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Culture

La Journée mondiale de la paix célébrée à Notre-Dame d’Afrique Nagham émouvants !

Publié par Kader Bakou
le 05.01.2020 , 11h00
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Des youyous dans une église ! Les premiers, lors du concert pour la paix à la basilique Notre-Dame d’Afrique, ont retenti quand la chorale polyphonique Nagham chantait le célèbre morceau andalou Wahd El Ghouzayyal dans lequel il est,  notamment, dit que nous devrions remercier Dieu pour les moments de paix et de quiétude.  
La Journée mondiale de la paix, qui coïncide avec le 1er janvier de chaque année, a été établie à l’initiative de l’Eglise catholique romaine en 1968. Le pape, dans son message annuel, aborde souvent des questions sociales et environnementales. Jeudi soir, à la basilique Notre-Dame d’Afrique à Alger, frère Joseph, recteur de la basilique, après un salam aâlaykoum et un azul, a lu à la très nombreuse assistance un extrait du message du pape François pour la célébration de la Journée mondiale de la paix 2020.
«Nous devons poursuivre une fraternité réelle, basée sur la commune origine divine et exercée dans le dialogue et la confiance réciproques. Le désir de paix est profondément inscrit dans le cœur de l’homme et nous ne devons nous résigner à rien de moins que cela», a dit,  notamment, le pape François.
A la basilique Notre-Dame d’Afrique, le concert pour la paix, animé par la chorale polyphonique algérienne Nagham, a commencé, dans un silence vraiment  religieux, par le chant français Eternité. La première partie de la soirée a été clôturée par le mouachah Lamma bada yatassanna. Entre-temps, la chorale mixte avait interprété les chants espagnols Ay que non hay et Ay linda amiga, Baxa bene oxamu (zoulou) ainsi que Ozera (russe).  
Une courte pause et c’est le retour sur la scène illuminée de la chorale Nagham et ses musiciens, forte d’une cinquantaine de filles et garçons. «Allah ybarek», dit à leur sujet frère Joseph, chaleureusement applaudi.
La deuxième partie du concert était  ouverte par le chant patriotique algérien Aâlayki minni essalam. Les belles voix de la chorale ont également interprété le chant kabyle Nemafareq, les chants andalous Sabri Qalil et Wahd El Ghouzayal et la chanson Soub Errachrache, rendue célèbre par la chanteuse Zouleikha dans les années 1970. Cette partie de la soirée, c’est comme un tour du monde en chansons. Le public a ainsi écouté le chant palestinien Ya Rab Essalam, Por quererte tanto (espagnol), Las cuatro palomas son (cubain), Siyahamba  (zoulou), le chant gospel Freedom, Nkosi sikeleli Africa (chant religieux africain) et, à la fin, le chant pavane Belle qui tiens ma vie, avec les chanteuses et chanteurs de la chorale Nagham, descendus au milieu du public,  donnant une autre dimension à la polyphonie.   
«Puisque le bien de la paix est étroitement lié au développement de tous les peuples, il est nécessaire de tenir compte des implications éthiques de l'usage des biens de la terre. Le concile Vatican II a opportunément rappelé que Dieu a destiné la Terre et tout ce qu'elle contient à l'usage de tous les hommes et de tous les peuples, de sorte que les biens créés doivent être mis en abondance à la disposition de tous, de façon équitable, sous la conduite de la justice dont la charité est la compagne», a dit le pape dans son discours de 2005, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix.
Kader B.

 

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