Rubrique
Société

Oran Les violences contre les femmes en augmentation

Publié par Fayçal Moulay
le 01.12.2019 , 11h00
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Le réseau de prise en charge des violences contre les femmes, regroupant 17 établissements de santé publique de proximité à Oran, a permis, depuis plusieurs années, de mettre en relief la question des violences faites aux femmes.
Lors d’une rencontre qui a eu lieu jeudi dernier à la Direction de la santé, des personnels médicaux ont souligné que les violences faites aux femmes sont en augmentation, constituant un problème de santé publique. 
La violence est présente dans la société, mais c’est encore et toujours au sein de la famille, du ménage que les violences se produisent largement. Pour l’année 2018, ce réseau a enregistré 1597 cas de violences faites aux femmes. Mais dans ce chiffre, ce ne sont pas toutes les femmes qui viennent consulter, souligne l’un des intervenants exerçant au CHUO. C’est le troisième trimestre de l’année 2018, qui a connu le taux le plus élevé, soit 29% du total des cas. Pour les trois premiers trimestres de l’année 2019,
1 355 cas sont recensés. Le deuxième trimestre, avec 476 cas, représente le taux le plus important. 
Pour les personnels de santé, le phénomène est très sous-estimé, à cause du tabou qu’il représente dans la société algérienne. « Il y a même des femmes qui refusent de se soigner carrément, de peur de devoir dire qui les a frappées », témoigne une femme médecin. Pour ce qui est de l’agresseur, c’est très souvent le conjoint et autres proches de l’entourage familial : un fils, un oncle mais aussi des femmes comme la belle-mère, la belle-sœur. D’ailleurs, les lieux des violences arrivant en tête sont le domicile (581 cas), puis les lieux publics (101 cas). Pour le niveau scolaire, 43% des agresseurs ont un niveau moyen et sont sans emploi dans 6% des cas. Ces données ont amené les participants à dire que la violence en général, et plus particulièrement contre les femmes, est un phénomène de société.
La nécessité d’agir pour permettre aux femmes de trouver un soutien, une prise en charge médicale mais surtout psychologique est vitale. 
Les affaires religieuses sont aussi sollicitées pour amener une prise de conscience auprès de la population, pour tenter de faire en sorte que les comportements violents contre les femmes régressent.
Fayçal M.

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