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La Reprise des gardes ne fait pas l’unanimité Les résidents divisés

Publié par Nawal Imès
le 14.06.2018 , 11h00
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La reprise des gardes d’urgences divise les résidents. La décision prise par le Collectif autonome (Camra) ne fait pas l’unanimité auprès de la base. Les résidents sont soumis à la double pression du ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Pas de reprise des gardes sur tout le territoire national. La décision prise mardi dernier par le Camra a été contestée par certains bureaux régionaux. Ces derniers refusent toute reprise de l’activité avant l’ouverture du dialogue. C’est la première fois depuis le début du mouvement que les résidents se retrouvent dans une pareille situation. Comment cela a pu-t-il arriver ? 
Mardi, un communiqué du Camra annonçait que le bureau national avait pris la décision de reprendre les gardes en réponse à la disposition du ministère de la Santé à reprendre les discussions. Dans ledit communiqué, le Camra expliquait sa décision comme un «geste de bonne volonté». 
La réaction du ministère de la Santé ne s’est pas fait attendre. Aussitôt, le département de Hasbellaoui faisait savoir qu’aucune rencontre avec les représentants des résidents n’avait été programmée. Mieux encore, le ministère de la Santé affichait, une fois de plus, son intransigeance affirmant que le dialogue restait conditionné par l’arrêt pur et simple de la grève. Il n’en fallait pas plus pour que certains bureaux régionaux réagissent. Ils étaient nombreux à considérer cette sortie du ministère de la Santé comme la provocation de trop. C’est ainsi que le bureau de Constantine publiait un communiqué dans lequel il appelait les résidents à ne pas reprendre les gardes. 
Pour affaiblir davantage le mouvement, le ministère de l’Enseignement supérieur somme les résidents de s’inscrire à la session de rattrapage du DEMS. Ceux qui ne le feraient pas, avertit le département de Hadjar, seront considérés comme exclus d’office. A ce stade du conflit, il apparaît clairement que le ministère de la Santé table sur l’essoufflement du mouvement. 
En conditionnant la reprise du dialogue par l’arrêt de la grève, le ministère de la Santé met les résidents devant un choix des plus difficiles. Après près de huit mois de grève, ces derniers ne conçoivent pas de cesser leur mouvement sans avoir arraché d’acquis. Le seuil de satisfaction exigé par la base est loin d’être atteint, affirme la base.  Le Camra se heurte à l’intransigeance du ministère de la Santé à l’heure où le mouvement se trouve à la croisée des chemins.
N. I.
 

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