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De la démocratie en Amérique : Acte II Lettre de Washington

Publié par Lahouari Addi
le 27.05.2018 , 11h00
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Alexis de Tocqueville n’aurait jamais imaginé que l’Amérique puritaine, analysée brillamment dans son célèbre livre De la démocratie en Amérique, élirait un jour un président comme Donald Trump qui aime le luxe bling-bling et les plaisirs charnels condamnés par la morale chrétienne à laquelle s’identifie une grande partie de sa base électorale. Le 25 mars dernier, plus de vingt millions de spectateurs ont regardé, médusés, l’émission de la chaîne CBS «60 minutes» dans laquelle une actrice de films pornographiques parlait de ses ébats charnels avec celui qui deviendra le 45e président des Etats-Unis. Elle y raconte avec force détails les défauts de son corps et comment elle lui a donné une fessée avec un magazine où il y avait en couverture sa photo et celle de sa famille ! Malgré les 130 000 dollars qu’elle a reçus pour garder le secret, la sulfureuse Stormy Daniels a révélé ses frasques d’une nuit chaude avec le futur président alors que sa troisième femme venait d’accoucher de leur unique garçon. L’ancien directeur du FBI James Comey, en poste jusqu’en mai 2017, dit que «Trump considère les femmes comme un morceau de viande», suivant en cela les chefs de la mafia new-yorkaise (interview à CNN le 18 avril 2018). Nous sommes loin de cette Amérique profonde des villages du Midwest pour qui le plaisir charnel est un pêché puni par Dieu. Pourtant, c’est cette Amérique prude qui a été attirée par le candidat Trump qui avait promis de « Make America Great Again», c’est-à-dire de revenir aux années lugubres du Klu Klux Klan où les Noirs américains rasaient les murs pour aller travailler comme domestiques chez les Blancs.
De plus en plus d’écrits de journalistes et d’essayistes apportent des informations sur ce président qui adore le luxe et qui méprise les pauvres et les faibles. Ayant fait fortune dans l’immobilier à New York où il était connu pour être un arnaqueur (con artist en anglais), Trump est, en effet, à l’opposé du capitaine d’industrie du capitalisme américain de la sidérurgie, de la chimie et de la mécanique de la première moitié du XXe siècle. Les Carnegie (industrie de l’acier), Rockfeller (pétrole), Vanderbilt (chemins de fer), Ford (automobile)… étaient des hommes attirés plus par l’accumulation des capitaux que par les plaisirs mondains qu’ils procurent. Certains journalistes disent même que Trump est un homme d’affaires médiocre puisqu’il a connu plusieurs faillites après des opérations de spéculation urbaine à la limite de la légalité. Derrière les tours flamboyantes qu’il possède, il y aurait une organisation qui a 9 milliards de dollars de déficit qu’il chercherait à combler. D’où le soupçon de la tentation d’utiliser sa fonction de président pour renflouer son business, utilisant des hommes de main comme son avocat Michael Cohen qui ramasse de l’argent auprès de compagnies qui voudraient un accès direct à la Maison-Blanche.
De nombreuses biographies, publiées ces derniers mois, montrent un personnage vulgaire, sans scrupules, prêt à marcher sur le corps de sa mère pour obtenir ce qu’il veut. Des dizaines de ses collaborateurs ont quitté la Maison-Blanche, soit qu’il les a renvoyés parce que peu obéissants, soit qu’ils ont démissionné pour préserver leur intégrité. L’ouvrage Fire and Fury. Inside the Trump White House de Michael Wolf (New York, janvier 2018), vendu à plus d’un million d’exemplaires, rapporte des anecdotes sur le climat exécrable à l’intérieur de la Maison-Blanche où le personnel n’a pas une haute estime d’un président dont la journée de travail commence à 11h du matin ! L’ancien secrétaire d’Etat Tex Tillerson l’avait qualifié de moron (imbécile) et l’actuel secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly, aurait dit de lui que c’est un idiot, selon des indiscrétions rapportées par des journalistes.  
