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DGSN Après celui d’Alger, Lahbiri limoge le chef de Sûreté d’Oran

Publié par A. Maktour
le 11.07.2018 , 11h00
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Il fallait s’y attendre. La grosse secousse induite par la brutale mise à l’écart, il y a trois semaines, de Abdelghani Hamel et son remplacement, dans la foulée, par le désormais ex-directeur général de la Protection civile, Mustapha Lahbiri, n’ont pas été sans répliques, de forte intensité qui plus est.
Evidemment, il faudrait être rudement handicapé de la vue pour ne pas voir de lien direct avec l’affaire des sept quintaux de cocaïne, qui n’a pas fini d’empoisonner la vie de tout un contingent de pontes issus de plus d’une de ces institutions que cette affaire, en fait, ne fait que continuer à mettre à mal.
Comme c’est le cas par exemple de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) dont l’éviction de Hamel a, inévitablement, rappelé à beaucoup les conséquences de la mutinerie en règle de centaines de policiers, agrémentée d’une marche de protestation en direction de la présidence de la République, à l’automne d’il y a quatre ans, et ses répercussions endurées par de hauts cadres dont le chef de Sûreté de la capitale de l’époque qui s’est fait dégommer pour avoir été, selon la rumeur jamais démentie, un des instigateurs de ce mouvement qui avait écorché, un moment, l’aura de Abdelghani Hamel. C’est un peu ce même scénario qui se reproduit avec, toutefois, des prolongements beaucoup plus dévastateurs pour des personnages donnés pourtant pour des indéboulonnables de l’organigramme de la DGSN et ses démembrements établi par Hamel qui, finalement, avec tout le talent de stratège qu’on lui prête, n’a pas mesuré ce que ses déclarations pouvaient induire comme dégâts. Des dommages qui, après Alger d’où a été éjecté son chef de Sûreté de wilaya, se sont étendus à la capitale de l’Ouest d’où il s’est confirmé, hier, la fin de mission du chef de Sûreté de la wilaya d’Oran, Salah Nouaceri, un autre proche de Abdelghani Hamel, à l’instar de son homologue d’Alger, même si ce départ est présenté comme entrant dans le cadre d’une banale mise à la retraite. Ce dont ne se suffirait pas la vox populi en guise d’explication bien que la DGSN, donc le successeur de Hamel à sa tête, ne soit pas dans l’obligation de se justifier, même si cela doit alimenter toutes les supputations possibles, du genre de celles qui ont, à profusion, vu le jour après la mise sur le carreau de Abdelghani Hamel puis celle du chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger.
Ce sont, en tous les cas, des actes de grande portée qu’a signés la DGSN version Lahbiri, des actes évidemment qui ne peuvent pas ne pas être liés au limogeage de Hamel et des dommages induits par les sept quintaux de cocaïne de Kamel Chikhi. Des mesures du nouveau patron de la police qui résonnent presque de la même étendue que celle ayant émané du Conseil supérieur de la magistrature auprès duquel plus d’une dizaine de magistrats ont été convoqués, certains afin d’être entendus pour leur supposée implication directe ou indirecte dans l’affaire Kamel Chikhi avant d’être, pour deux d’entre eux, tout bonnement révoqués.
Az. Maktour

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