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Le Soirmagazine

Eclairage Mohamed Belaoud, président de la fondation Terre, au soirmagazine :

Publié par LSM
le 01.09.2018 , 11h00
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Regards sur le berceau de notre planète

Ces jours-ci, les astres signent des shows au-dessus de nos têtes. Les astronomes amateurs ne les ratent pas. Même s’il n’est pas équipé de jumelles ou d’un télescope, le commun des mortels, avec seulement ses yeux, peut assister à ces spectacles ou du moins contempler avec philosophie les planètes, les étoiles filantes, la Lune et le Soleil. 
Ces jours-ci, les astres signent des shows au-dessus de nos têtes. Les astronomes amateurs ne les ratent pas. Même s’il n’est pas équipé de jumelles ou d’un télescope, le commun des mortels, avec seulement ses yeux, peut assister à ces  spectacles. Dans son intervention, le président de la fondation Terre a fait un plaidoyer en faveur ciel.   
On a tendance à oublier notre environnement immédiat. Lorsqu’on est dans notre cocon de chambre,  dans une tente en montagne ou dans le Sahara, l’immensité qui est à l’extérieur disparaît. Il en est de même pour notre environnement cosmique naturel : on ne saisit presque pas ou du tout qu’on fait partie, en tant que poussière errante, de cet infini espace. En admirant ce dernier, on arrive en beauté à lever quelque peu ce voile.
Ainsi, profitant de la discrétion de la Lune, les nuits de la mi-août étaient zébrées chaque heure par des dizaines, voire une centaine de météores. Ce spectacle gratuit, exécuté en mode très rapide, s’est déroulé dans l’ensemble des étoiles (constellation pour les initiés) de la «salle». Persée, situé au zénith, un peu plus au nord-est de l’Etoile polaire et la Grande Ourse.
Cette région du ciel qui a donné son nom au phénomène a brillé de mille feux, au sens propre du terme. La Terre subit de tels bombardements lorsqu’elle traverse l’orbite d’un essaim de poussières et de débris de comètes. Ces cailloux avec qui «le diable nous lapide» explosent et se désintègrent au contact de nos couches atmosphériques à des vitesses dépassant les 10 000 km/h. Certains gros blocs, appelés bolides, arrivent exceptionnellement à percuter la terre. Sur les 190 cratères d'impact recensés dans le monde, quatre se trouvent en Algérie. Et il y a une vingtaine d’années, des spécialistes ont découvert au Sahara un étrange caillou extraterrestre qui n’a rien d’une météorite classique. D’une composition minérale jamais observée sur Terre, il a réussi à bousculer toutes les théories sur la formation de notre système solaire. 
En attendant que le ciel nous tombe sur la tête, et si vous tenez à assister à de pareils phénomènes pour faire un vœu, prenez un ticket pour le dernier acte d’averse de ces perséides qui rebondissent et qui  se jouera à guichets ouverts à partir du 9 septembre et durant une quinzaine de jours, même s’il est moins fougueux.
Trompette sonnante, le crépuscule ouvre alors le bal avec la déesse Vénus. On peut la voir juste au-dessus des rougeurs du coucher du soleil. Et dire que notre espèce a réussi à la caresser en 1962 par l’atterrissage de la sonde Mariner 2. Elle est visible au crépuscule jusqu’à la fin du mois. Le 24, elle sera à son plus grand éclat. Une façon peut-être de célébrer notre passage vers l’automne, même si c’est avec deux jours de retard. Surnommée l’«Etoile du berger», elle se couchera de plus en plus tôt. Entre temps, elle va valser durant plus d’une heure avant de rejoindre son compagnon le Soleil derrière la ligne d’horizon.
Mais la scène céleste ne sera pas pour autant vide : badaboum, sans exception aucune, toutes les planètes visibles à l’œil nue vont prendre le relais durant toute la nuit.
Juste un petit peu vers l’Ouest, Jupiter, la géante de notre système solaire et qui dépasse 1 000 fois la Terre, entre en jeu. Elle est tellement brillante entre la Lune et l’emplacement de Vénus, qu’elle ne peut nous échapper. Et en parlant de Lune, Jupiter a 79 satellites qui lui font la cour avec des croissants.
