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IL RÉPLIQUE À SES RÉCENTES ATTAQUES Le RCD accuse le MSP de «recul» et de «diversion»

Publié par Mohamed Kebci
le 22.09.2018 , 11h00
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Visiblement, c’est la fin de ce que certains qualifiaient de «lune de miel» entre le RCD et le MSP dont l’entente dans le cadre de la défunte CLTD (coordination pour les libertés et la transition démocratique) a vite fait d’être rattrapée par les dossiers lourds qui distinguent les deux partis.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Entre autres points de désaccords stratégiques, l’initiative portant consensus national dont le parti islamiste fait la promotion depuis quelques mois. Une démarche qui sonne, pour le RCD comme un net «recul» du MSP par rapport à ce qui était convenu dans la plateforme de Mazafran ayant sanctionné la première rencontre de l’opposition un certain 10 juin 2014. C’est ce que Mohcine Belabbas soutenait, hier vendredi, en marge de la seconde session ordinaire du conseil national du parti. Pour le président du RCD, le consensus autour d’un candidat de l’opposition, comme ne cesse de le revendiquer son homologue du MSP, est un «coup porté au principe de la pluralité», un des fondements du RCD. Autre pierre d’achoppement entre les deux partis, la question de l’égalité devant l’héritage entre les hommes et les femmes évoquée lors du colloque international sur la promotion de la participation socio-économique et politique de la femme dans les pays d’Afrique du Nord organisé récemment par le RCD. Suffisant pour que le MSP et ses pairs du camp vert que Belabbas qualifie de «rentiers du culte», lancent une campagne de dénigrement contre le parti. «Pourtant, explique-til encore, je n’ai fait que rappeler, à l’occasion une question d’un journaliste sur l’héritage, une position sur laquelle le parti a bien tranché à sa création ». Ceci avant de préciser que «tous les partis, de toutes les obédiences, ont fini par adopter le principe de l’Etat civil auquel le parti appelle depuis le début.» Plaidant pour des «débats approfondis sur tous les dossiers majeurs de la société», le président du RCD dira «qu’il arrivera bien le jour où tout le monde dont le pouvoir, adoptera ses propositions comme il en a déjà fait avant». Et d’inscrire ces attaques sur le compte de «polémiques ne visant rien d’autre qu’à «détourner l’attention de l’opinion publique de la guerre de clans qui fait rage au détriment des intérêts vitaux de la nation».
Peur de règlement de comptes
S’exprimant, par ailleurs, sur le remue-ménage en cours au sein de toutes les institutions de sécurité du pays, le président du RCD ne manquera pas de signifier ses inquiétudes quant à des «règlements de comptes», estimant que ces changements pourraient constituer un «sérieux danger sur la stabilité du pays». Et de croire déceler des «contradictions» entre la portée empreinte d’alternance aux postes de responsabilité de ces changements, évoquée par le chef d’état-major de l’ANP et vice-ministre de la Défense nationale et les informations portant interdiction de sortie du territoire nationale et d’enquêtes touchant de hauts responsables de la hiérarchie sécuritaire.
Hasbellaoui mis à l’index
Le président du RCD illustrera, par ailleurs, la dégradation des conditions de vie et d’hygiène publique, l’insécurité et la peur des lendemains qui s’exacerbent, dans ces hôpitaux-mouroirs». «Manque de lits, absence d’hygiène, malades entassés dans les structures d’urgences, pannes récurrentes du matériel et pénuries des médicaments, …», caractérisent l’état de la santé dans notre pays dont les établissements ne sont fréquentés, à de rares exceptions, par aucun responsable officiel. Il en donnera un exemple tout récent du premier responsable du secteur, Mokhtar Hasbellaoui qui, selon Belabbas, n’a pas hésité à «envoyer sa femme accoucher en France au moment où l’épidémie de choléra régnait et une enseignante universitaire décédait à l’hôpital de Ouargla, des suites d’une piqure d’un scorpion». «Un ministre, ça agit ou ça démissionne», commentera le président du RCD.
M. K.

 

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