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Bouira Des directeurs indésirables dénoncés en marge du Hirak

Publié par Yazid Yahiaoui
le 20.05.2019 , 11h00
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Alors que la majorité des citoyens, toutes tendances confondues, sort depuis le 22 février dernier dans les rues pour réclamer le départ du système et un changement radical du régime, des fonctionnaires et autres employés  saisissent ces actions de rue et même les grèves, pour dénoncer leurs responsables dont le comportement est jugé insupportable. C’est le cas du moins pour la wilaya de Bouira. 
En marge du Hirak, nombreux sont les employés et autres fonctionnaires de différentes directions et autres institutions publiques à réclamer le départ de leurs premiers responsables, et  souvent l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles. Dans la wilaya de Bouira, nombreux sont les secteurs qui vivent cette situation, même si celle-ci diffère d'un secteur à un autre. 
Ainsi, parmi ces secteurs, on peut citer l’éducation , la santé, l’université de la formation continue, l’OPOW, et même la formation professionnelle dont les travailleurs et autres encadreurs réclament le départ… du secrétaire général du ministère, en l’occurrence , le frère de l’ex-président de la République, un certain Nacer Bouteflika. 
Cela étant, si dans les faits, ces demandes de départ de ces directeurs datent des premières semaines du Hirak, force est de constater que jusqu’à présent, et mis à part l’UFC, aucun responsable n’a quitté son poste ; c’est-à-dire que les revendications citoyennes à l’échelle locale ne sont presque plus prises en charge, pour ne pas dire totalement ignorées. 
C’est le cas de la directrice de la santé et la population de la wilaya de Bouira. Depuis plusieurs semaines, des travailleurs  observent des sit-in et des grèves pour réclamer son départ. Des rassemblements ont été organisés devant le siège de la DSP et des audiences ont été accordées par le wali aux grévistes.  Mais quelques semaines plus tard, l’on a appris que le wali, et après enquête interne, a décidé de soutenir la directrice et de la maintenir dans son poste. Résultat : le mouvement de protestation se poursuit toujours et les travailleurs maintiennent leur revendication principale, celle du départ de cette directrice dont les travailleurs grévistes reprochent son comportement vis-à-vis d'eux. Selon nos informations, le wali se serait basé sur le fait que ce mouvement de protestation n’est pas suivi par tous les travailleurs mais juste par une poignée qui exploite le moment pour faire pression sur le wali et la tutelle. 
Autre secteur vivant le même scénario, celui de l'éducation.  Là aussi, le Cnapeste dont la représentativité au niveau des trois paliers n’est plus à démontrer, a fait du départ du directeur son cheval de bataille et cela dure depuis les premiers jours du Hirak. Au fil des semaines, des grèves et des marches sont organisées pour réclamer le départ du directeur, coupable, selon les syndicalistes du Cnapeste, d’avoir foulé au pied les lois de la République en refusant de travailler avec ce partenaire social comme le stipule les lois de la République et les relations de travail de l’administration avec le partenaire social. Des semaines passent et le Cnapeste s’attache toujours sur certains points de discorde et la crise dans le secteur perdure. 
Du côté de la jeunesse et des sports, c’est le directeur de l’Opow qui a été démis de ses fonctions par l’ancien ministre en décembre dernier et qui vient d’être réhabilité par l’actuel ministre, ce qui a créé un mouvement de grève et de mécontentement chez les travailleurs. 
Depuis plusieurs semaines, les travailleurs sont en grève réclamant le départ définitif de ce directeur de l’Opow alors que l’actuel ministre ne semble pas broncher. Résultat : la grève se poursuit et toutes les activités sportives au niveau de l’Opow sont suspendues. 
Enfin, du côté de l’UFC, et là, nous pouvons parler d’exception, le directeur en exercice depuis 17 ans, en l’occurrence Hocini Sifouane, vient d’être relevé de ses fonctions par sa tutelle et remplacé par un enseignant à l’université Akli Mohand-Oulhadj, M. Kheiri Djamel, docteur en phycologie. 
Le remplacement du directeur de l’UFC est venu après une grève de plusieurs jours déclenchée par l’ensemble du personnel, administratif et pédagogique, qui dénonçait le comportement et ses mauvaises relations avec la majorité du personnel.  
Y. Y.

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