Il semble que les merveilles des planètes de notre système solaire sont incomparables en beauté à celles de la Terre.
Ce «rejet» du ciel au temps des navettes spatiales, on arrive mal à l’expliquer, alors que la pratique astronomique qu’entretenaient nos ancêtres avec notre voûte remonte à 3 000 ans avant notre ère pour les Nord-Africains en Egypte et les Babyloniens au Moyen-Orient. On leur doit le fameux mystère du mystique chiffre 7 qui englobe les 5 planètes ajoutées aux astres du jour et de la nuit. Les Européens, quant à eux, n’ont emboité le pas que 1 000 ans après en érigeant Stonehenge, le premier observatoire spécialisé.
A mi-chemin entre Jupiter et la Lune, brille avec moins d’intensité Saturne la jaunâtre. En fouillant le ciel, on arrivera à la trouver car son éclat, à la différence des étoiles, ne scintille pas. Elle s’allume au crépuscule, mais ne tiendra pas jusqu'à minuit. Dans la soirée du 6 septembre, elle entamera son déplacement rétrograde, c'est-à-dire qu'elle inversera sa trajectoire apparente pour glisser vers l'est. Dix jours après, elle nous donnera rendez-vous à côté de la Lune. Ses anneaux qui la ceinturent comme des arceaux la rendent exceptionnelle. Ce sont des nuages de glace d’ammoniac poussés par des vents de plus de 1 500 km par heure. C’est une boule de gaz dépourvue de croûte solide, une sorte d’«océan» d’hydrogène métallique liquide. Pas question de se poser sur Saturne. Sa pression est telle qu’aucun objet créé par l’homme ne pourra y résister.
 Si on prend la peine d’aller visiter certaines contrées du ciel – guidé par sa simple volonté, une application de son téléphone, un astronome amateur ou un didactique ouvrage – on sera agréablement surpris. Jetons notre dévolu sur la planète Mars, proche de la Lune. Elle trône à sa droite. Cette vedette de l’année brille plus que jamais, damant le pion à Jupiter. Elle est particulièrement proche de la Terre et ne le sera plus avant 2035.
 Le premier «atterrissage» sur cette planète remonte à 1976. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. La réalité a même emboité le pas à la fiction puisqu’un patron privé ambitionne d’ici à quelques années de poser les jalons d’une cité martienne pouvant contenir un million d’habitants avant la fin de notre siècle. Le projet est d’autant plus séduisant que les derniers résultats des échographies de cet astre rouge ont révélé cet été la présence de vastes lacs sous les glaces de ses deux pôles. Mais pour le moment, un voyage vers cette destination prendra un peu plus de 7 mois.
Il est important de préciser que les bonnes observations se font loin de toute pollution lumineuse. D’ailleurs, et à cet effet, certaines villes du monde ont repenser leur système d’éclairage pour dégager le ciel et permettre à leurs citoyens de le contempler. Justement, le 9 septembre, la  soirée de la Nouvelle Lune (dépourvue de cet astre) est alléchante. De toutes les planètes, c’est incontestablement Mercure qui est difficilement observable. Flirtant avec le Soleil, elle est embuée par les rayons de son maître. Il faut se lever tôt pour la voir. A l’aube et à l’horizon, une heure avant le lever du Soleil et sur sa piste, elle pointe timidement son point lumineux qui gagnera en brillance de jour en jour.
Enfin, ne manqueront à la collection de cette balade dans le système solaire que 2 planètes : Uranus et Neptune. Elles ne seront malheureusement visibles qu’à l’aide d’instruments. Mais faute de grives… on les devinera dans les profondeurs de l’emplacement de la Lune durant les premiers jours de septembre.
Pour toutes ces belles raisons si simples, «terre à terre» et non «astronomiques», levons ,de grâce, la tête vers ce ciel qui fait partie de nous-mêmes.
Les informations sur l’univers relèvent malheureusement toujours des faits divers et des petites curiosités. Cette culture du ciel devrait commencer comme toute éducation, en famille, dès la petite enfance, avec des observations ludiques. 

