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Contribution

Le souvenir de Kaïd Ahmed en ce 19 mars, «la Fête de la victoire»

Publié par Kamel Bouchama
le 21.03.2020 , 11h00
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Par Kamel Bouchama, auteur 
En introduction de ma contribution, que je publie à l’occasion de cette importante commémoration de la Fête de la victoire du 19 mars 1962, je profite pour rappeler aux militants et à l’ensemble des Algériens, cet autre souvenir, où un Grand Homme, Si Slimane Kaïd Ahmed, est passé de vie à trépas au cours de ce mois et en son fatidique 5e jour de l’année 1978, à l’âge de cinquante sept ans. Ainsi, je voulais baser toute ma contribution sur cet événement qui, en son temps, a choqué tous les militants, voire tous les Algériens qui, dans les moments de deuil, savent se comporter dignement en condamnant un ignoble traitement comme celui réservé à Kaïd Ahmed, lors de son enterrement à Tiaret.
Ensuite, j’ai mis un bémol dans mon écrit, en prenant de la hauteur et en évoquant seulement et très brièvement cette ambiance de ce vendredi 10 mars 1978 dans la capitale du Sersou, pour me donner le temps de remémorer notre 19 mars «La Fête de la victoire» dans l’ambiance qu’appuyait, en son temps, Kaïd Ahmed. C’est peut-être la meilleure façon d’anoblir ce Grand dirigeant qui, après sa mort, ne cesse de nous orienter dans le bon sens par ses marquantes idées. Mais avant, voyons ce que j’ai écrit pour son enterrement dans mon ouvrage : Kaïd Ahmed, homme d’État. En voici un paragraphe. 
«Cependant, malgré cette bassesse du pouvoir d’alors, le verdict populaire a fait qu’une foule impressionnante a tenu à lui rendre un vibrant hommage, même si elle était placée sous ‘‘haute surveillance’’. En effet, une marée humaine observée du début à la fin de la cérémonie d’enterrement par de nombreux photographes, une multitude de caméras et d’appareils d’enregistrement. Une véritable explosion populaire, confirmaient certains journaux «d’ailleurs» qui rapportaient l’évènement. Ils étaient quinze, vingt, vingt-cinq mille, peut-être plus, trente mille personnes qui suivaient cet enterrement en une manifestation de compassion, de soutien et d’attachement à ce militant, bien connu et très estimé dans la région, et dans tout le pays..., on ne le dira pas assez. Il aura, malgré toutes ces intimidations, un enterrement digne des grands.» 
Ainsi, mon inspiration me commande de replacer cet Homme d’État, dans son élément, à l’occasion de la Fête de la victoire, pour laquelle il a participé concrètement, les armes à la main et rappeler à la nouvelle génération ce qu’était son triptyque traditionnel, Sagesse, Justice et Culture, dans le cadre de la gouvernance de notre pays. Le survol de cette autre sphère n’est pas inutile pour nos jeunes, eux qui vivent lamentablement les tourments de situations chaotiques, depuis assez longtemps, puisque la plupart sont nés dans cette ambiance difficile, insalubre. Ils doivent prendre aujourd'hui, nécessairement, une conscience plus aiguë.
Mais qui est Kaïd Ahmed pour tous ces jeunes ? Et la question doit être posée ainsi : qui était-il de son vivant ? Un génie, aux talents exceptionnels, qui a défié la chronique en son temps ? Ou tout simplement un vulgaire histrion – qu’il m’excuse, aussi loin qu’il est, pour ce substantif cinglant –, oui, un histrion comme on en voit aujourd’hui sur le marché de la politique, partout dans le monde ? 
Non, non et non ! Kaïd Ahmed a été – le plus simplement du monde – un Homme qui avait les pieds sur terre. Il vivait de ce sentiment fort qui le faisait très objectif, en somme celui qui connaissait le sens des réalités. Si Slimane – on l’appelait ainsi –, de par son intelligence, ne se laissait pas séduire par les rêves et ne cédait pas aux ambitions démesurées. Ce qui démontrait ses capacités d’adaptation à la réalité du terrain.  
Tous ceux qui l’ont approché ou travaillé avec lui vous parlent de ses ressources intellectuelles, de sa fidélité aux principes et de sa perception de la responsabilité qui le faisaient plus à l’aise dans ses missions, quelquefois ou souvent, très difficiles. Et son souvenir est toujours là, parmi nous, pour nous remémorer ses principales missions, d’abord au sein de l’ALN en Wilaya V, et à l’EMG (État-Major général) durant la lutte de Libération nationale, ensuite sa participation aux Accords d’Evian, et ses autres missions postindépendance, notamment quand il avait le portefeuille du grand ministère des Finances et, enfin, cette éminente responsabilité à la tête du FLN qu’il a dirigé – je l’avoue – avec un grand brio. C’est à partir de là, que je me suis inscrit à son école, à son sanctuaire qui m’a beaucoup appris, principalement comment devenir ce cadre honnête, fidèle aux principes de Novembre et aux constantes du pays.
Si Slimane était un Grand et il s’inspirait des Grands. Voilà une autre qualité d’un homme de vaste culture qui passait son temps à s’instruire davantage, en prenant le meilleur dans la culture de son peuple et celle des autres. Il ne lésinait sur aucune sagesse des anciens... Il la prenait pour en faire une valeur d’exemple. Il s’inspirait beaucoup de la sagesse des autres..., ceux qui ont marqué leur temps et leurs peuples.

