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Culture

La vie en vol de Omar Aït Aider Ecrits épars et hommage à l’arbre tutélaire

Publié par S. A. M.
le 12.07.2018 , 11h00
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Enseignant chercheur à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou, Aomar Aït Aïder, aujourd’hui à la retraite,  poursuit son expérience d'écriture, loin des sentiers académiques. Sa bibliographie déjà riche de quatre publications entre romans et essais politiques vient de s’étoffer d’un nouvel ouvrage : La vie en vol publié à compte d’auteur et qui vient de sortir en librairie. 
Ouvrage hybride mêlant l’essai, la nouvelle et d’autres récits plus au moins romancés, La vie en vol est une compilation d’écrits répartis en cinq chapitres où l’auteur restitue ses réflexions,  ses émotions, ses émerveillements, ses témoignages autour de choses vues, vécues ou découvertes au gré de ses pérégrinations spatiales et temporelles, avec simplicité et une fluidité dans l’écriture. En une centaines de pages, l’auteur fait étalage de son univers intérieur dans des écrits épars  dont une bonne partie est  tissée autour d’un mot-clé : tabucict (le chêne). En ce sens, La vie en vol est presque une dédicace à cet arbre témoin et tutélaire implanté au centre du village dont il structure l’imaginaire et la mémoire collective de ses habitants ; il est le réceptacle du vécu anthropologique de la communauté qui continue à vouer un culte quasi totémique à cet arbre plusieurs fois centenaires. 
«Tabucict  est un chêne qui a, vraisemblablement, l’âge du village (…) Son aura s’accroissait en même temps qu’il grandissait avec le village en formation. Les villageois l’ont toujours vénéré. Aujourd’hui encore, on lui voue respect. On vient lui confier ses angoisses et ses espérances, et attendre un message des dieux au retour. L’arbre s’exprime par des signes que les villageois ont appris à traduire. Ses bruissements et ses murmures sont considérés comme la manifestation des proches disparus. On se colle à son tronc pour sentir les écoulements de la sève et les vibrations de la terre que transmettent ses racines», écrira l’auteur en quatrième de couverture témoignant de l’attachement quasi mystique et magique qui est voué au vieux chêne. 
Cela étant dit, certains lecteurs regretteront le caractère fragmentaire du contenu, un déficit d’homogénéité thématique et une absence de jonction motivée entre les textes qui confère à l'ensemble une note hétéroclite et un goût d’inachevé. 
S. A. M.

 

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