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Culture

Séminaire Quand Oran était une terre d’asile pour les réfugiés républicains espagnols

Publié par R.C
le 24.10.2019 , 11h00
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Le rôle d’Oran comme terre d'asile pour les réfugiés républicains espagnols a été mis en exergue au cours d’un séminaire commémorant, mardi à Oran, le 80e anniversaire de «L'exil républicain espagnol en Algérie».
«Oran, terre d'asile pour les réfugiés espagnols, a été décrite comme le paradis des malheureux, mais également un lieu de relégation pour des réfugiés ayant souffert l'exil et le déracinement», a déclaré le chercheur et écrivain Alfred Salinas, rappelant que la fin de la guerre civile en Espagne et la défaite des républicains entraîna un important flux migratoire vers la France, l'Afrique du Nord et le continent américain. Une diaspora de masse, estimée à quelque 480 000 âmes de toutes couches sociales, politiques et économiques, qui a fui l’Espagne pour regagner Oran à bord du navire Stanbrook le 19 mars 1939. Près de 2 700 réfugiés ont été bloqués au port d'Oran pendant plus d'un mois par l'administration française. Il a fallu de nombreuses tractations pour les libérer et les mettre ensuite dans des camps d'internement à Oran, ainsi que dans d'autres villes comme Aïn-Témouchent et Relizane, a évoqué, pour sa part, Juan Martinez Leal, de l'université d'Alicante.
L'universitaire d'Oran, Wafa Elfekair, a décrit, pour sa part, les conditions de vie effroyables des réfugiés dans les nombreux centres d'internement dont plusieurs à Oran, notamment l'ancienne prison civile à Oran et à Aïn El-Turck. Le chercheur espagnol, Juan Ramon Roca, a abordé, quant à lui, la situation économique des réfugiés à Oran qui se sont intéressés à la cueillette de l'Alfa à Saïda, mais aussi à d'autres métiers comme l'agriculture, soulignant que nombreux parmi eux ont refusé la naturalisation française.
Selon l'Institut Cervantès, l’objectif de cette manifestation est de rendre hommage à tous ceux que La Retirada (La Retraite) de 1939 a représenté pour les exilés républicains espagnols, mais aussi pour les pays qui les ont accueillis, notamment l'Algérie, qui était alors sous l’occupation française.
La rencontre commémorative est organisée par l’ambassade d’Espagne en Algérie et les instituts Cervantès d’Alger et d’Oran, en collaboration avec le ministère de la Justice d’Espagne et les ministères algériens de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de la Culture et l’Assemblée populaire communale d’Oran. Le séminaire, de deux jours, a été marqué par la présence de l'ambassadeur d'Espagne en Algérie, Morane Fernando et celui du Mexique en Algérie, Juan José Gonzalès.

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