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Ghaza Le bilan du massacre s'alourdit

Publié par LSA
le 16.05.2018 , 11h00
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Le bilan des victimes des tueries israéliennes dans la bande de Ghaza s'est alourdi hier atteignant 61 morts, selon le ministère de la Santé palestinien qui a annoncé la mort d'un enfant qui a succombé à ses blessures lundi par balles des forces d'occupation lors des manifestations contre le transfert de l'ambassade des Etats-Unis à El Qods occupée.
Selon le correspondant de l'agence palestinienne Wafa, qui se trouvait à l’hôpital Al-shifa de la ville de Ghaza, l’enfant Adel Ibrahim, âgé de 16 ans, est décédé suite à ses blessures subies lundi pendant les manifestations sur la ligne du blocus imposé par l'armée israélienne à l’est de la ville de Ghaza.
C'est le deuxième cas de décès enregistré durant la journée d’hier après celui d'un bébé palestinien décédé, selon le ministère de la Santé, après avoir inhalé du gaz lacrymogène lundi pendant les heurts entre manifestants palestiniens et soldats de l'occupation israélienne. Le bébé, Leila al-Ghandour, était âgée de huit mois, selon cette source.
«Le nombre des martyrs tombés hier (mardi) s’est élevé à 61 martyrs dans la bande de Ghaza», a indiqué l'agence palestinienne faisant état également de plusieurs blessés par balles et des dizaines de cas d’asphyxie dans des manifestations organisées hier matin à Hébron.
Des dizaines de milliers de Palestiniens de Ghaza ont protesté lundi à Ghaza contre l'inauguration, le même jour, à El-Qods occupée de l'ambassade américaine. Face à eux, les forces de l'occupation israélienne ont tiré par balles réelles et lancé des gaz lacrymogène tuant lundi 59 personnes, suscitant une vive condamnation internationale dénonçant un «massacre à ciel ouvert».

Bruxelles convoque l’ambassadrice d’Israël et appelle à une enquête internationale
La Belgique a convoqué hier l'ambassadrice d'Israël, à la suite de propos sur la répression des manifestations dans la bande de Ghaza, et a appelé à une enquête internationale sous les auspices de l'ONU sur les violences dans le territoire palestinien.
L'ambassadrice d'Israël en Belgique, Simona Frankel, a été convoquée au ministères des Affaires étrangères après avoir qualifié des «terroristes» toutes les victimes à Ghaza, a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère. De son côté, le Premier ministre belge Charles Michel a appelé à «une enquête internationale menée par les Nations-Unies» en estimant que «les violences commises hier dans la Bande de Ghaza sont inacceptables».

Pour Téhéran
Les dirigeants israéliens devraient être jugés comme «criminels de guerre»

L'Iran a estimé hier que les dirigeants israéliens devraient être jugés pour crime de guerre après le «massacre» à la frontière entre la bande de Ghaza et Israël, où plus de 60 Palestiniens ont été tués lundi par des tirs israéliens. «Le meurtre d'enfants, de femmes et de gens sans défense de Palestine (...) est devenu la stratégie principale (d'Israël) en 70 ans d'occupation», a indiqué le porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Bahram Ghasemi, sur le site internet du ministère.
Il a appelé la communauté internationale à «agir immédiatement» et à juger les dirigeants israéliens comme «criminels de guerre devant les juridictions internationales», au lendemain de la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de l'été 2014 à Ghaza.

La Turquie demande à l'ambassadeur israélien de quitter le pays temporairement
La Turquie a demandé hier à l'ambassadeur d'Israël à Ankara de quitter le pays temporairement pour protester contre la mort de dizaines de Palestiniens la veille sous les balles israéliennes dans la bande de Ghaza, a indiqué un responsable turc. L'ambassadeur, Eitan Naeh, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et a été prié «de retourner dans son pays pour un certain temps», a déclaré un responsable de la diplomatie turque au lendemain de la décision de la Turquie de rappeler son ambassadeur à Tel-Aviv pour consultations. M. Naeh est en poste à Ankara depuis décembre 2016. La décision d'Ankara marque un nouveau durcissement dans sa réaction à la mort de plus de 60 Palestiniens lundi par des tirs israéliens alors qu'ils manifestaient à la frontière de la bande de Ghaza contre le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.
Réagissant au bain de sang à Ghaza, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait accusé lundi Israël de «terrorisme d'Etat» et de «génocide». La Turquie a également rappelé pour consultations son ambassadeur aux Etats-Unis.

Le Kremlin exprime sa «préoccupation la plus profonde»
De son côté, la Russie a exprimé hier sa «préoccupation la plus profonde» après l'agression des forces de l'occupation israélienne contre Ghaza, tuant 61 Palestiniens au moins, dont des enfants et des femmes, qui manifestaient pacifiquement contre le transfert illégal et unilatéral de l'ambassade américaine à El Qods occupée.
«La situation, et surtout la mort de plusieurs dizaines de Palestiniens, ne peut pas ne pas provoquer la préoccupation la plus profonde», a déclaré à la presse Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, cité par des médias russes.
«La Russie lance un appel à tous les pays à éviter des actes pouvant provoquer de tels accès de tensions», a indiqué le porte-parole. «Nous suivons attentivement la situation et estimons toujours que toutes les parties, surtout les membres du Quartet, doivent éviter toute action pouvant provoquer de tels accès de tension», a-t-il tenu à préciser.
Moscou avait déjà exprimé sa préoccupation concernant les actions des Etats-Unis au Proche Orient en invitant à maintes reprises Washington à respecter la légalité internationale et la Charte des Nations-Unies afin d'éviter de graves tensions et des conflits meurtriers.
«Malheureusement, c'est exactement ce qui est arrivé», a fait observer le porte-parole du Kremlin.

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