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Attribution de la CAN-2019 à l'Égypte Ahmad Ahmad a tenu sa promesse...

Publié par Mohamed Bouchama
le 09.01.2019 , 11h00
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C'est la fédération égyptienne de football qui a donné l'alerte : la CAF a décidé de confier à l'égypte l'organisation de la 32e phase finale de la coupe d'Afrique des nations, initialement attribuée au Cameroun lequel a été déchu le 30 novembre dernier pour cause de retards dans les chantiers.
Ahmad Ahmad et son comité exécutif, en plein dans la panique, ont osé un dernier scénario en avançant le verdict, prévu pour ce mercredi à hier matin. Un changement intervenu lundi en début de soirée qui ne laissa point de doute sur les intentions de la CAF «impressionnée» par la forte délégation qui accompagnait à Dakar Hani Abou Rida, le président de l'EFE et non moins influent membre du CE de la CAF. Une démonstration de force rééditée hier, quelques minutes avant le début des travaux de pure formalité du comité exécutif de la confédération, quand les Egyptiens ont édifié un stand chichement coloré à proximité de la salle des réunions de l'hôtel Terrou-Bi en présence de sa star Mohamed Abou Trika. Pendant ce temps, les sud-africains, à leur tête Danny Jordaan, sont aux abonnés absents. La journée du lundi leur a été fatale. Une rencontre entre le président de la SAFA et celui de la CAF aurait, en effet, tourné au vinaigre. Le Malgache aurait signifié au dirigeant sud-africain, qui était un des artisans de l'élection d'Ahmad Ahmad à la présidence de la CAF, qu'il n'avait pas à déclarer à la presse de son pays que c'est la Confédération qui avait demandé, au lendemain de la «destitution» du Cameroun du droit d'organiser la 32e édition, à l'Afrique du Sud de postuler. Un échange qui n'a pas été du goût du président de la SAFA et de ses accompagnateurs qui apprenaient, par la suite, que le président de la CAF était allé informer les égyptiens de leur inévitable victoire lors du vote. Et quelle victoire ! Un plébiscite des dix-huit membres du Comité exécutif (16 voix pour l'égypte, 1 pour l'Afrique du Sud et une abstention). «Une décision politique», a fini par admettre Danny Jordaan dans une déclaration faite lundi soir et relayée par les médias dans leur édition d'hier. Un Danny Jordaan qui se contentera de démentir le fait que le gouvernement de son pays ait exigé de la CAF de prendre en charge les frais d'organisation. «Nous n'avons rien demandé à la CAF. Tout le monde sait que l'Afrique du Sud a organisé en 2010 un événement de niveau mondial resté dans les annales comme la meilleure Coupe du monde de ces dernières années. Nous avons soumis tous les documents et nous attendons la décision de la CAF», résumera le responsable du football sud-africain. Hier, dans l’enceinte de l’hôtel dakarois, l’ambiance toute en oriental ne laissait aucun doute sur les chances de l’Afrique du Sud d’abriter sa troisième phase finale de CAN depuis la fin de l’apartheid. L’instance africaine qui a d’autres critères de choix a opté pour l’Égypte dont les insuffisances en termes de sécurité ne sont pas à démontrer. Une terre du Nil qui accueillera les footballeurs africains pour la cinquième fois depuis la création de ce tournoi panafricain avec l’ambition de la sélection des Pharaons de décrocher un huitième trophée.
M. B.

 

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