Rubrique
Monde

Crise en Bolivie L’ONU appelle à maintenir un dialogue pacifique et constructif

Publié par Agence
le 28.11.2019 , 11h00
86 lectures

Le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, s'est félicité des progrès accomplis en faveur d'un règlement pacifique et démocratique de la crise en Bolivie et a exhorté tous les Boliviens à maintenir un dialogue pacifique et constructif.   
L'approbation unanime de la législation visant à établir un nouveau Tribunal électoral suprême pour convoquer des élections générales dès que possible en Bolivie montre la volonté politique de mettre fin à la crise qui frappe le pays, a déclaré le chef de l'ONU.
Dans une déclaration de son porte-parole, M. Guterres s'est félicité des progrès annoncés sur la voie d'une solution pacifique et démocratique en Bolivie et a réaffirmé que l'ONU était prête à appuyer le processus comme il convient. Il a toutefois estimé que pour consolider les acquis et prévenir de nouvelles violences, d'autres mesures doivent être prises, telles que «mettre fin à la rhétorique de l'intolérance, renforcer la coopération entre toutes les forces politiques et rétablir la confiance entre toutes les personnes touchées par les événements violents du mois dernier». 
Enfin, le chef de l'ONU a exhorté les Boliviens à poursuivre un dialogue pacifique et constructif et a déclaré que son envoyé personnel, Jean Arnault, continuerait de travailler avec les facilitateurs pour soutenir les efforts dans ce sens. 
Une loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives a été promulguée dimanche dans le but de pacifier le pays en crise depuis le 20 octobre, alors que l'ancien Président démissionnaire Evo Morales ne pourra pas se représenter et au moment où l'opposition continue de manifester contre la présidente par intérim, Jeanine Aez. 
L'organisation de nouveaux scrutins est cruciale dans le processus de pacification de la Bolivie, où des violences ont coûté la vie à au moins 32  personnes depuis le 20 octobre, lorsque s'était tenu le premier tour d'une présidentielle remportée par M. Morales et contestée par l'opposition. 
«Nous avons reçu un mandat pour organiser des élections propres, justes et transparentes. Nous vous garantissons que nous allons y arriver», a déclaré Jeanine Aez, après avoir signé la loi au palais du gouvernement à La Paz, soulignant que «nous allons récupérer la démocratie par la démocratie». Pour rappel, la Bolivie est en proie à des manifestations antigouvernementales depuis que Evo Morales a remporté un quatrième mandat présidentiel lors des élections du 20 octobre. L'opposition a refusé de reconnaître sa victoire, la disant entachée de fraudes électorales. M. Morales a annoncé sa démission le 10 novembre après que l'armée eut exigé son départ. Il s'est rendu au Mexique, qui lui a offert l'asile politique. M. Arnault s'est rendu en Bolivie le 14 novembre, après que le secrétaire général de l'ONU lui a demandé de s'engager en tant qu'envoyé personnel auprès de tous les acteurs boliviens et d'offrir l'appui de l'ONU dans les efforts visant à trouver une solution pacifique à la crise, notamment par des élections transparentes, inclusives et crédibles.  
Il y a une semaine, un dialogue national a été établi dans la capitale La Paz sur appel de l'Eglise, de l'ONU et de l'Union européenne avec trois objectifs : pacifier le pays, définir les accords pour la convocation de nouvelles élections générales et parvenir à un consensus pour élire un nouveau Tribunal électoral suprême.
 

CHRONIQUE
DU JOUR

Les + populaires de la semaine
1

Périscoop 11:00 | 07-12-2019

Bensalah prépare son retour

L’audience accordée jeudi dernier par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, à son remplaçant au Sénat, Salah Goudjil, a été l’occasion, affirme-t-on de bonne source, de faire le point de situation au niveau de

2

Actualités 11:00 | 05-12-2019

Sellal au juge :
«J’ai signé sans savoir ce que je signais»

Second arrivé à la barre, Abdelmalek Sellal a répondu à toutes les questions qui lui étaient posées d’une voix inaudible. Contrairement à Ouyahia, son audition a duré moins de temps. Elle a porté sur les avantages accordés aux hommes d’affaires dans l’automobile mais également le financement occulte de la campagne électorale de Abdelaziz Bouteflika.