Kaïd Ahmed et la sagesse 
Tenez, pour ce qui est de la sagesse de Si Slimane, il nous disait pour fouetter notre esprit, pour nous stimuler, en quelque sorte : «Il y a l’homme, il y a le petit homme et il n’y a rien...» Ça veut dire quoi Si Slimane, lui disait-on quand il nous lançait pareilles maximes et sentences de gens sages ?
Le 1er, c’est celui qui consulte et qui applique ; 
Le 2e, c’est celui qui consulte, mais qui n’applique pas (il n’en fait qu’à sa tête).
Le 3e, c’est celui qui ne consulte pas et qui n’applique pas. 
Je me rappelle, en évoquant sa sagesse, que Kaïd Ahmed avait tenté dans l’adversité, qui lui était arborée par ses pairs – il faut le dire clairement aujourd’hui – de faire fleurir de grandes idées au sein des masses. Ce noble sentiment fait de lui, bien des années après sa mort, le dirigeant qui avait élevé, avec une grande générosité, ces autres formes de lutte qui nourrissent les esprits et les cœurs. 
Là, je relève l’esprit de l’éducateur et du pédagogue chez Kaïd Ahmed quand, par exemple, il a pris la décision de placarder et mettre en relief la «lettre de Turgot au roi Louis XVI», datée du 24 août 1774, afin que son contenu serve de source d’inspiration au sein de son département ministériel. Et c’était ça l’image significative qu’il voulait donner, dans ses nouvelles fonctions de ministre des Finances et du Plan.
Et c’était l’ardent nationaliste doublé de l’intellectuel ingénieux qui a agi, avec beaucoup de pédagogie, pour donner du «punch» à ses collaborateurs, dans un secteur qui nécessitait dans le temps, et qui nécessite, aujourd’hui assurément, vaillance et justice. Et c’est là, aussi, qu’on peut exprimer un jugement sur la valeur d’un haut responsable. Pourquoi a-t-il été jusqu’à Turgot si ce n’était pour faire don de son honnêteté, sa probité et sa droiture dans la gestion des deniers de l’État ? N’était-ce pas autant de bonnes manières, qu’il voulait inculquer à ceux qui allaient appliquer «plusieurs principes fondamentaux des finances publiques modernes» ? 
Alors, pour comprendre l’esprit de Kaïd Ahmed, citons un passage particulièrement significatif, même si tout le contenu de la lettre mérite attention. Je présente ce passage qui nous intéresse car présentement, plus que par le passé, plusieurs de nos commis d’État, hélas, se sont salis par la honte des «soustractions malhonnêtes».
«J’ai prévu que je serai seul à combattre contre les abus de tout genre, contre les efforts de ceux qui gagnent à ces abus ; contre la foule des préjugés qui s’opposent à toute réforme et qui sont un moyen si puissant dans les mains des gens intéressés à éterniser le désordre. J’aurai à lutter même contre la bonté naturelle, contre la générosité de Votre Majesté et des personnes qui lui sont les plus chères. Je serai craint, haï même, de la plus grande partie de la Cour, de tout ce qui sollicite des grâces. On m’imputera tous les refus ; on me peindra comme un homme dur, parce que j’aurai représenté à Votre Majesté qu’Elle ne doit pas enrichir même ceux qu’Elle aime aux dépens de la subsistance de son peuple.»
A bien comprendre ce paragraphe, n’était-ce pas de l’authentique Kaïd Ahmed…, deux siècles après ? Ne résumait-elle pas tout ce que pouvait dire, en son temps, notre ministre des Finances et du Plan à son président et à tous ceux qui auraient pu disposer de quelques appétits en ne respectant pas l’éthique en matière de gestion des deniers publics ?
Ainsi, et il faut le dire aujourd’hui avec fierté, qu’en tout cas, au cours de son mandat dans ce secteur de souveraineté, en engageant l’État dans certaines opérations de grande envergure – en achetant par exemple l’or pour le pays – il a réussi à montrer, à la tête de cet important ministère, des dons exceptionnels de parfait gestionnaire des finances publiques. 

