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FLAMBÉE DES PRIX Le ministère du Commerce part en guerre contre la spéculation et le monopole

Publié par Rym Nasri
le 12.05.2021 , 11h00
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La spéculation et le monopole qui ont affecté depuis quelque temps plusieurs produits alimentaires de base ont amené le ministère du Commerce à se pencher sur la régulation du marché. Le directeur général de la régulation et de l'organisation des marchés du département de Rezig assure qu’une refonte «complète» de la loi sur la concurrence a été déjà lancée et la révision de la loi sur les pratiques commerciales est à l’ordre du jour.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Le ministère du Commerce tente une nouvelle fois d’expliquer la hausse du prix de la pomme de terre sur le marché national. Selon son directeur général de la régulation et de l'organisation des marchés, Sami Kolli, la spéculation est à l’origine de cette flambée. 
Condamnant cette pratique illicite, il précise que cette fois-ci, elle a eu lieu dans les exploitations agricoles. «Certains producteurs et certains intermédiaires indélicats ont laissé la pomme de terre sous terre», a-t-il précisé, hier, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 3. Et de citer l’exemple de la wilaya de Mostaganem, où seuls dix camions chargés du tubercule étaient expédiés par jour vers les marchés de gros. 
«Lorsque nous sommes intervenus avec les services de sécurité, des centaines de camions ont été dépêchés, remplis de pommes de terre et orientés vers les marchés de gros», dit-il. Aujourd’hui poursuit-il, «la situation s’améliore de jour en jour, notamment avec l’arrivée de la production d’autres wilayas». Quant à la tension sur l’huile de table enregistrée il y a quelques semaines, l’invité de l’émission revient sur les démarches entreprises par le ministère du Commerce pour mieux encadrer ce marché. «Nous avons suivi la production de l’huile des cinq raffineurs. Les quantités produites comparées avec les besoins nationaux nous laissent perplexes et l’on se demande où va cette huile ?», dit-il. Il rappelle ainsi que 52 000 tonnes d’huile ont été produites en janvier 2021, une quantité encore plus importante en février, puis 67 000 tonnes produites en mars et 49 000 tonnes à la mi-avril dernier. Pourtant, précise-t-il, les besoins mensuels de l’Algérie s’élèvent à uniquement 48 000 tonnes. 
En réaction, le ministère du Commerce a lancé une refonte «complète» de la loi sur la concurrence. «Nous allons d’abord lutter contre le monopole et le limiter à 40%. Il va y avoir le raffermissement des sanctions de ceux qui s’adonneraient à l’abus de position dominante», assure Sami Kolli.
La régulation du marché au menu
Le directeur général de la régulation et de l'organisation des marchés au ministère du Commerce souligne que la régulation du marché repose sur la loi sur les pratiques commerciales. Pour lui, les pratiques commerciales sont certes libres mais doivent être justifiées. 
«À l’avenir, nous allons intervenir sur la fixation des marges bénéficiaires de certains produits, surtout ceux de première nécessité. La réflexion est d’ailleurs lancée avec tous les secteurs concernés mais aussi avec les associations des consommateurs et les organisations des commerçants», affirme-t-il.
Pour ce faire, il fait savoir que son département a déjà recensé tous les entrepôts et chambres froides disponibles. «Nous avons des potentialités de stockage à exploiter pour mieux réguler le marché. Nous allons aussi recenser les unités de production des produits de première nécessité : minoteries, semouleries, laiteries, unités d’eau, unité de production du double concentré de tomate, raffineries d’huile et de sucre. Ces données permettront de connaître les capacités réelles», dit-il encore.  
Ry. N.

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