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LES RESPONSABLES DE SEAAL CATÉGORIQUES L’eau du robinet sûre à 100%

Publié par Abachi L.
le 29.08.2018 , 11h00
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Plus de deux semaines après la découverte de l’épidémie du choléra qui sévit dans plusieurs wilayas et après que cette épidémie eut créé un climat de panique à travers tout le territoire national, des responsables d’institutions nationales concernés par ce pénible dossier commencent à sortir de leur léthargie et donnent des instructions à leurs techniciens, plus qualifiés, pour communiquer. Mais le mal est fait.
Pour avoir communiqué en retard et de manière anarchique, voire mensongère, les politiques ont causé d’énormes dégâts au sein de l’opinion publique. Ainsi, la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (Seaal) qui gère les réseaux AEP (alimentation eau potable) d’Alger et de Tipasa et qui alimente des millions de consommateurs, a chargé Leïla Farah, directrice du laboratoire central de cette société, de fournir toutes les explications sur le processus de contrôle des eaux potables avant leur acheminement vers les robinets des habitations.
Maîtrisant parfaitement son sujet, la technicienne explique avec des mots simples, aux nombreux représentants des médias, tous les processus de contrôle pour rassurer la population des deux régions. Sûre d’elle, la directrice du laboratoire central qui supervise tout le système de contrôle implanté dans les deux wilayas n’hésite pas à affirmer que «l’eau produite par la Seaal est à 100% conforme aux normes prescrites par la loi et avec zéro bactéries». Justement, le traitement des eaux destinées à la consommation humaine est régi par trois textes de loi en Algérie. Pour la protection de la santé de ce consommateur, cette eau doit couler du robinet avec un minimum d’un milligramme de chlore pour un litre d’eau.
Dans certaines circonstances exceptionnelles comme une situation de catastrophe majeure ou de guerre, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) recommande de porter ce minimum à 5 milligrammes pour un litre d’eau.
Démentant la rumeur sur la pollution des eaux de certaines localités par la bactérie cholérique, madame Farah affirme «qu’il est impossible à cette bactérie de vivre dans une eau chlorée». De plus, le constat sur le système de contrôle de l’eau potable et le nombre de prélèvements et des unités de contrôle (laboratoires) donnent de l’assurance à la conférencière qui certifie que ces barrières rendent impossible toute pollution bactériologique. «Le contrôle est notre raison d’être», ne cesse de rappeler notre interlocutrice qui précise que les procédés de contrôle sont certifiés ISO 17 025.
Ces laboratoires fonctionnent avec 79 paramètres. Par moins de 250 000 prélèvements sont effectués annuellement pour des contrôles chimiques et plus de 400 prélèvements qu’effectuent, chaque semaine, plus de 100 laboratoires de la Seaal sont destinés à la recherche d’éventuelles bactéries. Selon madame Farah, ces prélèvements se font 365 jours par année sur tous les réseaux ; c’est de la source (barrages ou forages) jusqu’au robinet du citoyen. Ces laboratoires sécurisent l’eau que consomment des millions de personnes dans les wilayas d’Alger et Tipasa. Mais dans ce processus mis en place par l’Etat, les puits des particuliers échappent au contrôle. Ils peuvent être une source de nombreuses MTH (maladies à transmission hydrique). En tout cas, la directrice du laboratoire central de la Seaal n’a pas lésiné sur les informations et les explications pour convaincre son auditoire au sujet de la qualité de l’eau que consomment les habitants d’Alger et de Tipasa.
Il y a lieu de noter qu’une visite d’explication de la station de traitement d’eau venant des barrages de Keddara (Boumerdès) et Taksebt (Tizi-Ouzou) et qui alimente, partiellement, à partir de Boudouaou (wilaya de Boumerdès) Alger, a été organisée pour la presse. Sur place, les techniciens qui veillent sur son fonctionnement ont donné tous les éclaircissements sur la sécurité des eaux envoyées vers les robinets des citoyens.

Sécurité nationale et temps de réaction
Dans toute chose malheureuse que subit l’humain ou un collectif humain, le temps de réaction est primordial. Plus cette réaction est rapide et efficiente mieux la victime limite les dégâts. Dans cette affaire de choléra, le professeur Abdelouahab Bengounia, épidémiologiste, relevait, lors de son intervention, avant-hier, au forum du Courrier d’Algérie, l’absence des institutions. Dans sa colère dénonçant l’imprévoyance et la mauvaise prise en charge de ce pénible dossier, le professeur est même allé jusqu’à déclarer : «Je ne m’attendais pas à voir à quel point l’Algérie est en situation de déliquescence.» En revanche, les partisans du président de la République sont vite allés en besogne disant, non sans satisfaction, que «le chef de l’Etat a donné des instructions fermes pour la prise en charge de cette épidémie». Ces instructions sont venues plus de 10 jours après la propagation de la bactérie qui commençait, par ailleurs, à faire des dégâts. Les instructions présidentielles sont-elles un préalable pour protéger la vie des citoyens ? Cette épidémie n’est certes pas un acte de guerre avec un ennemi bien identifié, mais puisqu’il y a eu mort d’hommes alors que des dizaines de citoyens sont alités risquant de mourir et que la population de tout un pays est affolée, ce fléau est assimilable à une situation de guerre. Il pouvait causer des pertes humaines massives. Dès lors, il devient un problème de sécurité nationale impliquant les ministères de la Santé, de l’Intérieur, des Ressources en eau, de la Défense nationale et d’autres départements au niveau national ou local. «Dans de telles situations, ce sont les institutions dirigées par des responsables compétents qui interviennent, ce n’est pas l’affaire de personnes», a regretté le professeur.
Abachi L.

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