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Retraite

«Consolider le partenariat entre la sécurité sociale et les professionnels de la santé» Les retraités concernés au premier chef !

Publié par LSR
le 24.07.2018 , 11h00
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Face à la très forte augmentation des dépenses liées à l’assurance maladie, le ministre en charge de la Sécurité sociale vient de monter au créneau, demandant notamment aux médecins — qui sont  en fait des ordonnateurs de dépenses — de limiter leurs prescriptions. La plupart des 3 millions de retraités sont de grands consommateurs de soins, et donc concernés au premier chef par ces restrictions à venir. Comment consommer moins et mieux ?

Le ministre du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, Mourad Zemali,  a mis en avant, mardi 17 juillet 2018, à Alger, la nécessité de consolider le partenariat entre les praticiens conseils relevant des organismes de la Sécurité sociale et les médecins traitants afin d'améliorer la qualité des soins au profit des assurés sociaux tout en régulant les dépenses. S'exprimant lors des travaux de la 1re rencontre ayant regroupé les médecins-prescripteurs et les praticiens conseils relevant des organismes de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas), M. Zemali a souligné la nécessité d'œuvrer à la «consolidation de la concertation et à l'instauration d'une nouvelle approche de collaboration et d'entraide entre ces médecins, en vue de développer la prévention et la qualité des soins au profit des assurés sociaux tout en régulant les dépenses». M. Zemali a rappelé, dans ce contexte, que le nombre d'ordonnances médicales remboursées par la Cnas en 2017 s'est élevé à plus de 64 millions et que le nombre d'indemnités journalières concernant les arrêts de travail a dépassé les 14 millions au cours de l'année 2017, avec un coût de plus de 16 milliard de DA. 
Le ministre a indiqué que ces chiffres «révèlent clairement l'existence de dépassements et d'un grand excès en terme de recours à ce droit par les assurés sociaux». A ce titre, le ministre a souligné que la généralisation de la formule du médecin de famille ou du médecin traitant «permettra une meilleure prise en charge du patient et une rationalisation des dépenses grâce notamment aux relations solides entre l'assurance sociale et les médecins, et ce, à travers un dispositif de conventionnement reposant particulièrement sur l'aspect relatif à la prévention et à la prescription des soins de santé selon les critères, ce qui permettra  d'éviter les dépassements, la surconsommation des médicaments et les traitements médicaux redondants».

Solidarité intergénérationnelle
Le ministre a rappelé, à ce propos, que le système de sécurité sociale reposait sur le principe de la solidarité intergénérationnelle, soulignant que les recettes provenant des cotisations des travailleurs et des personnels ne se limitaient pas au financement des assurances sociales, notamment les maladies, les congés de maternité, l'incapacité ou le décès, mais couvraient également d'autres indemnités, telles que les assurances contre les accidents de travail, les maladies professionnelles, la retraite et l'assurance- chômage. Il a, en outre, rappelé, que le système de sécurité sociale assurait «une large couverture sociale au profit de plus de 39 millions d'Algériens, en sus des autres catégories, notamment les démunis et les personnes aux besoins spécifiques, grâce à la contribution de l'Etat». 
Le nombre de personnes bénéficiaires du système du tiers payant, à savoir la carte Chifa, est passé de 800 000 en 2001 à plus de 38 millions de  en 2018, a fait savoir M. Zemali, avant de rappeler que pour faciliter l'obtention des médicaments, un système de conventionnement a été mis en place avec 11 241 pharmacies jusqu'en 2018, contre 7 pharmacies en 1999. 
Le ministre a indiqué que les dépenses de remboursement des médicaments occupaient actuellement la première place des dépenses de l'assurance maladie passant de 20 milliards de DA en 2000 à 212 milliards de DA en 2017, ajoutant que la Sécurité sociale contribuaient au financement des établissements publics de santé dans le cadre du «forfait hôpitaux» dont le montant est déterminé annuellement en vertu de la loi de finances et qui a atteint 80 milliards de DA en 2018 contre plus de 57 milliards de DA en 2014. Le système national des assurances sociales et de la retraite «fait face actuellement à des difficultés financières liées à plusieurs facteurs socioéconomiques, démographiques et normatifs découlant essentiellement de la générosité de ce système qui fournit plusieurs prestations au profit d’un nombre important de bénéficiaires», a rappelé M. Zemali, avant de souligner que le gouvernement «a mis en place, au cours de la dernière décennie, un programme de réforme et de modernisation de ce système dans le but de préserver ses équilibres financiers et garantir sa pérennité et son adaptation aux développements survenus».

«Susciter le débat sur les économies de la santé»
Le ministre a mis en avant, à cet égard, «le rôle efficace de la recherche scientifique comme l’un des plus importants mécanismes de réforme qui contribuent à l’économie de santé et à la recherche de nouveaux moyens pour développer la prise en charge médicale», appelant, dans ce sens, à «intensifier les efforts en matière d’information et de sensibilisation pour convaincre davantage de citoyens que la souscription aux assurances sociales leur profite en premier lieu».
Il a mis l’accent, à cet effet, sur la nécessité, pour les services des caisses de la Sécurité sociale et les professionnels de la santé, de coopérer pour la préservation du système national de sécurité sociale qui est, a-t-il dit, «un acquis important».  
Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a révélé que le secteur «a entamé une révision des programmes dans nombre de spécialités, à l’instar des branches de la médecine et de la médecine vétérinaire afin de les adapter aux exigences des métiers». «Les nouveaux programmes d'études en médecine devraient être enseignés dès la prochaine année universitaire», a fait savoir M. Hadjar, relevant que cette opération, qui consiste à «réviser les programmes d'études dans la branche médecine», a notamment pour objectif de «moderniser le système de la formation en médecine, passer de la formation quantitative en médecine à une formation qualitative pour répondre aux besoins et adapter les programmes à la transition épidémiologique et aux développements scientifiques dans le domaine médical», outre la «relance de la coordination intersectorielle entre les ministères de l’Enseignement supérieure, de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale», «la prise en charge des insuffisances pédagogiques et organisationnelles enregistrées» et «préserver les acquis réalisés». 
A noter que la rencontre avait pour objectif de susciter le débat sur les économies de la santé et l’échange d’expériences entre les médecins traitants et les praticiens conseils relevant des organismes de Sécurité sociale autour des moyens à même d’améliorer la prise en charge sanitaire des citoyens, tout en rationalisant les dépenses en termes de remboursement des ordonnances médicales et des congés de maladie.
LSR

Comment est calculé le montant brut de la pension de retraite 

  • Avantage principal (AP) = salaire mensuel moyen x 2,50 x nombre d’années/100.
  • Avantage principal réversion = montant brut de la pension du de cujus (AP + MC = majoration pour conjoint à charge) x taux ayant droit.
  • Retenue sécurité sociale = avantage principal x 2% ;
  • Retenue IRG = cette retenue est applicable à l’avantage principal dont le montant mensuel est supérieur à 20 000 DA. Cependant, un abattement est prévu pour les pensions dont le montant mensuel varie entre 20 000 DA et 40 000 DA.

Dans quelles conditions peut-on valider la période de formation ?
Si ladite période est soumise à cotisation de la Sécurité sociale, notamment la quote-part retraite.  Dans ce cas, il y a lieu de valider cette période dans sa totalité au titre de la retraite au profit des stagiaires des écoles et institutions publiques préparant pour des postes permanents au service de l'Etat.

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