La Lune, notre proche banlieue, nous interpelle
La Lune, notre proche banlieue, nous interpelle ces jours-ci par son disque plein. Du 23 au 26 août vers 3h45 du matin, la Lune devenait graduellement rouge, colorée par la planète mars qui venait de plonger sous l’horizon plein ouest. Le spectacle a duré une demi-heure. Puis s’est assombri tout doucement avant de disparaître en une poignée de minutes,  comme en période d’éclipse.
Ce spectacle, qu’aucun média n’a répercuté, s’est arrêté net les jours suivants; Mars était trop lointaine pour que le Soleil puisse réfléchir par ricochet de telles lumières.
Cette boule céleste sera dans une semaine à son périgée, c'est-à-dire au plus près de la Terre, à une distance de 361 000 km. Son éternelle face cachée ne nous a été révélée pour la première fois il y a 60 ans, grâce à la conquête spatiale. Une dizaine d’années après, son sol fut foulé du pied. L’«atterrissage» a eu lieu sur la Mer de la Tranquillité. Ce site et tant d’autres reliefs peuvent facilement être observés à l’œil nu lorsque la Lune forme un croissant et que l'on observe la frontière entre la partie éclairée et la partie non éclairée.
Elle continue de nous émerveiller et de nous attirer au point que l'on envisage très sérieusement d'y retourner et de s'y implanter. Des projets de reconquête et de colonisation existent au sein des grandes agences spatiales. Une entreprise sans précédent, l'une des aventures les plus passionnantes de ce siècle...

La boule de feu
Le Soleil, ce centre de notre système planétaire, demeure, hélas, même si on le fixe des yeux, un inconnu. On ne parle que de ses rayons, et encore. Pourtant, cette étoile est notre source de vie.
Au coucher ou au lever, ce «dieu» présente parfois des points de beauté que déjà les astronomes grecs et chinois ont évoqué il y a deux mille ans. Ce sont les fameuses taches noires de surface dont la forme et l'emplacement changent. Leur observation est relativement facile et permet, comme récompense, de constater la rotation de l’astre sur lui-même en 27 jours. A défaut de lunettes protectrices spécialement conçues et homologuées pour ce genre d'observation, il est possible d’utiliser des verres de soudure numéro 14 qu’on peut acheter dans les quincailleries. Seulement, il est recommandé, avec de tels verres, d’effectuer des observations brèves et entrecoupées.
 Hélas, pour le moment, le cycle de 11 ans de cette belle dame a effacé presque toutes les taches. L’astre, lorsqu’il est coléreux, le démontre par des éruptions provoquant des vents solaires pouvant sérieusement perturber les communications avec les satellites et les systèmes des engins spatiaux.
Par ailleurs, il semble que la Terre va devenir invivable dans moins d’ un milliard d’années par manque de carburant du Soleil. Il faudra alors songer à déménager lorsque l’astre du jour va grossir pour devenir une géante rouge et avaler dans son obésité les planètes proches : Mercure, Vénus et la Terre.
 Cette nouvelle n’a pas empêché la Nasa le mois dernier de lui lancer une sonde de la taille d’une voiture, coûtant la bagatelle d’un milliard et demi de dollars. Munie d’un bouclier high tech pour traverser 24 fois la couronne de ce «dieu», elle a pour objectif de prévenir ses fameux vents. Près du Soleil, elle appuiera sur le champignon pour une vitesse de 700 000 km à l’heure. Du jamais vu !
Cela fait 60 ans que les scientifiques rêvent de construire un tel engin pour «toucher» le Soleil. Finalement, la prévention de la météo spatiale s’avère aussi importante que celle terrestre. 

 

 

 

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