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Après la Convocation du corps électoral Les fermes mises en garde de Gaïd Salah

Publié par Kamel Amarni
le 19.09.2019 , 11h00
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Intervenant juste après la convocation du corps électoral pour la tenue de l’élection présidentielle, la dernière sortie publique du général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, faite cette fois à partir de Tamanrasset en 6e Région militaire était particulièrement attendue. Et l’homme, comme depuis le début de la crise, a réaffirmé, avec force, la position de l’armée, celle qui consiste à ne permettre aucun écart à la feuille de route d’ensemble.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Rejet, ferme et définitif, de toute autre espèce de transition, et tenue, le plus tôt possible — le 12 décembre donc — de l’élection présidentielle. «La convocation du corps électoral en date du 15 septembre courant détermine, comme chacun le sait, et de manière formelle et catégorique, la date de cette importante échéance électorale, soit le jeudi 12 décembre 2019», affirmera, à ce propos, le chef d’état-major de l’ANP qui rappelait, auparavant, les derniers développements qui se sont accélérés cette semaine avec la tenue du Conseil des ministres adoptant les deux textes de lois devant régir la présidentielle, imité en cela par le Parlement, puis l’installation de l’Autorité indépendante le jour même de la convocation du corps électoral. «Ce sont là des signes extrêmement forts quant à la capacité des institutions de l’Etat, à leur tête l’Armée nationale populaire qui s’est engagée à réunir tous les facteurs de quiétude et de sécurité auxquels le peuple algérien aspire».
Le vice-ministre affirmera, également : «Nous savons pertinemment que le peuple algérien a reçu avec satisfaction cette démarche, qui représente pour lui une grande opportunité pour transcender cette phase charnière et construire son avenir prometteur en toute liberté et conscience.» La convocation du corps électoral est, par ailleurs, l’une des dernières étapes de la feuille de route que l’armée a préconisée dès le début de la crise politique. C’est ce que Gaïd Salah dira dès l’entame de son discours. «Je voudrais, de prime abord, indiquer que nous savions, dès le début de la crise, qu’un complot se tramait en secret contre l’Algérie et son peuple. Nous avons dévoilé ses tenants et aboutissants au bon moment. De même que nous avons élaboré une stratégie efficiente exécutée par étapes, conformément à ce que nous permettent la Constitution et les lois de la République». Aussi, ajoutera le premier responsable de l’institution militaire, «nous avons fait face à ce dangereux complot qui visait à détruire notre pays, et le Haut Commandement de l’Armée nationale populaire a décidé, de par sa responsabilité historique, de faire face à la bande et avorter ses desseins abjects».
Durant cette phase si sensible que traverse le pays depuis le printemps dernier, l’armée a joué et joue encore un rôle crucial, comme tenait encore à le rappeler Gaïd Salah. «Nous nous sommes engagés devant Allah et la patrie à accompagner le peuple et les institutions de l’Etat et nous avons tenu parole. Nous avons adopté, en nous adressant aux fidèles citoyens de cette chère patrie, un discours clair et franc (…)». En tout cas, l’armée fait de la tenue et de la réussite de la présidentielle du 12 décembre, une priorité nationale absolue. Ce, d’autant plus que, fera remarquer le chef de l’état-major, de fortes décisions ont été prises en prévision du scrutin du 12 décembre, contrairement au rendez-vous raté du 4 juillet dernier.

«J’ai donné instruction à la gendarmerie pour faire face à ces agissements»
L’armée, par la voix de son premier responsable, considère donc que l’Etat a suffisamment donné comme garanties pour la tenue de la prochaine présidentielle. «Nous soulignons que toutes les conditions propices à la tenue de cette échéance électorale, dans un climat de confiance et de transparence ont été réunies, à travers la mise en place de cette Autorité nationale, l’élection de son président et son installation avec ses cinquante membres».
Gaïd Salah tenait d’ailleurs à rendre hommage à Mohamed Charfi et aux membres de l’Autorité. «Cette Autorité jouit, pour la première fois, de toutes les prérogatives pour organiser le processus électoral du début jusqu’à la fin et nous affirmons que l’ANP l’accompagnera».
Cela dit, le vice-ministre de la Défense conclura qu’il n’y a pas lieu, pour quiconque, de chercher de faux prétextes, pour remettre en cause l’intégrité du processus électoral ou l’entraver». Il s’agit là, d’une claire mise en garde que le chef de l’état-major de l’ANP explicitera même lorsqu’il ajoutera, sur cette même question : «Nous avons constaté sur le terrain, que certaines parties, parmi les relais de la bande, aux intentions malveillantes, font de la liberté de déplacement un prétexte, pour justifier leur dangereux comportement, qui consiste à créer tous les facteurs qui perturbent la quiétude des citoyens, , en drainant, chaque semaine, des citoyens issus de différentes wilayas du pays vers la capitale, afin d’amplifier les flux humains, dans les places publiques, avec des slogans tendancieux qui n’ont rien d’innocent que ces parties revendiquent.»
Cela, avant d’annoncer officiellement à partir de Tamanrasset, la première des mesures restrictives qui étaient d’ailleurs dans l’air depuis quelquetemps, notamment avec l’annonce de la convocation du corps électoral : «J’ai donné des instructions à la Gendarmerie nationale pour faire face avec fermeté à ces agissements, à travers l’application rigoureuse des réglementations en vigueur, y compris l’interpellation des véhicules et des autocars utilisés à ces fins, en les saisissant et en imposant des amendes à leurs propriétaires.» Des mesures qui seront appliquées dès demain…
K. A.

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