Depuis qu’il a été élu, Trump fait quotidiennement la une des médias qui commentent les faits, gestes et tweets d’un président que 35 éminents psychiatres et psychologues estiment, dans une lettre publiée par le New York Times du 13 février 2017, qu’il est inapte à remplir ses fonctions en raison de problèmes de santé mentale. Ils estiment que son narcissisme prononcé l’empêche d’apprécier le bien public (common good) et d’être le président de tous les Américains. Selon le fact checking (vérification des faits) du Washington Post du 1er mai 2018, le président a menti 3 001 fois en 466 jours, soit une moyenne de 6,5 mensonges par jour. Malgré cela, il demeure encore populaire dans les sondages auprès de sa base qui pèse entre 30 et 40% de l’électorat. Il continue jusqu’à ce jour d’organiser des rassemblements de foules dans des stades, comme durant la campagne électorale, prononçant des discours incendiaires contre les immigrés, promettant de construire un mur infranchissable à la frontière avec le Mexique pour protéger cette nation vertueuse, blanche, protestante, anglo-saxonne (WASP), menacée par l’immigration des pays du Sud. Il galvanise sa base par ces diatribes haineuses qui plaisent aux évangélistes chrétiens qui ferment les yeux sur les nombreux mariages, agressions sexuelles et autres atteintes à la morale chrétienne et à la morale tout court.
Certains de ces évangélistes assument publiquement leur soutien à Trump qu’ils considèrent, certes, comme un pêcheur, mais, ajoutent-ils, s’appuyant sur des exemples bibliques, Dieu choisit parfois un pêcheur pour répandre le Bien. Ne nomme-t-il pas à la Cour suprême des juges conservateurs inspirés par la morale du Christ ? N’est-il pas contre la légalisation de l’avortement ? L’establishment républicain (Grand Old Party, GOP) fait le même calcul. En privé, les Républicains disent ne pas apprécier Trump, mais tant qu’il fait baisser les impôts au profit des riches, qu’il s’attaque aux aides sociales, qu’il abroge l’Obamacare (couverture sanitaire), qu’il s’oppose à l’immigration, qu’il protège la droite israélienne, qu’il n’interdise pas les armes à feu, qu’il ne croit pas au changement climatique, ils le soutiendront malgré ses attaques quotidiennes contre la presse, le département de la Justice et même le FBI, trois institutions à qui Trump reproche de ne pas lui prêter personnellement allégeance. Trump veut être Ubu roi au bord de la Potomac River. Ce que montre ce visage peu reluisant de l’Amérique, c’est que, en devenant de la routine, le puritanisme américain a sacrifié l’éthique protestante au profit d’un capitalisme rentier qui a pris d’assaut les institutions. Ce puritanisme adore deux divinités : le Dieu de la Bible et le dollar. Du temps de Tocqueville, le dollar était accumulé et dépensé sous le regard puritain du pasteur ; aujourd’hui, le pasteur s’est mis au service du dollar. Un vernis de ferveur religieuse persiste encore, mais tellement en décalage avec la réalité qu’elle sert juste à donner bonne conscience à une Amérique marquée par un racisme rampant et par des inégalités sociales profondes. Car la bigoterie puritaine accompagne le système des lobbys qui financent des campagnes électorales de sénateurs qui votent des lois commanditées par des corporations qui rackettent légalement les consommateurs. Récemment, le chapelain de la Chambre des représentants a été renvoyé par le speaker Paul Ryan parce que, dans une de ses adresses matinales, faisant allusion à la loi de la baisse des impôts, il a dit avec une voix faible : «vous avez donné aux riches, pensez aux pauvres» (New York Times du 8 mai 2018). Le capitalisme rentier, dont Paul Ryan est un des représentants, est moins généreux que le capitalisme industriel. 
