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Karim Bekhti (Entraîneur-Adjoint du CR Belouizdad) : «On vise le podium, pas le titre»

Publié par Hassan Boukacem
le 19.11.2019 , 11h00
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Après dix journées de championnat, le CRB est co-leader avec le MCA. D’ailleurs, les deux clubs s’affronteront lors de la douzième étape dans un derby «explosif» qui déterminera qui est le plus fort. Auparavant, le Chabab recevra l’ASAM et le Doyen ira à Chlef. En attendant, c’est Karim Bekhti, l’ex-milieu élégant et international des Rouge et Blanc, aujourd’hui adjoint de Amrani, qui nous dresse un point de situation sur son équipe.

Le Soir d’Algérie : Après dix journées, le CRB est un bon co-leader avec le MCA. Voilà un bon parcours.
Karim Bekhti : Oui, bien sûr. Avoir 23 points après dix journées de championnat, c’est un peu l’idéal.

Il y a de quoi être satisfait, malgré une première défaite à Constantine ?
Satisfait évidemment, malgré la défaite à Constantine, cela peut arriver. Il reste beaucoup de rencontres encore et je suis sûr que l’on connaîtra d’autres défaites. On ne peut pas rester invaincus tout le temps.

D’autant plus qu’en football, tout va très vite. La saison dernière, le CRB, à la même époque, occupait le bas du tableau et aujourd’hui, il est en haut.
Et c’est pour cela qu’il ne faut pas brûler les étapes. On n’oublie pas où nous étions la saison dernière. Donc, il faut y aller doucement. Nous savons où nous voulons aller et nous sommes conscients de ce que nous devrons faire.

Vous étiez présent avec le CRB qui avait remporté le titre en 2000. Est-ce que le parcours de ce Chabab vous rappelle un peu celui de cette année-là ?
Oui, il y a un peu de similitudes. Quand vous ne perdez pas beaucoup de rencontres, il est certain que vous allez jouer le haut du tableau. Sur dix matchs, on n’a concédé qu’une seule défaite cela veut dire que notre parcours est bon et satisfaisant.

On peut dire que c’est un parcours de champion ?
Oui, c’est un parcours de champion, mais rien n’est  encore fait. Il reste pratiquement 20 matchs et notre phase retour sera plus difficile que celle de l’aller. Ceci dit, si on garde la même cadence, il est certain que l’on se retrouvera sur le podium.

En tout cas, avant  la trêve, le calendrier vous est favorable puisque le CRB jouera uniquement à Alger avec deux derbies face au MCA et à l’USMA et la réception de l’ASAM, la JSS et le MCO.
Oui, mais il y a déjà deux derbies indécis et difficiles face au MCA et à l’USMA. Cela ne va pas être facile même avec la réception des équipes que vous avez citées. 
Mais il faudra garder cette dynamique pour viser le podium.

Le podium cela veut dire le titre de champion ?
Non, non, on ne parle pas de titre. Notre objectif, c’est d’être parmi les trois premiers et par conséquent le podium. Maintenant, si le titre de champion s’offre à nous, on ne dira pas non. Mais, je le répète, nous on veut d’abord le podium, pas le titre.

Il y a un peu plus de vingt ans, vous étiez titulaire au sein de  l’EN. Quel est l’avis de l’ancien capé que vous êtes sur la bande de Belmadi ?
Il y a un très bon état d’esprit et en football quand vous l’avez, les résultats suivent. Je constate que le groupe vit bien ensemble. Ce qui m’a le plus impressionné c’est que même les remplaçants acceptent leur statut. Et dès qu’ils ont la possibilité de rentrer en cours de match, ils le font avec joie et apportent le plus que l’entraîneur attend d’eux.

Qu’est-ce qui a le plus changé selon vous ?
C’est la mentalité qui a changé et le mérite revient à l’entraîneur national, Djamel Belmadi. Son discours a eu un effet positif et il a su mettre tous les joueurs sur un pied d’égalité. Tout le monde est à sa place et l’accepte.

A propos d’entraîneur national, on a souvent dit que Amrani dont vous êtes l’adjoint, mériterait d’être sélectionneur un jour. Qu’en dites-vous ?
Il le mériterait et souvent on ne donne pas à un entraîneur ce à quoi il a droit. Le parcours professionnel de Abdelkader Amrani parle pour lui. C’est pratiquement le seul entraîneur algérien qui a réussi partout où il est passé que ce soit à Chlef, Béjaïa ou à Constantine, pour ne citer que ceux-là. Et qu’est-ce que cela veut dire ? Tout simplement qu’il est très compétent et qu’on peut lui faire confiance.

Citez-nous au moins une qualité de Abdelkader Amrani.
Je vais vous en citer deux, la discipline et le travail.
Propos recueillis par Hassan Boukacem

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