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HAMID FERHI N’EST PLUS Un homme des combats justes s’en va

Publié par Abla Chérif
le 07.02.2019 , 11h00
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La terrible nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dès mardi soir : Hamid Ferhi, coordinateur du MDS (Mouvement pour la démocratie et la société) est décédé peu de temps après qu’un appel à la solidarité pour sa prise en charge médicale eut été lancé.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Le message posté par le parti a bouleversé tous ceux qui ont connu l’homme. En proie à de sérieux problèmes de santé, ce dernier était à la recherche d’une place dans un hôpital. Victime d’un AVC, le mois dernier, un diagnostic avait ensuite révélé «le développement d’une maladie grave impliquant une prise en charge spécifique et rapide (…) Nous cherchons jusqu’à maintenant une hospitalisation en urgence qu’on nous refuse dans différents hôpitaux au motif de surcharge», indiquait le MDS. Ne perdant pas espoir, ces amis ont fait le tour de plusieurs hôpitaux qu’ils ne citent pas avant de trouver porte ouverte à Béni-Messous. Des images le montrant visiblement très souffrant assis faute de place ont fait le tour de la Toile, suscitant émotion et compassion y compris chez les internautes qui ne le connaissaient pas. Une autre photo, montrant cette fois le coordinateur du MDS alité, a été également diffusée.
Hamid Ferhi, infatigable militant de toutes les causes pour le progrès de l’Algérie, avait affalé ses épaules dans une lutte ultime contre la maladie qui le ravageait. Une lutte inégale. L’ami, le camarade s’en est allé dans la nuit de mardi.
La nouvelle de sa mort s’est répandue très rapidement, affligeant de larges pans de cette société en lutte permanente pour une Algérie moderne. Tous ceux qui l’ont connu, côtoyé dans le cadre d’activités militantes n’ont d’ailleurs pas manqué de poster, hier, des photos de Hamid posant pour la postérité près de stèles érigées à la mémoire des victimes du terrorisme, un combat qu’il a mené de manière acharnée, avec sa force d’éloquence, son discours politique empreint de progressisme et de réalisme. Hamid, et pour peu que l’on puisse citer ou se souvenir, ce sont aussi ces combats de l’ombre pour l’éveil et l’encadrement d’une jeunesse en péril durant la décennie noire et ces innombrables actions de mobilisation pour la liberté de la presse, pour la récupération des espaces citoyens, des plages de Moretti et de Club-des-Pins…
A Staouéli où la placette des Dauphins s’est illuminée à maintes reprises les nuits de mobilisation contre l’intégrisme ou l’interdiction de certaines plages, à Aïn Bénian où les murs résonnent encore des marches organisées pour les libertés, à Tizi-Ouzou où il a fait bloc avec les victimes du Printemps noir, dans les Aurès où il s’est mobilisé avec Salim Yezza (porte-parole du Mouvement citoyen), au Télemly où le siège du MDS ne l’accueillera plus, ses amis le pleurent.
Hamid n’assistera finalement pas à la présidentielle de 2019, le candidat de son parti devra poursuivre la mobilisation seul. «Hamid est mort en salle d’attente, mais en fait, nous sommes tous en salle d’attente», lançait ce dernier hier en s’adressant aux nombreuses personnes venues dire «adieu au camarade.»
L’inhumation aura lieu aujourd’hui au cimetière de Staouéli.
A. C.

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