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Culture

Le coup de bill’art du Soir «la minorité intolérante» est le populisme

Publié par Kader Bakou
le 14.11.2019 , 11h00
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«La promesse centrale de la révolution des populistes est l’humiliation des puissants. Quelle est la responsabilité des politiques du ‘‘vieux monde’’ ?» demande le journaliste du Nouveau Magazine littéraire à Giuliano da Empoli, l’auteur du livre Les ingénieurs du chaos.
«Au lieu de donner une réponse aux incertitudes et aux peurs qui montaient de la société, ce que vous appelez le ‘‘vieux monde’’ a souvent eu tendance à vouloir expliquer qu’elles étaient injustifiées. Le pragmatisme des hommes politiques modérés a fini par s’identifier à une forme de fatalisme, ou pire, d’indifférence. Les psychologues disent que la rage naît toujours d’un sentiment d’impuissance. Il n’y a rien qui fomente plus la colère que la sensation de ne pas être entendus», répond le journaliste italien, directeur du think tank Volta.
«À une ‘‘politique quantique’’, faut-il une nouvelle classe politique pour résister aux populistes ?» demanda encore Le Nouveau Magazine littéraire.
«Ce n'est pas la première fois que la politique prend des habits neufs. Dans les années 1930, Franklin D. Roosevelt n'a pas simplement inventé le New Deal, il a aussi mis au point une ‘‘New Politic’’ fondée sur de nouveaux instruments de communication et de marketing. C'est la combinaison de ces deux aspects, de contenu et de forme, qui lui a permis de battre les populistes de son époque. Aujourd'hui les progressistes et les libéraux doivent être capables de produire un renouveau de la même envergure s'ils veulent avoir une chance d'arrêter la vague national-populiste», est la réponse de Giuliano da Empoli.
Le sort de la démocratie représentative et certainement de la civilisation est en jeu face à ce que l’Italien appelle «la minorité intolérante». 
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

 

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