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Importation des médicaments, pharmacies hospitalières et établissements pharmaceutiques Les nouveaux décrets d’application bientôt finalisés

Publié par Salima Akkouche
le 07.11.2019 , 11h00
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Le ministère de la Santé et les organisations professionnelles sont à pied d’œuvre pour finaliser les textes d’application de la nouvelle loi sanitaire. Actuellement, les deux parties sont en train de préparer les textes réglementaires relatifs aux établissements pharmaceutiques, à la pharmacie hospitalière ainsi qu’à l’importation des médicaments.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Le ministre de la Santé s’est engagé, la semaine dernière lors du Conseil du gouvernement, à accélérer la cadence des textes d’application de la nouvelle loi sanitaire. 
Le projet est, cependant, encore à ses débuts. « Le chantier est énorme et nous voulons prendre le temps qu’il faut pour préparer les textes dans de meilleures conditions pour sortir de la gestion actuelle du médicament et rentrer dans une gestion qui considère ce produit comme un bien de santé qui accompagne une pathologie », a déclaré Lotfi Benbahmed, président du Conseil de l’Ordre des médecins qui fait partie de la commission chargée de la préparation des textes réglementaires de la nouvelle loi sanitaire. Néanmoins, les experts et le département de Mohamed Miraoui travaillent d’arrache-pied pour la finalisation des décrets exécutifs de la loi sanitaire. 
Ainsi, en plus du décret relatif à la gestion des psychotropes qui est en attente de publication, trois nouveaux décrets relatifs aux établissements pharmaceutiques, à l’importation et la distribution des médicaments et de la pharmacie hospitalière, ne vont pas tarder aussi à voir le jour. «Nous allons définir ce qu’est un établissement de production et un établissement exploitant. Car actuellement, notre réglementation est faible sur ce sujet alors que les enjeux sont très importants, par exemple, concernant les décisions d’enregistrement des médicaments, le détenteur du médicament peut enregistrer un médicament en Algérie et le faire importer par un autre opérateur qui sera responsable de sa distribution. Or, ce dernier, même s’il signe un cahier des charges, n’a aucune responsabilité sur la qualité du produit ou sur sa disponibilité. Mais avec les nouveaux décrets d’exécution de la nouvelle loi, nous allons mettre en place la responsabilité pharmaceutique de sorte à ce que l’importateur distributeur engage lui aussi sa responsabilité pharmaceutique en Algérie», a expliqué le président du Conseil de l’Ordre des pharmaciens. 
Quant au nouveau cahier des charges sur la distribution pharmaceutique, il a rappelé que cette dernière est gérée comme n’importe quel autre produit. Or, souligne-t-il, les produits pharmaceutiques sont des produits sensibles qui doivent être gérés d’une façon très minutieuse. «Dans le nouveau décret, les produits pharmaceutiques seront soumis à une traçabilité depuis l’importation jusqu’à leur distribution et les moyens de leur stockage seront connus et définis», dit-il. Benbahmed a aussi indiqué que la pharmacie hospitalière sera, désormais, gérée par un pharmacien et deviendra une direction. 
Ce qui assurera, selon lui, une meilleure gestion, moins de gaspillage et plus de technicité et de disponibilité, car regrette-t-il, «malheureusement, actuellement, la pharmacie hospitalière s’approvisionne de l’hôpital au même titre que les produits d’entretien».
S. A.

 

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