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Formation professionnelle Du nouveau pour la rentrée de dimanche prochain

Publié par A. Maktour
le 19.02.2019 , 11h00
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©Fateh Guidoum / PPAgency

Soumise à une forte pression de la part du secteur économique notamment, la formation professionnelle s’est mise au diapason des exigences et des entreprises et des milliers de demandeurs de formation, a assuré Mohamed Mebarki, hier au forum de la Chaîne I de la Radio nationale.
A l’orée de la rentrée de la deuxième session prévue la semaine prochaine, le ministère de la Formation professionnelle assure avoir mis le paquet, entre autres aspects, en offrant 28 000 nouvelles places pédagogiques et une dizaine de nouvelles spécialités à travers une quarantaine de nouveaux établissements qui font qu’à compter de dimanche prochain, ils seront 1 295 instituts, centres et autres établissements de la formation professionnelle que rejoindront également un millier de nouveaux formateurs et enseignants parmi lesquels certains ont suivi des cursus avec le concours d’établissements français spécialisés dans la formation des formateurs.
De nouveaux investissements consentis pour l’élargissement du nombre de stagiaires et de nouvelles spécialités destinés à répondre à la demande du secteur économique en main-d’œuvre et personnels qualifiés.
L’élargissement de la nomenclature des formations dispensées passées désormais à 480, résulte ainsi d’une mise à jour continue de la palette de spécialités, a assuré Mohamed Mebarki qui a fait état, en guise d’exemple, d’une concertation assortie de rencontres avec des ministères comme cela a été le cas avec ses collègues de l’énergie, d’une part, et de l’industrie, de l’autre, au sujet de la formation des personnels destinés au «projet du siècle», comme il le qualifiera, pour parler de l’usine de phosphate à Tébessa qui devra créer 14 000 emplois dont 3 000 pour le début de son exploitation.
Par ailleurs, Mohamed Mebarki est revenu sur l’instauration du nouveau diplôme, le BEP équivalent au baccalauréat, qui autorise son détenteur à accéder au second cycle de l’enseignement professionnel que sanctionne un BEPS, une sorte de licence professionnelle. Ceci avant d’affirmer que la formation professionnelle s’oriente désormais dans une large mesure vers certaines spécialités en relation avec l’agriculture, le tourisme, les nouvelles technologies, l’audiovisuel et les arts graphiques pour répondre à une forte demande que le secteur de la formation professionnelle ne peut satisfaire malgré tout ce qui a été consenti comme investissements ces dernières années et la spécialisation de certains instituts et centres selon les pôles d’activité dominants dans des régions bien déterminées à travers le pays, comme c’est le cas par exemple à Alger où, eu égard à l’enrichissement du parc hôtelier avec 80 établissements nouveaux et une trentaine d’agences de tourisme, une forte demande dans les métiers de l’hôtellerie fait qu’il y a un décalage entre la demande et l’offre de formation. La levée du gel de certains investissements permettra peut-être de passer outre cette défaillance, une des rares qu’accuse le secteur de la formation professionnelle, selon les propos du ministre.
M. Azedine

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