Celui-ci crée des richesses en exploitant des travailleurs à qui il donne un salaire pour reproduire leur force de travail ; celui-là accapare des richesses dont il donne des miettes aux pauvres pour survivre. L’ennemi de ce capitalisme carnassier, c’est le salaire des ouvriers et les aides sociales estimés trop élevés.
C’est ainsi qu’il a poussé à la désindustrialisation des Etats de la Rust Belt (ceinture de rouille) comprenant le Michigan, le Wisconsin, l’Indiana, l’Illinois, l’Ohio et la Pennsylvanie, en délocalisant en Chine, au Mexique, en Indonésie… où les salaires sont moins élevés. Le rêve de ce capitalisme est d’exporter la classe ouvrière pour que l’Amérique soit un club de riches où la vie quotidienne n’est pas gâchée par les complaintes des havenots.   
Les Etats de la Rust Belt, qui, traditionnellement votaient pour le parti démocrate, ont basculé vers le Parti républicain parce que le candidat Trump leur a promis de ramener les usines qui ont fermé. Mais ce ne sont là que des promesses électorales qui ne seront pas tenues, parce que la désindustrialisation est rendue inéluctable par l’évolution du capitalisme américain qui délocalise là où les salaires sont bas. Les chiffres du commerce extérieur indiquent que les USA exportent de plus en plus des produits agricoles des fermiers du Midwest vers la Chine et importent de ce même pays des produits manufacturés. Quelle revanche d’un ancien pays sous-développé qui a inversé la structure des échanges commerciaux dénoncée dans les années 1950 et 1960 par de célèbres économistes tiers-mondistes ! Les USA paient les réfrigérateurs et ordinateurs fabriqués en Chine avec du maïs et du soja exportés vers ce pays. C’est ce qui explique que le déficit commercial au profit de la Chine est de 375 milliards de dollars. Les économistes américains formés dans les Business Schools vont se mettre à la théorie de l’échange inégal d’Arrighi Emmanuel qui dénonçait la baisse tendancielle des termes de l’échange entre produits agricoles et produits manufacturés. Trump a promis de remédier à cette situation, ignorant que la baisse de la contribution des USA à la production industrielle mondiale est structurelle et inéluctable. Il faut prêter attention à l’évolution de la structure de la richesse américaine dans laquelle la part de l’industrie a fortement baissé par rapport aux revenus rentiers de Wall Street. Dominé désormais par les capitaux spéculatifs, le capitalisme américain s’est putréfié, faisant de la spéculation financière une source importante d’accumulation des capitaux. Parmi les vingt personnes les plus riches, il n’y a pas un seul industriel : B. Gates (Microsoft), J. Bezos (Amazon), M. Zuckerberg (facebook), L. Ellison (Databases et e-business), C. Koch (courtage), etc. Par ailleurs, le lieu et la nature des investissements ne sont plus décidés par les chefs d’entreprises industrielles ; ils sont décidés par des banques qui ont formé des fonds souverains si énormes qu’ils constituent une menace pour la stabilité monétaire de plusieurs pays. Connectés à la Bourse de New York, les fonds souverains sont comme des vautours à la recherche d’opportunités dans une géo-finance mondiale soumise à la logique de la prédation.
Dans sa mutation, le capitalisme américain a fait de Wall Street le lieu névralgique où se négocient les cotations en Bourse de capitaux venant de tous les continents. Wall Street est emblématique de ce jeu des capitaux que décrit Susan Strange avec compétence dans son livre Casino Capitalism (Manchester University Press, 1998). L’économie mondiale dépend de ce lieu stratégique du capitalisme virtuel et déterritorialisé rendu possible par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et par le cours forcé du dollar. En 1970, le président Richard Nixon a imposé le cours forcé du dollar en suspendant unilatéralement sa convertibilité en or pour faire financer la guerre du Vietnam par le reste du monde. Violant les accords de Bretton-Woods de 1944, l’Amérique a imposé que sa monnaie soit la devise internationale sans convertibilité en or, ce qui lui donne un pouvoir régalien mondial exorbitant. Elle ne se soucie ni du déficit du budget de l’Etat fédéral (estimé à près de 700 milliards de dollars) ni de celui du commerce extérieur évalué à 502 milliards de dollars en février 2018. Ce double déficit de près de 1 300 milliards de dollars est financé en partie par les contribuables des futures générations et en partie par le reste du monde en l’absence d’institutions internationales fondées sur les intérêts mutuels protégés par le droit.
