Le Soir Santé : BIEN-ÊTRE
Les secrets d'une bonne digestion


Repas pris sur le pouce, déjeuners professionnels trop copieux, horaires impossibles ... difficile de digérer dans ces conditions. Un petit programme digestif vous tente !
Quand l’estomac ne suit pas, plus rien ne va. Ce vieil adage résume toute l’importance de la digestion. Sans elle, impossible d’absorber les nutriments pour nourrir nos cellules. Bref, si vous digérez mal, c’est tout l’organisme qui peut en pâtir. Première étape : la mastication. C’est le stade “mécanique”, et si vous avez fâcheusement tendance à avaler une bouchée de steak après seulement 3 grands coups de molaires ... vous savez déjà ce qu’il vous reste à faire !
Protéger l'estomac
Deuxième étape, les aliments mastiqués mêlés à la sative glissent vers l’estomac grâce aux contractions de l’œsophage. C’est alors la chimie qui prend le relais. Le suc digestif composé d’enzymes et d’acide chlorhydrique dégrade les aliments qui sont aussi brassés par les mouvements de l’estomac. Un mucus tapisse sa paroi intérieure ... et le protège de l’autodigestion ! Mais les médicaments, comme l’aspirine et les anti-inflammatoires, inhibent ces cellules protectrices avec comme effet d’exposer la paroi de l’estomac aux ulcères et à des douleurs gastriques. La solution ? Diminuer les médicaments anti-inflammatoires. Vous pouvez vous tourner alors vers l’harpagophytum, un anti-inflammatoire naturel remarquable (voir en para-pharmacie) ... sans effets secondaires. L’argile blanche, riche en silice, tapisse la muqueuse, la protège et aide à sa cicatrisation (en pharmacie).
Les enzymes, au boulot
Dans l’estomac et les intestins, des batteries d’enzymes spécifiques entrent en jeu. Elles agissent comme des catalyseurs pour morceler chaque type de nutriments : les protéases se chargent des protéines et les lipases des graisses. La plupart de ces enzymes sont sécrétées par le pancréas et le foie, le reste est apporté par l’alimentation, en particulier les fruits et légumes crus et les yaourts. Si l’une ou l’autre (parfois les deux !) de ces sources n’est pas disponible, la digestion est compromise, et avec elle l’absorption des nutriments. Bref, tout le système se dérègle !
Le foie, champion de la détoxication
Le foie sécrète quotidiennement environ 1 litre d’acides biliaires, stockés dans la vésicule du même nom pour être utilisés au moment des repas. Ils servent à émulsionner dans l’intestin grêle les graisses et tous les nutriments liposolubles pour les rendre assimilables. Mais le rôle de la bile est aussi d’éliminer de l’organisme toutes les substances toxiques (produits chimiques des aliments et de l’eau notamment), en les acheminant dans les intestins. Sans la bile, les toxines, mais aussi le cholestérol stagneraient dans le foie. Pour désengorger le foie, les Romains déjà utilisaient l’artichaut qui favorise la sécrétion de la bile. L’artichaut permet en outre de stimuler l’appétit et de réduire les taux de cholestérol et de triglycérides dans le sang (en pharmacie et herboristerie).
Favoriser le transit
Dernière étape, l’élimination. Pour éviter les ballonnements, les douleurs, fermentations intestinales et l’aérophagie, les fibres jouent un rôle essentiel en assurant un bon transit intestinal. Les fruits et les légumes (cuits si vous êtes sujet aux gaz), les céréales complètes, les légumes secs en contiennent. Les fibres diminuent en outre l’absorption des graisses et facilitent leur élimination. Contre la constipation, l’ispaghul, une plante indienne, forme une sorte de gel dans les intestins qui permet d’augmenter le volume et l’hydratation des selles. (Voir en parapharmacie).

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