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Le ministre de la santé : «Nous sommes dans une phase stationnaire»

Publié par Massiva Zehraoui
le 23.05.2020 , 06h00
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À compter du premier jour de l’Aïd, le port du masque deviendra obligatoire, confirme le ministère de la Santé, rassurant en parallèle que les bavettes seront disponibles pour tous les citoyens à l’échelle nationale.
Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - « Une grande quantité de masques sera distribuée ces jours-ci », promet le premier responsable du secteur, Abderrahmane Benbouzid. Lors de son intervention jeudi dernier, à la Radio Chaîne 3, il a fait part de l’existence d’un nombre important de masques « au niveau des pharmacies centrales des hôpitaux ». Par conséquent, des quantités conséquentes de ces bavettes seront mises en circulation et à la portée des citoyens. Il précise, en outre, que l’opération a déjà été lancée à Alger ainsi qu’à Blida.
En ce qui concerne le reste des wilayas, Abderrahmane Benbouzid fait savoir que les centres de formation professionnelle, les ateliers et les diverses usines s’attellent à la confection de bavettes dites « grand public », c’est-à-dire fabriquées avec du tissu. Des centaines de masques sont prêts d’après lui, « à être distribués » en attendant un nouvel arrivage. À propos des prix, l’intervenant assure, là aussi, qu’ils « seront plafonnés », relevant qu’ils ne dépasseront pas les 40 DA. Il précise, néanmoins, que le prix définitif n’a pas encore été fixé, expliquant qu’il faudra prendre en compte la main-d’œuvre et le tissu qui ont un coût, quand les masques sont fabriqués dans des ateliers ou autre. Abderrahmane Benbouzid tient à rappeler que les bavettes seront obligatoires, le premier jour de l’Aïd, avertissant que tout contrevenant à cette règle sera « verbalisé ».
Il rappelle qu’il y a « un véritable danger », d’où la nécessité « d’impliquer le citoyen afin qu’il prenne conscience des risques qu’il encourt ». Dans ce contexte, il soutient que certes « le port du masque peut s’avérer contraignant mais il reste la seule solution susceptible de nous faire sortir de la crise ». Il en appelle au bon sens des uns et des autres en les invitant à se responsabiliser afin de faire baisser la courbe des contaminations qui a significativement augmenté ces dernières semaines. Il soulignera d’ailleurs dans ce registre, que la levée du confinement reste tributaire de l’évolution de l’épidémie.
S’étalant davantage sur ce point, le professeur Benbouzid précise que « nous sommes sur un plateau stable mais l’épidémie reste active ». Ce dernier a avancé que tant que nous n’aurons pas atteint la barre des 200 cas par jour, on peut parler d’une situation « stationnaire ». Cela dit « avant de penser à déconfiner, il est important que ces chiffres s’établissent à 50 par jour au moins », estime-t-il.
Le responsable du département de la santé a indiqué que même si l’épidémie s’atténue, les mesures barrières resteront toujours de mise, du moment que « nul ne sait comment les choses vont évoluer ». De ce fait, le déconfinement se fera de façon graduelle. Dans ce sillage, il a signalé que les restrictions seront certainement allégées après l’Aïd.
Abderrahmane Benbouzid conviendra que la vie devra reprendre son cours tôt ou tard, rappelant que le prolongement de cette situation pénalise grandement les journaliers dont la plupart se retrouve sans aucun revenu depuis des semaines.
L’invité de la radio a indiqué par ailleurs qu’un plan de déconfinement a d’ores et déjà « été élaboré par le Comité scientifique » qu’il préside, et que celui-ci sera connu du grand public « au moment opportun ».
Pour l’heure, Abderrahmane Benbouzid juge important de durcir les mesures restrictives durant les deux jours de l’Aïd. Expliquant ce choix, il considère que l’objectif est de restreindre au maximum les déplacements des citoyens (visites chez des membres de la famille, déplacement dans des cimetières…) pendant cette période, et ce, en interdisant la circulation des véhicules.
M. Z.

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