Le double déficit n’a pas fait écrouler le système parce que le Congrès a la prérogative de voter des lois qui permettent au Trésor d’imprimer des billets verts qui seront absorbés par les besoins de liquidités du reste du monde. De la Russie à la Chine, en passant par l’Allemagne, et même par l’Algérie (qui possède quelques dizaines de millions de dollars en bons du Trésor), personne n’a intérêt à une faillite de l’Amérique. It is too big to fall ! Isn’it ? Avec la bénédiction de Dieu, tout ira bien. Le billet vert ne porte-t-il pas la formule In God We Trust» ? (Tawakalna ‘ala Allah). Cette formule surmonte la dualité divine de l’Amérique. Mais nous ne savons pas qui, du dollar ou de Dieu, protège l’autre.  Cette structure politico-monétaire a aussi une dimension messianique qui indique que Dieu a choisi l’Amérique, «cette nation vertueuse», pour protéger le commerce à l’échelle mondiale. Tous les pays au monde sont associés à cette structure dans laquelle ils sont des agents actifs et des alliés objectifs de l’hégémonisme américain. L’empire a façonné la périphérie à sa volonté, utilisant tantôt le soft-power comme violence symbolique exercée par Hollywood, facebook, Google et la diplomatie, tantôt le hard-power pour écraser toute velléité de défier l’ordre impérial. A cette fin, l’empire entretient une armée dont le budget s’élève à près de 800 milliards de dollars, avec des bases opérationnelles dans les contrées les plus lointaines de la planète. Trump a annoncé qu’il va exiger des pays où ces bases sont implantées de contribuer financièrement à leur présence. «Si vous voulez qu’on vous protège, il faudra payer», dit-il aux pays riches de la périphérie prêts à débourser pour se protéger de dangers internes et externes. Pourtant, la conflictualité de l’ordre westphalien nécessite un multilatéralisme adossé à un droit international qui respecte la souveraineté des Etats et les aspirations à la paix des peuples. Trump cherche à tirer avantage de cette conflictualité en tournant le dos au multilatéralisme qu’avait préconisé en son temps un autre président américain, Woodrow Wilson. Faisant cavalier seul, Trump méprise les institutions internationales comme l’ONU, l’OMC, et ce que les spécialistes des relations internationales appellent «les régimes multilatéraux». Il n’est pas étonnant qu’il ait décidé le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem au mépris du droit international, de retirer son pays de l’accord de Paris sur le climat et de celui de Vienne sur le nucléaire iranien. Elevant inutilement d’un cran la conflictualité mondiale, il a nommé à des postes stratégiques des faucons qui préfèrent le «hard power» au «soft power».
