euros. «Nous allons examiner de très près ce que l'UE a décidé», a déclaré M. Simons à un sous-comité du Comité de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants. En plus de l'amende, les régulateurs antitrust de l'UE ont ordonné à Google d'arrêter d'utiliser son système d'exploitation mobile Android pour bloquer ses rivaux. Google a déclaré qu'elle ferait appel. Interrogé sur la domination de Google et Apple sur le marché des smartphones, Simons a déclaré : «Ils sont deux, et ils se font donc une sérieuse concurrence», ajoutant que les marchés dominés par peu de sociétés sont ceux où les autorités antitrust s'attendent souvent à trouver une «conduite problématique». Simons a également appelé à une législation donnant à la FTC le pouvoir de demander des sanctions civiles dans le cas d'une violation de données.

Hausse des coûts des opérateurs télécoms en Russie suite à la nouvelle loi sur la sécurité
Les opérateurs télécoms russes devront augmenter leurs frais de 10% pour couvrir les coûts engendrés par la mise en œuvre de nouvelles lois visant à renforcer la surveillance de la sécurité publique sur les télécommunications, selon une estimation du FSB héritier du KGB. L'estimation de l'augmentation des frais démontre les conséquences lourdes de la loi soutenue par le Kremlin, qui oblige les opérateurs à stocker le contenu des appels téléphoniques, des messages texte et du trafic internet des utilisateurs pendant six mois. «Oui, ces estimations ont été mentionnées dans la lettre du FSB», a déclaré à Reuters Alexander Ponkin, directeur du département de régulation des radiofréquences et des réseaux de communication du ministère des Communications, à propos du chiffre de 10%. La même source dit qu'il est encore trop tôt pour prévoir comment la loi, qui entrera en vigueur dans sa totalité à partir du 1er octobre de cette année, influera sur la hausse que les opérateurs envisagent de facturer à leurs clients. Selon les données du ministère des Communications, les recettes totales générées en Russie par la fourniture de services de téléphonie mobile et internet l'année dernière s'élevaient à 1,1 billion de roubles (17,32 milliards de dollars). Dix pour cent de cette somme s'élèverait à 1,73 milliard de dollars. La nouvelle loi a déjà entraîné des conséquences inattendues. Les opérateurs de télécommunications russes se bousculent pour acquérir les équipements nécessaires pour stocker les grandes quantités de données des utilisateurs. Rostelecom est le principal acteur des télécommunications fixes en Russie. Les grands opérateurs sur le marché russe des télécoms mobiles sont : Megafon, MTS, Veon, et Tele2 Russie.

Fusion annoncée des bootcamps informatiques Galvanize et Hack Reactor
L'école de formation de coding basée à Denver, Galvanize, va acquérir le concurrent Hack Reactor dans le cadre d'un accord de fusion de deux des plus importants bootcamps informatiques, ont déclaré les deux sociétés à Reuters. Galvanize a des succursales dans sept villes des Etats-Unis. Les activités de Hack Reactor à San Francisco, où se trouve son siège social, à New York et à Austin, seront consolidées dans les campus de Galvanize dans ces villes. «Nous pensons que nous avons l'équipe et les atouts pour être le leader dans les bootcamps technologiques pour les étudiants et les entreprises», a déclaré le directeur général de Galvanize, Al Rosabal, cité par Reuters. Ces deux écoles enseignent des compétences technologiques allant du développement web à la data science pendant quelques semaines. En outre, Galvanize a obtenu une levée de fonds de 32 millions de dollars dirigée par Catalyst Investors, une société de capital-investissement basée à New York. L'école avait auparavant recueilli environ 70 millions de dollars en financement. Galvanize utilisera le nouveau financement pour continuer à croître, acquérir des bootcamps et se développer davantage géographiquement. En 2017, le marché a vu la fermeture de Dev Bootcamp de Kaplan Inc et The Iron Yard d'Apollo Education Group Inc., deux pionniers dans le secteur. Le secteur a également vu l'entrée de WeWork, la start-up de co-working space, avec son acquisition en octobre de Flatiron School à New York pour une somme non divulguée.