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AFFAIRE BOUHADJA Ce qui irrite Abdelaziz Bouteflika

Publié par Kamel Amarni
le 13.10.2018 , 11h00
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Le président de l'Assemblée populaire nationale irrite au plus haut point le patron d'El Mouradia. Selon une source sûre, l'entourage de Abdelaziz Bouteflika est d'autant plus remonté contre Saïd Bouhadja que, «nous détenons des éléments sûrs que nous sommes en présence d'un véritable complot dont les ficelles sont tirées par un ex-haut responsable » !
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Notre source insiste : «Contrairement à ce qu'il essaye de faire croire depuis quelques jours, Saïd Bouhadja ne bénéficie d'aucun soutien au sein du pouvoir. Son seul soutien se résume à cet ex-haut responsable qui l'encourage, via les éléments de son réseau, à ne pas démissionner». De qui s'agit-il ? «Il n'a qu'à voir qui soutient Bouhadja et la réponse coule de source.» !. Notre source affirmera cela en concédant, quand même, le nom de l'ancien président de l'APN, Abdelaziz Ziari. Toujours est-il, l'entourage de Abdelaziz Bouteflika suit de très près cette affaire. «En plus d'ignorer la demande formulée par la présidence de la République de réhabiliter le secrétaire général limogé, Bouhadja collectionne les provocations, notamment en affirmant qu'il n'allait pas démissionner car il est, lui, en bonne santé» ! Cette allusion assassine n'est pas passée inaperçue, en effet ! Tout comme n'est pas du tout appréciée cette insistance de Bouhadja sur une intervention, un appel personnel du patron d'El Mouradia. «Sa dernière provocation de jeudi dernier avait été perçue comme une véritable menace. Sinon, comment expliquer ce petit bain de foule qu'il s'offrait dans les rues d'Alger» ? Cette sortie aura, en effet, provoqué, affirme notre source, la colère de la Présidence et des responsables de la sécurité. «L'ordre public et la sécurité nationale sont une ligne rouge que nul ne sera autorisé à franchir» ! Cette phrase rappelle d'ailleurs une même mise en garde, lancée par le patron du RND et Premier ministre, au cours de sa dernière conférence de presse animée le 6 octobre dernier, sur cette même affaire Bouhadja. Ce jour-là, c'était, il ne faut pas être naïf, la voix et la position de l'Etat et de son chef, que Ahmed Ouyahia exprimait publiquement, à propos de cette affaire. Invitant Bouhadja à partir, Ouyahia précisait, dans la foulée que, dans tous les cas, «il n' y aura ni dissolution de l'Assemblée, ni report des présidentielles qui auront lieu, comme prévu, en avril 2019». Il faut dire que dans toute cette affaire, Bouhadja n'a pas affaire, ou seulement affaire, aux députés de l'Alliance présidentielle, mais à Bouteflika lui-même ! Et donc, à l'Etat, comme le prouve d'ailleurs l'évolution des choses. Ainsi, et outre l'implication directe du ministère des Affaires étrangères et du Premier ministre, il est à prévoir des sorties similaires dans les tout prochains jours. «Se croyant bien malin, Bouhadja a envoyé une invitation aux élèves officiers de l'académie de Cherchell, pour lundi, et prévoit une journée sur la diplomatie avec le corps diplomatique, le lendemain mardi. Il peut attendre !», ironise notre source. «Vous voyez bien, vous, tout un Etat reculer devant un individu ?» No comment ?
K. A.

 

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