Comment cela ? Vont me dire ceux qui me lisent...
Eh bien, il avait accompli des prouesses pour redresser la situation financière du pays grâce à sa perspicacité et, on ne le dira pas assez, à son bon sens paysan. Ici, le terme paysan est conjugué au mode de la noblesse et au temps de la célérité et de l’engagement. Alors, le ministre, chargé de cette lourde responsabilité qui a demandé à ses proches collaborateurs, dès sa nomination, de lui «remettre les clés de l’endroit où est stocké l’argent de la République», ce n’était pas pour en user et abuser sans qu’aucune règle ne détermine son action, ni ne la borne, mais pour entreprendre celle-ci, dignement, dans l’esprit des grands argentiers. Kaïd Ahmed a consolidé les finances du pays, et cela l’Histoire ne l’oubliera jamais, puisque l’Algérie s’est retrouvée en très bonne place en son temps, et aujourd’hui elle demeure parmi les 20 premiers pays au monde pour leurs réserves d’or et le troisième dans le monde arabe. L’Histoire, celle qui sera écrite honnêtement, va nous apprendre que durant presque quatre années à la tête de cet important département ministériel, Kaïd Ahmed organisera les institutions financières du pays, planifiera et lancera le premier plan de développement, «le plan triennal», ainsi que les premiers plans spéciaux de wilaya, pour lutter contre les disparités régionales.

Kaïd Ahmed et la justice 
Nous avons parlé de la sagesse, concernant Kaïd Ahmed, parlons aussi de la justice, cette valeur qu’il exhibait constamment, partout, dans ses paroles et ses actes.
Allons vers des exemples. Là, Kaïd Ahmed au FLN, en tant que premier responsable, véhiculant une bonne expérience – parce qu’il ne venait pas du néant – suscitait l’engouement de tous les militants ; il les motivait en leur apprenant «le sens de la justice». C’était du temps où il installait les commissions du parti du FLN à tous les niveaux et, en utilisant la méthode du pédagogue qu’il était, il fera appel à un «guide», connu pour son esprit intraitable vis-à-vis de lui-même, de sa famille comme à l’égard de tous les musulmans quels qu’eussent été leur rang social et les places qu’ils occupaient. Il s’en est allé revisiter Omar Ibn El Khattab, ce calife de l’Islam, qui tenait à suivre personnellement les litiges, les conflits et les jugements qui se rendaient à son époque. Omar Ibn El Khattab était également célèbre par ses lettres tendant à codifier les rapports entre les hommes, entre les gouvernants et les gouvernés, entre les juges et les justiciables. Et donc, Si Slimane, toujours dans sa pédagogie, reprenait la lettre du calife de l’Islam qui a été envoyée à Abou Moussa El Achaâri, le gouverneur de Bassorah et de Koufa qui participa au début de la conquête musulmane de la Perse..., il reprenait cette lettre pour dire ce qu’il voulait à travers sa diffusion à toutes les instances du FLN, en les instruisant de placarder la missive et, bien évidemment, d’en tenir compte en toutes circonstances. 
Cela nous rappelle cette non moins célèbre lettre de Turgot au roi, également adressée à toutes les structures du ministère des Finances… Kaïd Ahmed était ainsi fait, nous ne cessons pas de le répéter ! 
Que dit la lettre de Omar Ibn El Khattab à son gouverneur ? 
Voici un extrait et c’est important de le dire aujourd’hui...

«La jurisprudence est bien une obligation rigoureuse et une tradition continue. Comprends ! Comprends ! Si l’on s’adresse à toi, il n’y a nul intérêt à parler de droit si celui-ci n’est pas appliqué. Montre-toi égal envers les gens, dans l’expression de ton visage, dans tes délibérations comme dans ton jugement, afin que nul noble ne puisse espérer ta partialité et que nul faible ne puisse désespérer de ta justice ! […] Garde-toi de tout élan de mauvaise humeur, de colère ou d’arbitraire. Prends garde de contester le droit des justiciables dont Dieu a décidé l’imprescriptibilité. 
Celui qui à lui-même s’impose la pureté des intentions en se jugeant soi-même de façon égale, Dieu le soutiendra dans ses confrontations avec les gens... »
Ces quelques idées fortes relevées de la singulière «lettre-recommandation» de Omar le Juste, nous montre l’esprit de Kaïd Ahmed et son attachement viscéral à la justice dans la direction des affaires publiques. Ainsi, en homme de grande culture, il ne pouvait passer sous silence de telles instructions, dont devaient s’inspirer au quotidien, tous les gouvernants et dirigeants, afin de se hisser à la hauteur des exigences dues à leurs charges. 

