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El Tarf La commune de Chaffia croule sous les problèmes, les ordures et la poussière

Publié par Daoud Allam
le 10.09.2018 , 11h00
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En se rendant dans la commune de Chaffia, située à plus de 30 km du chef-lieu de la wilaya, El Tarf, on est frappé par les ordures qui jonchent ses ruelles et la saleté qui a élu domicile dans plusieurs lieux publics.
Le siège de la commune en question, une bâtisse large et imposante d’un étage se trouve, actuellement, dans un état de dégradation très avancé et pour cause, ses murs sont fissurés, la poussière est partout et fait rarissime, un maquis et des herbes hautes et sauvages ont élu domicile autour de ses bureaux et dont les couches de poussière accumulées, durant des années, ont donné une couleur ocre à sa façade principale. Les élus ont montré une totale désinvolture quant à la mise à niveau de cette institution de l’Etat. Une image qui renseigne, on ne peut mieux, sur le peu de crédit et intérêt accordés à leur mandat.
Le maire étant absent, c’est le vice-président de l’APC, M. Bergoug El Ayachi, qui a indiqué volontiers, que «certes le chef-lieu de la commune est dans un état qui laisse à désirer, mais nous avons engagé une importante opération de réaménagement et de réfection des routes et des trottoirs à l’intérieur du tissu urbain, et ce, grâce au programme communal de développement (PCD).
Et d’étayer ses dires en signalant que «cette opération est menée par une entreprise locale de renom, sur une distance de 7,5 km pour un montant de 8 milliards de centimes. Les travaux sont de qualité et sont à un stade avancé d’achèvement. Une fois ce projet réceptionné, c’est la métamorphose totale de toute la commune. Le tissu urbain de la commune sera, de fait, structuré et agencé».
Interrogé sur la problématique de la distribution de l’eau potable, notre interlocuteur a noté que «nous souffrons le martyre pour ce qui est de la disponibilité de cette denrée vitale, je vous informe que nous disposons de deux forages et que nous avons bénéficié d’un troisième, dernièrement, qui sont tous situés dans la localité de Righia, sise dans la commune de Berrihane. Malheureusement, les canalisations de ce réseau présentent plusieurs fuites, le long de son itinéraire. Nous avons des promesses du secrétaire général du ministère de l’Intérieur, lors de sa visite de travail dans la wilaya, effectuée dernièrement, quant à une prise en charge effective de ce problème au cours de l’année 2019».
M. Bergoug a mentionné avec amertume que «la commune ne dispose pas d’une gare routière, une situation qui demeure délicate et qui incommode les usagers dans une commune où beaucoup de personnes se déplacent, chaque jour pour aller gagner leur pain, dans les villes proches et dans la wilaya d’Annaba. Pour ce qui est du stade communal, nous venons de bénéficier d’une opération de pose du gazon synthétique, ainsi que de la réalisation de deux stades matico au grand bénéfice de la frange juvénile». Abordant l’investissement, le vice-maire, peu prolixe, a révélé que «les procédures administratives sont à un stade très avancé pour la création d’une ZAC (zone d’activité commerciale) de 24 ha. Une fois en activité, cette zone permettra la relance de la filière agroalimentaire sachant que la région regorge de capacités immenses en la matière».
«Pour ce qui est de l’aide à l’habitat rural, notre commune a bénéficié d’un premier quota qui est de 40 aides, puis d’un autre de 100 aides. La demande dépasse allégrement les 1 000 dossiers déposés. L’octroi de 500 autres aides permettra, à coup sûr, d’éradiquer le problème du manque de logements dans notre commune et ce, pour une longue période» a martelé notre vis-à-vis et d’ajouter : «Cette rentrée sociale et scolaire s’est déroulée dans des conditions acceptables. Nous avons 9 écoles primaires qui servent des repas chauds aux élèves, dont 4 ont subi des opérations de réfection», a fait savoir l’édile local.
Et de renchérir que : «Pour le volet de la formation professionnelle, nous sollicitons le directeur de ce secteur névralgique afin de veiller à l’ouverture d’une annexe et ce, compte tenu de la demande des jeunes et de ceux qui quittent, prématurément, le cursus scolaire.» La culture reste le parent pauvre du développement au niveau de la commune de Chaffia. Depuis son inauguration, la bibliothèque, un bien de la Direction de la culture, n’a jamais fonctionné. Au contraire, cette structure s’est complètement dégradée par les effets du temps et du laisser-aller. Il est temps que cet investissement de l’Etat soit relancé et que cette structure serve comme lieu de savoir et de connaissances. C’est pratiquement de l’argent jeté par la fenêtre.
Cependant, la commune de Chaffia, connue pour être un musée à ciel ouvert grâce à ses innombrables sites archéologiques (des huileries datant de l’époque numide et romaine) et qui est, également, un des grands fiefs de la révolution de novembre, mérite, indéniablement, une attention toute particulière des responsables locaux.
Daoud Allam

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