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Bachir Mecheri (entraîneur du MC Oran) : «Assurer le maintienle plus tôt possible»

Publié par Hassan Boukacem
le 15.10.2019 , 11h00
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Pour sa première en tant qu’entraîneur en chef, Bachir Mecheri a réalisé un coup de maître en menant le MCO vers une large victoire (4-0) sur l’USMA. Mais ce n’est pas pour autant qu’il s’enflamme. Il veut garder les pieds sur terre et souhaite une nouvelle programmation. Laquelle ? Réponse dans cet entretien.
Le Soir d’Algérie : Pour une première en tant qu’entraîneur en chef, vous signez un énorme succès (4-0) face à l’USMA. Comment l’avez-vous vécu ?
Bachir Mecheri :
En ce qui concerne l’entraîneur en chef, c’est tout un staff technique qui travaille. Vous êtes au courant du problème du MCO. Chérif El Ouazzani était obligé d’installer un entraîneur pour qualifier tout le staff.
Mais officiellement, vous êtes l’entraîneur du MCO ?
Oui, mais je travaille en étroite collaboration avec Chérif El Ouazzani. Je vais diriger l’équipe pour les deux prochains matchs, ensuite on reviendra à une situation normale.
Pour en revenir à cette victoire très large face à l’USMA, ce qui est surprenant, c’est l’ampleur du score. Vous vous attendiez à un tel carton ?
Il n’y a pas de rencontre qu’on peut gagner à l’avance. Dans un match, il peut y avoir des erreurs des joueurs, ou l’équipe peut traverser un passage à vide. C’est pour cela qu’il est nécessaire de faire une bonne préparation, surtout sur le plan mental. Sur ce match contre l’USMA, nos joueurs étaient motivés et décidés à bien faire. Bon, l’occasion s’est présentée et pour nous, l’important c’était de glaner les trois points.
Est-ce que cette victoire large et méritée peut constituer un match-référence ?
A domicile, on peut la considérer comme un match-référence non seulement pour le score mais aussi pour le rendement de l’équipe. On n’a pas encaissé de but et on en a inscrit quatre. Donc, à Oran on peut le juger comme référence. A l’extérieur, je dirais que c’est celui face à l’ESS.
Après six journées de championnat, le MCO pointe à la troisième place à un point des deux leaders. C’est motivant pour jouer les premiers rôles ?
Notre championnat est imprévisible. Il suffit de perdre un match et que les autres gagnent et vous vous retrouvez plus bas. Par conséquent, avec la victoire à trois points, il faut toujours être présent et en forme. On travaille dans ce sens et comme dans le foot, il y a le facteur chance, j’espère qu’elle sera toujours de notre côté.
Quel est votre objectif dans ce championnat ?
L’effectif est jeune et a été renouvelé à 60%. Donc, on ne va pas être prétentieux en disant qu’on va jouer le titre. Pour le moment, l’objectif c’est d’assurer le plus tôt possible le maintien. On ne peut pas rivaliser avec des clubs qui ont un budget de plusieurs milliards mais avec de la volonté et des jeunes joueurs motivés, on peut aller loin. Personnellement, je préfère un jeune qui en veut plutôt qu’un grand joueur démotivé.
Si on ne programme pas le match en retard contre la JSS, vous avez 18 jours d’inactivité. Ça ne doit pas vous relancer ?
En l’espace de trois jours, on a joué deux rencontres. Pour affronter l’USMA, il a fallu attendre 20 jours. Maintenant, il est possible que l’on s’arrête encore 20 jours avant d’accueillir le PAC. Je ne pense pas que l’on puisse programmer le match contre la JSS, parce que cette dernière a déjà deux duels en retard. C’est très difficile de gérer des éléments en attendant une vingtaine de jours pour reprendre la compétition.
Qu’est-ce que vous souhaitez personnellement comme programmation ?
Nous, on voudrait bien disputer un match chaque semaine. Que toutes les équipes soient sur un pied d’égalité en ayant une rencontre chaque semaine.
Mais ce n’est pas possible avec ces clubs engagés en Coupe d’Afrique et en Coupe arabe ?
Dans ce cas, si on ne peut pas programmer un match par semaine pour toutes les équipes, alors il faut arrêter simplement le championnat jusqu’à ce que les clubs engagés dans les compétitions internationales puissent évoluer à nouveau en même temps que les autres. En outre, l’Algérie est un grand pays et se déplacer de l’ouest à l’est ou au sud, ce n’est pas évident avec parfois des retards d’avions voire pas de vols du tout. Il faut tenir compte de ces paramètres. Si on doit s’arrêter, que tout le monde se repose, si on doit jouer, que tout le monde le fasse. C’est une question d’équité.
Pour conclure, au poste de gardien, qui est le numéro 1, Maâzouzi ou Litim ?
Il n’y a pas de hiérarchie chez nous. On a trois bons gardiens qui travaillent bien et qui sont en concurrence. Il y a l’entraîneur des gardiens, M. Benabdallah, ancien international à ce poste qui fait du bon boulot et c’est à lui que revient le dernier mot.
Propos recueillis par Hassan Boukacem

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