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À partir de Blida Les assurances de Djerad

Publié par Nawal Imès
le 31.03.2020 , 06h00
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Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, s’est voulu rassurant, hier lundi, à l’occasion de sa visite à Blida. Au personnel médical, il a promis davantage de matériels de protection alors qu’aux citoyens, il assure qu’il n’y a pas de crise alimentaire. Djerad reconnaît les insuffisances du système de santé et préconisera sa refonte, assurant qu’il y avait désormais un «monde d’avant et d’après-coronavirus ».
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Soumise au confinement total, la ville de Blida a accueilli hier le Premier ministre. Sans surprise, c’est vers l’hôpital Frantz-Fanon qu’il s’est dirigé. Son personnel est en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, notamment au niveau du nouveau service de réanimation mis en marche récemment pour la prise en charge des personnes infectées, disposant de 60 lits équipés d’appareils respiratoires et où sont actuellement hospitalisées 26 personnes. Le Premier ministre, vêtu d’une combinaison de protection, lui a d’ailleurs rendu hommage,tout en s’inclinant à la mémoire des personnes ayant perdu la vie après avoir été contaminées. Djerad n’a pu ignorer les nombreux appels du corps médical qui réclame, depuis le début, davantage de moyens de protection. Il a d’ailleurs promis à l’ensemble du personnel du secteur public, la mobilisation de tous les moyens de l’État pour lui fournir le matériel nécessaire. S’adressant au personnel de santé, Djerad dira qu’il représentait une « véritable armée » dont le pays avait vraiment besoin en ces temps de crise. Le Premier ministre a, néanmoins, reconnu que le système de santé n’était pas dépourvu de lacunes, et que l’épidémie en cours les avait mises à nu. Il faut, dit-il, se projeter pour reconstruire un système plus fort grâce à des compétences nationales auxquelles il dit croire. Pour le Premier ministre, s’il y a, en effet, une crise sanitaire au cœur de laquelle se trouve la ville de Blida, il n’y a, dit-il, ni crise alimentaire ni d’approvisionnement. Les difficultés que rencontrent les citoyens pour s’approvisionner sont essentiellement dues aux pratiques spéculatrices et aux tentatives de certains de créer la pénurie.
La réaction de l’État sera à la hauteur de l’appétit vorace des spéculateurs. S’adressant à la population qui subit les contrecoups du confinement, Djerad s’est voulu rassurant, affirmant que l’État « ne laissera personne sans assistance ».
En dépit des difficultés financières que traverse le pays, notamment en raison de la dégringolade des cours du pétrole, aucune famille ne sera laissée-pour-compte ou abandonnée, assure-t-il. Des mécanismes locaux sont en train d’être mis en place pour venir en aide notamment aux travailleurs journaliers qui sont privés de leurs revenus en raison du confinement, promet-il, allusion à la dernière instruction émise et qui en appelle à la mobilisation de la société civile au niveau local pour activer les mécanismes d’entraide.
Évoquant les bouleversements que l’épidémie aura induits, le Premier ministre a assuré qu’il y avait désormais un monde d’avant et un autre d’après -coronavirus, dans lequel l’Algérie va devoir lier son destin via des relations internationales basées sur l’intérêt de l’humain. Autre leçon de cette crise : la nécessité de réduire la dépendance alimentaire du pays en encourageant les producteurs et le produit local.
N. I.

 

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