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Culture

16e Colloque international Abdelhamid Benhadouga de Bordj Bou-Arreridj Sous le thème «Le roman et les schémas culturels»

Publié par Kader Bakou
le 21.02.2019 , 11h00
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La salle de conférences de l'université El Bachir-El Ibrahimi de Bordj-Bou-Arréridj a été baptisée du nom de l’écrivain Abdelhamid Benhadouga. La cérémonie s’est déroulée parallèlement au  16e Colloque international Abdelhamid Benhadouga, ouvert, mardi, à l’université  Mohamed-El-Bachir-El-Ibrahimi de Bordj-Bou-Arréridj, sous le thème «Le roman et les schémas culturels». 
Les participants au colloque  ont souligné l’impact du roman  sur la dimension culturelle algérienne. Le président du colloque, Saïd Boutadjine, a indiqué, à cet effet, que le  thème choisi cette année représente l’un des nouveaux thèmes abordés dans le milieu de la critique arabe, combinant littérature et philosophie et la tentative d’aborder le récit romancé en recourant aux mécanismes littéraires de critique, mettant l’accent sur son importance majeure pour les étudiants qui entreprennent des études approfondies à ce sujet.  
Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, qui a présidé  l'ouverture des travaux du colloque, a affirmé que l’édition de cette année «sera plus proche des étudiants conformément aux recommandations du comité scientifique de la précédente édition, comme elle contribuera à la concrétisation des valeurs culturelles en reconnaissance de ses créateurs». 
Le Colloque international Abdelhamid Benhadouga, d’une durée  de trois jours, est organisé par la Direction de la culture de la wilaya de Bordj-bou-Arréridj, en coopération avec l'université Mohamed-El Bachir-El-Ibrahimi, sous l’égide du ministère de la Culture. Il voit la participation d’hommes de lettres, de critiques littéraires et de traducteurs venus de sept pays arabes, notamment la Tunisie, le Maroc, le Liban et le sultanat d'Oman, de pays européens  comme l’Espagne et l’Italie, ainsi que des hommes de lettres de plusieurs universités algériennes. 
Le ministre de la Culture a souligné l’importance de faire  ancrer la culture de la reconnaissance envers ceux qui ont beaucoup donné à la culture algérienne dans tous les domaines de créativité. Dans son allocution à l’ouverture donc des travaux de la 16e édition du séminaire international Abdelhamid Benhadouga, le ministre a appelé les jeunes particulièrement à préserver la mémoire collective, culturelle notamment et à œuvrer à l’édification d’un Etat solide basé sur la science et le savoir. 
Saluant les efforts déployés pour perpétuer l’œuvre et l’héritage de Benhadouga, «enfant-repère de la ville de Bordj-Bou-Arréridj», M. Mihoubi a rappelé que l’écrivain avait œuvré durant toute sa vie et à travers ses créations littéraires,  à asseoir une culture nationale authentique et fut le premier  romancier algérien d’expression arabe. Le ministre a ainsi indiqué que le romancier «œuvrait à édifier une identité culturelle algérienne qu’il a défendue et reflétée dans ses écrits et à travers les genres littéraires qu’il a produits».
Le ministre, par ailleurs, a considéré que le roman demeure «un miroir reflétant la transformation culturelle de toute société» citant le célèbre roman de Benhadouga Rih El Djanoub (Le vent du sud) traduit dans plusieurs langues dont l’espagnol tout comme les 21 œuvres culturelles du romancier disponibles au Salon international du livre de la Havane à Cuba organisé dernièrement. Parallèlement à ce colloque, le «Café culturel universitaire» a été inauguré sous l’impulsion du romancier Abderrezak Boukeba, tandis que la salle de conférences de l'université El Bachir-El-Ibrahimi a été baptisée du nom de Abdelhamid Benhadouga. 
Né le 9 janvier 1925 à Mansoura, dans la wilaya de Bordj-Bou-Arréridj, Abdelhamid Benhadouga est décédé le 21 octobre 1996 à Alger. Romancier, dramaturge, traducteur et nouvelliste, il est l’auteur de Rih El Djanoub, premier grand roman algérien écrit en  langue arabe en 1971, traduit en une vingtaine de langues et adapté au cinéma par Mohamed Slim Riad en 1975. Abdelhamid Benhadouga a à son actif plusieurs ouvrages, notamment Ban Essobh (1981), El jaziatte et les Derviches(1983) et Wa ghadan yaoum jadid, paru en 1992 et traduit en français par Marcel Bois.
Kader B.

 

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