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Lotfi Benbahmed parle d’une nouvelle politique du médicament : «Installer de nouvelles unités de production»

Publié par Massiva Zehraoui
le 05.05.2020 , 06h00
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Des mesures de soutien, de facilitation et de bonification de l’industrie pharmaceutique sont d’ores et déjà engagées, selon Lotfi Benbahmed, à travers, notamment, le développement de la production nationale qui conduira à la réduction de la lourde facture d’importation des médicaments.
Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - «L’importation ne doit être qu’un complément à la production nationale», a souligné, hier lundi, le ministre délégué à l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed lors de son passage à la Radio Chaîne 3. «Nous sommes en train de mettre en place des textes réglementaires et des outils de régulation pour être dans le concret», précise-t-il.
Déclinant la nouvelle politique du gouvernement destinée à soutenir la production locale, Lotfi Benbahmed explique qu’il est question de réaliser chaque jour et chaque mois, de nouvelles unités de production, ce qui va nous permettre «de dépendre de moins en moins de l’importation». L’objectif principal aujourd’hui, dit-il, est de répondre à une demande locale en termes de prise en charge des différentes pathologies, à travers la production massive de médicaments essentiels en «en définissant les formes».
Tentant d’illustrer cette volonté, Lotfi Benbahmed fait savoir qu’actuellement, les services de son département sont en train de travailler sur quatre décrets dont l’un consiste à «mettre en place l’établissement pharmaceutique. Il relève toutefois qu’avant d’établir un système, il est nécessaire de poser des fondations. Dans ce cas, «ces fondations» s’apparentent à l’instauration d’une réglementation solide.
Évoquant les défaillances du passé sur ce point précis, le ministre délégué à l’Industrie pharmaceutique a indiqué que la réglementation de 2018 inhérente au volet de la production devait être appliquée, mais qu’une fois arrivé à certains décrets, «nous avons constaté que quelques-uns de ces textes étaient orientés pour affaiblir le système de production nationale». Chose qui a amené, appuie-t-il, «à reconsidérer la rédaction de ces mêmes textes». Et ce, en mettant en place de nouveaux mécanismes pour l’enregistrement des médicaments, leur homologation, ou encore la définition d’un cahier des charges à l’importation, ainsi que d’un cahier des charges à la production nationale. Il s’agit aussi, poursuit-il, de «lister les médicaments essentiels», afin de mettre en place une politique qui soit axée sur la thérapeutique, et dont la priorité est de préserver la santé publique et l’économie nationale.
S’arrêtant sur le dernier point, Lotfi Benbahmed met un point d’honneur sur l’exportation. Dans ce sillage, il rappelle qu’à chaque fois que l’Algérie reçoit des laboratoires internationaux, le volet export est systématiquement évoqué. Il estime qu’il n’est pas possible d’envisager une industrie pharmaceutique prospère dans un pays, si celle-ci n’est en fin de compte dédiée que pour ce seul pays. Il poursuit son idée en soulignant que lorsqu’une multinationale installe une unité de production dans un pays, l’objectif est qu’elle profite à toute une région, voire un continent.
Par conséquent, Lotfi Benbahmed considère que la concrétisation de ce dessein ne peut se faire que s’il existe «un environnement réglementaire avec tous les outils de régulation nécessaires», explique-t-il. L’invité de la radio a assuré, à ce titre, que «nous sommes à la veille d’installer, tous les mois, de nouvelles unités de production». Et de créer, par conséquent, de nouvelles lignes de production, de nouveaux médicaments qui seront enregistrés de manière prioritaire. Une façon, avance-t-il, «de corriger» les nombreux travers qui ont empêché, par le passé, l’essor de notre industrie. Ce dernier cite les blocages constatés au niveau de l’opération d’enregistrement, des retards considérables et l’absence d’une orientation qui permettrait de protéger la production nationale.
Lotfi Benbahmed tient à faire savoir que cette situation est sur le point de changer et que le travail est déjà amorcé. Il précisera que ce plan a été mis bien avant le Covid-19, mais que son apparition a permis quelque peu d’accélérer les choses.
Lotfi Benbahmed en veut pour preuve, «les thérapeutiques hydroxychloroquine et chloroquine étaient produites localement et en quantités suffisantes dès que le besoin a été exprimé». Au passage, l’intervenant a annoncé qu’un nouveau producteur s’apprête à livrer l’équivalent d’un million de litres d’oxygène aux hôpitaux.
Le responsable de l’industrie pharmaceutique a, dans la foulée, indiqué que près de 40 000 kits de dépistage de Covid-19 seront produits quotidiennement par un opérateur privé. Il a souligné que la technologie est prête et que les techniciens ont été formés, affirmant que la production de ces kits débutera incessamment et s’intensifiera dès la troisième semaine de mai. Lotfi Bennbahmed suppose même qu’il sera possible d’aller vers la production de 80 000 kits par jour.
M. Z.

 

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