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C’EST DEVENU UNE TRADITION POUR FUIR LA CANICULE Plage Bleue et Benaouda, les destinations privilégiées des Blidéens

Publié par Mohamed Belarbi
le 09.08.2018 , 11h00
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L’été à Blida est accablant voire insupportable depuis que l’humidité est venue s’ajouter il y a quelques années dans la région. Connue jadis pour son climat chaud et sec aux mois de juillet et d’août, la ville des Roses ne l’est plus maintenant depuis la mise en place de barrages d’eau et autres retenues collinaires dans les alentours, rendant l’atmosphère pesante et irrespirable.
Supporter donc la canicule en cette période de l’année n’est plus chose aisée avec les transpirations qui s’additionnent.
Alors qu’autrefois, lorsque les moyens de transport n’étaient pas à la portée de tous, les habitants de Blida n’avaient d’autre choix que d’aller se baigner dans les eaux limpides et frisquettes de l’oued Sidi El Kebir où des bassins d’une certaine profondeur étaient façonnés à l’aide de galets.
Aujourd’hui, c’est la mer qui les séduit et pas n’importe quelle mer. Ce sont les plages de la localité d’El Beldj, dans la wilaya de Tipasa, qui sont devenues leurs destinations privilégiées. Et pour cause, ce sont les galets et autres pierres qui jonchent le fond de ces plages qui leur rappellent, non sans nostalgie, les immersions et autres plongeons dans les bassins de Sidi El Kebir, ceux-là mêmes qui apportaient ingénument des moments de joie et de nonchalance passés merveilleusement aux abords de ces courants d’eau.
Ainsi, ceux qui ont connu les plaisirs de la baignade dans l’eau douce de l’oued Sidi El Kebir, qui malheureusement a disparu aujourd’hui, ne peuvent s’en empêcher et veulent perpétuer cette tradition à leurs enfants qui n’ont pas connu les délices de la vie d’antan à Blida. Pour cela, les eaux des plages d’El Beldj, de plage Bleue et celle de Benaouda qui, mis à part la salinité de l’eau et la grande étendue de leurs côtes, semblent toutes indiquées à suppléer les eaux de Sidi El Kebir qui leur ressemble à quelque chose près. Comme dans l’eau de ce dernier, l’on peut voir des petits poissons qui nagent et au grand bonheur des enfants qui veulent les attraper.
C’est dire que la villégiature dans ces rivages mérite la peine du déplacement. Si ce n’est l’éloignement puisque de Blida à El Beldj, il faut se taper 60 kilomètres et qui au bas mot nécessitent presque deux heures de route en raison des embouteillages qui caractérisent ce tronçon routier, les Blidéens sont prêts à y aller quotidiennement surtout que la vue, avec ses échappées paradisiaques, reste imprenable par endroits. La corniche de Chenoua attire comme un aimant les passagers qui s’arrêtent la plupart du temps pour contempler les lieux ou déguster des beignets préparés sur place. Une aire de stationnement y a été aménagée en effet.
Afin d’éviter les déplacements éreintants, les Blidéens nantis ont construit carrément des maisons pour y passer les vacances. D’autres louent des appartements aménagés. Dans ce dernier cas, la demande dépasse l’offre. Pour s’assurer des vacances à El Beldj, il faut s’y prendre à l’avance et faire des réservations des mois plus tôt.
A la plage Benaouda, pour ne citer que cet exemple, la route qui y mène a été bitumée jusqu’au parking qui surplombe la plage. Des tables et chaises avec parasol sont proposées à 1 000 dinars la journée.
Les estivants ont l’air de bien s’y plaire malgré la présence de pierres et galets au fond de l’eau. Des pierres devenues glissantes par les algues qui s’y accrochent. Pour égayer l’atmosphère et faire rire les baigneurs, un villégiateur criait à qui voulait l’entendre : «Elli amrou ma enksar eydji el Benaouda» (Celui qui n’a jamais connu de fracture qu’il vienne à Benaouda).
Le rocher Barbare tel qu’on l’appelle dans le coin reste une destination pour les amoureux de faune sous-marine car on y voit des variétés de poissons. Pour y arriver, il faut y aller avec une embarcation car il se trouve à quelques centaines de mètres du rivage.
En somme, les Blidéens ne se sentent jamais dépaysés à Beldj. Ils sont presque chez eux tant ils retrouvent des gens sympathiques à tout coin de rue, ou se croisent sur les plages, d’où leur préférence pour cet endroit du littoral.
M. Belarbi

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