L’Iran est dans le viseur du conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, qui souhaite l’invasion de ce pays qui constituerait une menace pour Israël et pour la docile Arabie saoudite. La droite américaine n’a pas encore tiré la leçon des conséquences désastreuses de la guerre en Irak qui a coûté 300 000 morts du côté irakien et 3 000 du côté américain, sans compter l’instabilité profonde qu’elle a engendrée dans la région. L’élection de Trump et la désignation de faucons comme John Bolton au Conseil national de sécurité, de Mike Pompeo au département d’Etat, de Gina Haspel à la tête de la CIA, bien qu’impliquée dans des cas de torture contre des prisonniers islamistes, révèlent une volonté impériale intéressée plus par la fidélité obséquieuse que par des alliances basées sur les intérêts mutuels. La façon dont est traitée l’Allemagne, qui tient à marquer sa différence, et la nature des relations avec l’Arabie Saoudite indiquent clairement que Trump cherche des vassaux et non des alliés. Même si la comparaison est pour l’heure exagérée, l’Allemagne nazie des années 1930 ne voulait pas s’encombrer d’alliances et, enivrée par sa puissance militaire, elle a plongé l’Europe dans le feu et la fureur qui ont provoqué la mort de plus de 40 millions de personnes. Les faucons américains oublient que, malgré son budget colossal et sa puissance de feu inégalée, l’armée américaine a perdu toutes les guerres depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : la Corée, le Vietnam, l’Irak et enfin l’Afghanistan où elle est embourbée depuis 17 ans. Les faucons américains, d’hier et d’aujourd’hui, ne comprennent pas qu’une guerre ne se gagne que si elle défend une cause juste et légitime. Les Etats-Unis ont été la première grande démocratie, instituée à la fin du XVIIIe siècle sur les valeurs de la Déclaration d’indépendance et de la Constitution qui clament l’attachement à la liberté et le rejet de la tyrannie. Depuis, la démocratie américaine s’est affaiblie, vidée de sa substance par les lobbys qui ont soumis la souveraineté populaire aux puissances de l’argent. Ce sont les lobbys institutionnalisés à Washington qui décident de la nature des lois votées par le Congrès : le lobby des armes, de l’industrie pharmaceutique, des assurances, des banques, et autres groupes de pression comme le lobby israélien qui mène une guerre aux Palestiniens depuis plusieurs décennies. Il faut espérer qu’une autre Amérique se réveillera, celle de Bernie Sanders (représentant du Vermont), accusé d’être un communiste parce qu’il revendique que tous les Américains bénéficient d’une couverture sanitaire universelle à l’instar de ce qui se fait en Europe. Ses idées font du chemin parmi une jeunesse qui souhaite un monde pacifié et une société solidaire. Une autre voix se fait entendre, celle d’Elisabeth Warren (élue du Massachusetts) que Trump appelle de façon méprisante Pocahontas pour ses supposées origines amérindiennes. 
Elizabeth Warren est la bête noire des entreprises protégées par des élus corrompus qui font des lois livrant les couches sociales défavorisées à la rapine des banques et des compagnies d’assurances. Si des voix comme celles de Sanders et de Warren avaient été écoutées, l’épidémie des opioïdes, qui touche des millions d’Américains, et qui tue 3 000 personnes par semaine selon des chiffres officiels, aurait été évitée. Rappelons que ces opioïdes sont des médicaments, supposés antidouleur et qui ont, à la longue, les mêmes effets que les drogues dures. Ils ont été vendus par une industrie pharmaceutique protégée par les lois votées au Congrès.   
Les Etats-Unis sont un pays qui a été à la pointe des grandes découvertes scientifiques et techniques au XXe siècle et qui possèdent des universités prestigieuses. Il doit se ressaisir et revenir aux valeurs de ses founding fathers, dont Jefferson qui avait dans sa bibliothèque privée un exemplaire du Coran, à côté des Evangiles et de la Torah, aujourd’hui déposé à la Library of Congress. 
Il faut espérer que les Américains éloignent de la Maison-Blanche un homme qui pense que les Mexicains sont des violeurs, les musulmans sont des terroristes et les pays africains des pays de m… Un mot grossier sorti d’une bouche d’un homme qui ne mérite pas le respect dû à un chef d’Etat. La vulgarité de Trump, son racisme assumé, ses mensonges à répétition, son mépris pour les valeurs humaines, son dédain pour la justice et sa cupidité maladive sont aux antipodes du puritanisme américain dont parlait Alexis de Tocqueville. Les défauts de cet homme porté à la présidence d’un si grand pays font penser à cette formule prêtée à Oscar Wilde qui aurait dit il y a un siècle que «l’Amérique est le seul pays au monde à être passé de la barbarie à la décadence sans connaître la civilisation». 
L. A.

 

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