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Le FFS, le RCD, le PLD, le PT, Jil Jadid…se rencontrent ce mardi Les démocrates face à leur responsabilité

Publié par Karim Aimeur
le 16.06.2019 , 11h00
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Photo : Samir Sid
Les partis démocratiques ne peuvent espérer une autre occasion pour s’unir, s’imposer et imposer un rapport de force favorable à l’instauration de la démocratie et servir le pays. Dans les marches populaires, tous les slogans sont en faveur de la démocratie.
Karim Aimeur – Alger (Le Soir) - Le mouvement du 22 février a ébranlé le système et secoué la classe politique. Les partis du pouvoir sont disqualifiés et leurs chefs et cadres risquent de se trouver en prison. Les chefs du RND sont déjà dans leurs cellules à El Harrach. Le président du TAJ a toutes les chances de les rejoindre. Une action est entamée contre lui pour la levée de son immunité parlementaire. Le FLN va subir le même sort. Son ancien chef et plusieurs de ses ministres sont poursuivis dans des affaires de corruption. Ils ne peuvent espérer jouer un rôle politique dans la conjoncture actuelle.
Les partis islamistes n’ont plus aucun crédit à cause du flottement de leurs positions, excepté la formation d’Abdellah Djaballah. Restent les partis démocratiques qui ont eu des positions constantes ces 20 dernières années. La conjoncture joue en leur faveur, surtout que les slogans entonnés par les Algériens dans les différentes wilayas du pays insistent sur l’édification d’un Etat démocratique qui garantit tous les droits. Conscients du contexte, des partis de cette mouvance œuvrent pour la convergence de tous les partis démocratiques pour, au moins, sortir avec une proposition commune de sortie de crise. Les premiers pas ont déjà été faits. La rencontre qui a brisé le mur psychologique entre le FFS et le RCD en est un.
Ce mardi, une rencontre élargie entre les partis de l’opposition démocratique est prévue au siège du FFS. Une rencontre exclusivement entre les démocrates. Selon nos sources, cette rencontre regroupera le FFS, le RCD, le PLD, le PT, Jil Jadid, le PST, le parti de Zoubida Assoul et Djamel Zenati.
Une rencontre rendue nécessaire et obligatoire par la conjoncture que traverse le pays et qui appelle à la convergence des forces de progrès démocratiques et modernistes.
Dans les quatre coins du pays, les Algériens lancent depuis 17 vendredis, avec la même détermination et engagement, «Algérie libre et démocratique».
L’autre slogan qui a fait l’unanimité est «pour un Etat civil et non militaire».
Les partis politiques de la mouvance démocratique ont le devoir et la responsabilité de traduire ces slogans populaires dans un pacte politique, à travers un projet commun et non pas une feuille de route propre à chacun.

Une occasion unique
Ils ne peuvent espérer une autre occasion pour s’unir, s’imposer et imposer un rapport de force favorable à l’instauration de la démocratie et servir le pays. Et pour cause ! Dans les marches populaires, tous les slogans sont en faveur de la démocratie. Ce que vit le pays est une vraie révolution politique. Et dans le monde entier, quand une révolution politique est menée par le peuple, c’est pour instaurer un Etat démocratique. Ne pas saisir cette occasion est non seulement un ratage mais une condamnation de soi à disparaître.
Les démocrates ont un autre avantage facilitant leur union. La constance de leurs positions à l'égard du pouvoir ces 20 dernière années. Contrairement aux islamistes, d'essence opportuniste, à part peut-être le parti de Djaballah qui est resté sur les mêmes positions, les démocrates peuvent ranger leurs clivages sans dégâts. Il suffit juste de faire un effort non coûteux.
Le coordinateur du PLD a fait déjà la sentence : «il est impossible de construire la démocratie avec les ennemis de la démocratie».
En matière d'opportunisme, le mouvement El Islah fait cas d'école. A l’élection présidentielle de 2009, il a présenté son propre candidat. En 2014, il a soutenu Ali Benflis. En 2019, il a soutenu la candidature de Bouteflika pour un 5e mandat. Le MSP est lui aussi connu pour ses positions dénueés de convictions et qui changent au gré des contextes.
Il était dans l’alliance autour de Bouteflika durant 10 ans. Il rejoint l’opposition en 2012. En 2019, à travers des manœuvres secrètes et d’autres publiques, il a voulu le prolongement du mandat de Bouteflika afin de lui permettre d’exaucer son rêve de mourir sur le trône et aux bandes de continuer à diriger le pays et piller ses richesses.
Il a même voulu convaincre les autres partis de marcher pour ce projet funeste, rejeté par les partis démocratiques. Ces partis islamistes ne sont pas dignes de confiance. Quant aux partis démocratiques, ils sont face à une responsabilité historique.
Seront-ils à la hauteur ? L’Histoire retiendra et jugera.
K. A.

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