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Culture

Célébration du centenaire de la naissance de Slimane Azem Les festivités ont débuté à Agouni-Gueghrane

Publié par S. A. M.
le 30.08.2018 , 11h00
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Initiée par l’APC d’Agouni-Gueghrane en collaboration avec le mouvement associatif local, la commémoration du centenaire de la naissance du chanteur Slimane Azem (septembre 1918-août 2018) a été officiellement lancée mardi à Agouni-Gueghrane, (une cinquantaine de kilomètres de Tizi-Ouzou). 
En plus des activités qui s’étaleront sur  toute l’année et auront lieu dans d’autres wilayas, selon le souhait des organisateurs, de nombreuses animations seront organisées dans le cadre d’une semaine culturelle qui a débuté hier et prendra fin le 1er septembre prochain.
Du théâtre, de la poésie, des expositions, des conférences, des témoignages sur la vie et l’œuvre de Slimane Azem et des galas artistiques sont au programme de ce rendez-vous culturel, marqué dans la matinée par le dépôt d’une gerbe de fleurs à la maison natale de l’artiste. 
Clin d’œil au défunt Matoub Lounès, un recueillement à sa mémoire a été organisé le même jour, avec le dépôt d’une gerbe de fleurs sur sa tombe, à Taourirth Moussa, à Ath Douala.
L’animation artistique sera assurée par de grands noms de la chanson kabyle, à l’instar d’Ali Amrane qui s’est déjà produit, à la fin de la semaine dernière, au stade communal. 
Le 1er septembre, c’est le crooner Farid Ferragui qui viendra chanter en hommage à Slimane Azem.
Né le 19 septembre 1918 à Agouni- Gueghrane, dans la région des Ouadhias, Slimane Azem se passionne dès son jeune âge pour les Fables de la Fontaine. Une influence qui se retrouvera d’ailleurs dans certaines de ses compositions, à tel point que d’aucuns n’hésiteront pas à le qualifier de poète fabuliste. 
A l’âge de 11 ans, poussé par la pauvreté et la misère qui sévissaient en Kabylie, il devient employé agricole chez un colon de Staouéli. En 1937, il débarque à Longwy et travaille comme manœuvrier dans une aciérie avant d’être mobilisé, lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. En 1940, il est réformé et s’en va à Paris où il est embauché comme aide-électricien dans le métro.
À Paris, il décroche la gérance d'un café dans le 15e arrondissement. Il en profite pour y interpréter ses premières compositions. Remarqué et encouragé par Mohamed El Kamel, il persévère dans le chant. Slimane Azem enregistre enfin son premier disque avec le morceau A Muh a Muh.
Traitant du mal du pays, ses disques s’arracheront chez Madame Sauviat, l'unique disquaire parisien qui vend à cette époque des albums d'artistes maghrébins et orientaux et qui le présente à la compagnie Pathé-Marconi. Auteur d’une riche discographie, son œuvre est marquée par une thématique dominée par des références au déchirement, au sentiment d’absence que provoquent en lui l’exil et l’arrachement forcé du pays natal. Situation qu’il a vécue comme une blessure et qui marquera à jamais son être et ses compostions. 
L’artiste n’hésite pas à poser un regard critique sur son temps et son pays natal,  l’Algérie, en soulignant les contradictions socio-politiques qui la traversent.
Bien avant l’indépendance, l’Algérie, soumise au joug colonial n’était pas absente de son œuvre. 
Ayadhrad yatri (une étoile est née) et Afagh ayajrad tamurtiw (sauterelles,  quittez mon sol/pays), chanson qui a fait l’objet d’un édit de censure de la part de l’administration coloniale, constituent un hymne, une sorte d’engagement pour l’indépendance de l’Algérie.  Pour beaucoup, l’interdiction d’antenne et de séjour décrétée à son encontre constitue une énigme doublée d’une injustice qu’une réhabilitation officielle aurait bien pu réparer de son vivant. Slimane Azem est mort le 28 janvier 1983 à Moissac, en France. 
S. A. M.

 

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