Rubrique
Société

LA WILAYA EN COMPTERAIT 32 000 La détresse des diabétiques de Boumerdès

Publié par Abachi L.
le 17.11.2019 , 11h00
402 lectures

La wilaya de Boumerdès compterait 32 000 malades atteints du diabète. Ces 32 000 sont ceux inscrits auprès de la Cnas. C’est ce que nous a confié Mohamed Mokri, président de l’Association des diabétiques de la wilaya de Boumerdès (ADWB), qui revendique l’adhésion de 7 000 malades. 
En tenant compte des malades non inscrits à la Caisse d’assurance sociale, il faut malheureusement augmenter sensiblement ce nombre. Selon Mokri, 70% des malades sont atteints du diabète de type 2 et les 30% restants sont tributaires constamment des injections d’insuline. Pour une région qui compte un peu moins d’un million d’habitants, c’est beaucoup.  
D’après Mokri, c’est principalement l’alimentation non bio, le stress, les difficultés sociales, les chocs émotionnels et d’autres problèmes qui sont les facteurs déclencheurs de cette maladie insidieuse. Pour fêter la Journée mondiale du diabète, l’ADWB, très présente auprès des malades et ce, depuis plus d’une décennie, a organisé une journée de sensibilisation. Des spécialistes sont passés à la tribune pour fournir des explications, aux malades présents, sur «le risque d’atteinte rénale», «le risque d’hypoglycémie», «la nouvelle classe thérapeutique». La journée a été clôturée par des ateliers éducatifs thérapeutiques.  A l’ouverture de cette journée de sensibilisation, le président Mokri a déploré le manque de beaucoup de choses pour améliorer la prise en charge des malades. Il cite notamment l’énorme retard enregistré au niveau du projet de l’hôpital de 240 lits en construction depuis 2012 au chef-lieu de la wilaya. 
Il déplore, par ailleurs, l’absence de maison des diabétiques dans la partie Est et extrême Est de la wilaya de Boumerdès qui enregistre un très grand nombre de malades dans les grandes agglomérations comme Bordj-Ménaïel, Les Issers, Chabet El Ameur, Laâziv ou plus loin dans les zones enclavées comme Dellys, Baghlia, Sidi Daoud, Afir, Taourga,… Précisément, un adhérent de l’ADWB nous rappelle que dans toutes les communes de l’Est de la wilaya à partir de l’axe Legata-Les Issers et Chabet El Ameur, aucune structure sanitaire de proximité n’assure l’analyse HBA1, prescrite chaque trimestre à chaque malade afin de suivre l’évolution de sa maladie. Malheureusement, ces malades parlent à des gens sourds. Ils nous ont encore rappelé le coût exorbitant qu’ils déboursent pour subir les examens de cardiologie, d’ophtalmologie, d’imagerie et d’analyse sans qu’ils soient remboursés. « Exemple concret, chaque trimestre, je paie 1.200 dinars chez le privé pour l’analyse HBA1, la Cnas ne me rembourse que 100 dinars », fustige l’un d’eux. Il y a malheureusement des personnes qui ne peuvent faire face à un minimum pour contrer l’effet destructeur de cette maladie s’il n’y pas une prise en charge de tous les jours. Ils s’en remettent à la fatalité.
Abachi L.

CHRONIQUE
DU JOUR

Les + populaires de la semaine
1

Périscoop 11:00 | 07-12-2019

Bensalah prépare son retour

L’audience accordée jeudi dernier par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, à son remplaçant au Sénat, Salah Goudjil, a été l’occasion, affirme-t-on de bonne source, de faire le point de situation au niveau de

2

Actualités 11:00 | 08-12-2019

Emin auto :
«Bouchouareb demandait de l’argent pour régler notre situation»

Les représentants de la société Emin auto font, eux aussi, partie des témoins de la partie civile ayant accablé Bouchouareb et les deux anciens Premiers ministres incarcérés. «Nous avons déposé notre dossier en 2015, témoignent ses