Kaïd Ahmed et la culture 
Que représentait la culture pour Kaïd Ahmed ? Eh bien, tout de go, je dirais qu’il est préférable de chercher la réponse la plus simple qui éclairerait d’une manière concise et précise, ce qu’était la culture pour cet Homme, de vaste culture. 

En un mot, elle représentait tout !
Il la recommandait aux jeunes comme la clé indispensable pour pénétrer l’univers du savoir et de la connaissance, cette culture permettant aux sociétés humaines d’évoluer et de maîtriser les lois du développement et du progrès. 
Ainsi, il nous disait constamment, avec cette conviction de l’homme de culture, que «la révolution culturelle est à la société ce que l’oxygène est à l’homme…» 
C’est dire que ce responsable d’envergure – et le répéter n’est pas lassant – tenait à instruire les militants et, à travers eux, le peuple dans sa globalité, en insistant sur le fait que l’instauration d’un équilibre harmonieux entre l’Algérien et son milieu socioéconomique et culturel est une nécessité absolue, de telle sorte qu’il ne soit ni un paria ni un privilégié. 
Kaïd Ahmed œuvrait pour le bel art et non celui de «quat’ sous» qui se propage dans les sociétés où la culture est altérée par des exigences uniquement mercantiles. Dans ce contexte, il faudrait peut-être évoquer succinctement le rôle de cet homme cultivé qui, en tant qu’adjoint au maire de sa ville natale, de 1951 à 1954, accordait un intérêt particulier à la promotion de la culture parmi les «indigènes» en exerçant une forme de «chantage» à l’endroit des élus français du «premier collège», auxquels il exigeait, lors des votes du budget de la commune de Tiaret, la prise en compte, au même titre que la population européenne, des aspirations de la jeunesse musulmane de sa région et de la nécessité de lui octroyer des moyens financiers et matériels pour répondre à son engouement pour la culture. 
La jeunesse tiarétie de l’époque se souvient encore de cet homme énergique et actif qui venait assister aux répétitions de la troupe théâtrale, saisissant toute occasion pour entretenir les jeunes sur le rôle de la culture et son apport à la formation de la conscience nationale. La chanson sera également à l’honneur en tant que vecteur du patriotisme parmi ces jeunes qui constitueront l’avant-garde de la jeunesse locale. Nombre de ces enfants de la ville à l’insouciance feinte, membres des troupes culturelles locales, offriront leurs courtes vies à l’indépendance de l’Algérie. 
Kaïd Ahmed ira droit vers Ali Maâchi, un enfant du terroir déjà présent, parmi ce groupe de jeunes. 
Il avait détecté chez ce jeune homme les qualités artistiques qui, dans le registre de la chanson, allaient servir d’instrument de mobilisation et de sensibilisation dans la perspective du grand jour pour lequel le peuple se préparait depuis si longtemps. Il ne s’était pas trompé en apportant son aide à la formation et à la promotion de son orchestre, le jeune Ali se distinguant dans le style oranais, y mettant sa touche nationaliste et véhiculant ainsi de grands idéaux portés par cette jeunesse ardente et déterminée.
C’était cela Kaïd Ahmed, dans ces trois volets que j’ai choisis pour cet anniversaire très important à nos yeux. Les jeunes, espérons-le, prendront le meilleur de sa sagesse, de sa justice et de sa culture. Parce que lui, il faut le dire à haute voix, était et restera – ad vitam aeternam, dans notre mémoire – un cas d’école. Oui, il le restera, surtout, à cause de son sens aigu de l’engagement, du dévouement, du sacrifice et il demeurera une référence pour tous, à cause de toutes ces qualités humaines. N’est-ce pas qu’il tirait son pouvoir de sa fougue et de son imagination ? N’est-ce pas qu’il parcourait son monde d’un pas grave et réfléchi, et chaque étape de sa carrière était commandée par la nécessité d’aller constamment de l’avant, afin d’être concret et utile dans tout ce qu’il entreprenait ?
Oui, pour cela, il conjuguait le verbe «être» et non le verbe «avoir», parce qu’il voyait dans le verbe «avoir» une certaine capacité de nuisance, et donc il ne pouvait être pour lui que méprisable !
J’ose dire, quant à moi, même si durant sa vie ces qualités ne lui ont pas bien servi, à cause de l’ignorance des autres, de ses pairs particulièrement, de leur absurdité, de leur hostilité à son égard et, je le dis franchement, de leur jalousie, elles l’ont rendu mémorable…, incontestablement, après sa mort. 
K. B.

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