Régions Centre : BOGHNI
Détresse d’une famille sans toit


C’est un homme éploré, désespéré, qui a sollicité nos colonnes comme ultime recours. Rachid Hadj Moussa a frappé vainement à toutes les portes en quête d’un toit. Déjà peu gâté par la nature, M. Hadj Moussa se débat dans une situation sociale des plus dramatiques. Père de famille et époux d’une femme souffrant d’une maladie chronique, il arrive difficilement à joindre les deux bouts avec son maigre salaire d’agent de service à l’hôpital de Boghni.
Hébergé quelque temps par une âme charitable, le pauvre homme est obligé depuis trois ans de recourir à la location pour abriter sa famille. Ce qui l’a plongé dans une situation de précarité aux lendemains incertains. Un membre de la section syndicale nous a révélé que lui et ses collègues ont souvent dû se cotiser pour payer les loyers de Rachid afin d’éviter de le voir jeter dans la rue avec femme et enfant. La section syndicale a d’ailleurs saisi la direction du secteur sanitaire de Boghni pour une éventuelle solution qui mettrait un terme au calvaire d’un père de famille qui se satisferait d’une modeste roulotte. Croyant aux vertus du civisme et de la citoyenneté, Rachid est resté légaliste même dans une situation de détresse extrême. C’est pourquoi il a refusé de squatter un logement comme l’ont fait de nombreux chefs de famille à Boghni. Malheureusement, son inlassable quête n’a pas été couronnée de succès. Ayant frappé à toutes les portes, effectué des démarches auprès de l’APC et de la daïra de Boghni et en écrivant au chef du gouvernement et au ministre de la Solidarité, Rachid Hadj Moussa ne sait plus à quel saint se vouer.
A. A. Y.

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