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Élections locales du 27 novembre Le RCD sur les traces du FFS ?

Publié par Karim Aimeur
le 15.09.2021 , 11h00
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Tous les partis politiques, toutes tendances confondues, ont décidé de participer aux élections locales du 27 novembre prochain. Il ne reste que le RCD qui doit trancher ce vendredi à l’occasion d’une réunion de son conseil national.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Contrairement aux élections législatives du 12 juin dernier, boycottées par tous les partis de la mouvance démocratique, les élections locales du 27 novembre prochain, pour leur particularité, mobilisent toute la classe politique. En plus des partis qui, traditionnellement, participent quels que soient le contexte et les conditions comme le FLN, le RND, le MSP…, des partis de l’opposition qui ont boudé les trois derniers scrutins (la présidentielle du 12 décembre 2019, le référendum sur la révision constitutionnelle du 1er novembre 2020 et les législatives du 12 juin 2021) ont décidé d’investir l’arène. Il s’agit du Parti des travailleurs (PT) et du FFS qui a qualifié sa décision de «stratégique» qui vise à barrer la route aux aventuriers, à préserver l’unité nationale et éviter l’isolement de la Kabylie qui a, elle aussi, boycotté les trois derniers rendez-vous électoraux.
Le FFS s’est dit conscient des entraves et que les conditions d’un scrutin libre et transparent ne sont pas réunies, mais a expliqué que les enjeux liés à la préservation de l’unité nationale et de la cohésion sociale ont dicté sa position favorable.
Il ne reste qu’à connaître la position finale du RCD qui sera arrêtée ce vendredi à l’occasion d’une réunion de son conseil national. La position de ce parti est fortement attendue par les observateurs, en raison de son poids en Kabylie, lui qui, d’habitude, rafle une bonne partie des APC, notamment dans les wilayas de Tizi-Ouzou et de Béjaïa.
Le RCD est devant un choix difficile d’où le FFS est sorti en décidant de participer. Le boycott signerait la sortie du parti de la vie institutionnelle. Les mêmes raisons qui ont poussé le FFS à participer sont également valables pour le RCD. D’où les prévisions qui penchent plutôt pour la participation. En tout cas, la position finale sera connue dans moins de 72 heures.
De leur côté, les partis islamistes ont tous décidé de se mettre dans le bain électoral, malgré quelques réserves exprimées particulièrement par le MSP.
Les partis du pouvoir, à savoir le RND et le FLN, qui traversent une grave crise organique, se préparent aux rendez-vous du 27 novembre avec l’ambition de préserver la majorité des sièges qu’ils détiennent au sein des assemblées locales (APC et APW).

14 partis interpellent Charfi
Les partis ont déjà entamé l’opération de collecte de signatures des citoyens pour parrainer leurs listes de candidature. Mais l’opération n’est pas de tout repos.
Vu la complexité de la tâche, 14 partis politiques ont adressé une requête au président de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi, à propos de la collecte des signatures et des alliances entre les partis «afin de baliser le terrain à une participation effective des partis et des listes indépendantes aux élections locales, qui interviennent dans un contexte sanitaire instable et une conjoncture politique où le phénomène de l’abstention prend de l’ampleur».
Parmi les signataires de la requête qui proposent des «mesures urgentes» figurent le MSP, Jil Jadid, Talaie El Hourriyet, le mouvement El Binaa, le FJD, le Front El Moustakbal, le FMN et le FNA. Rappelant que le code électoral exige des partis politiques et des listes indépendantes voulant participer dans l’ensemble des 1 541 communes et des 58 wilayas, de réunir 800 000 signatures, exigence qualifiée d’«illogique», les 14 partis demandent d’exempter de cette condition les partis ayant collecté les signatures lors des dernières législatives ou du moins ceux qui sont représentés au sein de l’APN.
À défaut, ils proposent le plafonnement du nombre des signatures et le ramener au même niveau que lors des législatives, à savoir 25 000 signatures au niveau d’au moins 25 wilayas, à raison d’un minimum de 300 signatures dans chaque wilaya.
À propos des alliances, les signataires demandent à ce que celles-ci soient autorisées au niveau national et au niveau local après cautionnement des responsables des partis concernés.
Ils demandent, à la fin de leur requête, une audience avec le président de l’Anie afin d’expliquer davantage leurs propositions.
K. A.

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