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Soit dit en passant

Au cœur du Hirak, ils reviennent à la charge !

Publié par Malika Boussouf
le 25.02.2020 , 11h00
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A l’image de ces Algériens qui foncent à la mosquée, tous de kamis vêtus, le tapis sous le bras et estampillés au front, pour démontrer, au voisinage, qu’ils sont en phase avec les recommandations divines, les marcheurs des mardis et vendredis pourraient bien en faire autant, dans les mois à venir, histoire d’offrir au monde l’image uniforme d’un Hirak converti à l’islamisme ambiant. Idéologie meurtrière remise en selle par les fidèles de l’ex-Fis, dissous pour les menaces qu’il proférait à l’encontre des réfractaires à l’Etat islamique !  
Les chefs terroristes d’hier, leurs héritiers et leurs récents alliés gagnent du terrain, encouragés par les alliances malsaines conclues avec certains démagogues impénitents, qu’au fil des jours, ils convertissent à leur cause. 
Une espèce d’engeance qui ose se réclamer de la démocratie, qui assume désormais publiquement le rapprochement et qui nous affirmera bientôt qu’il n’y a pas d’autre moyen d’en finir avec le système en place. Ce sera comme si on nous proposait de revoir à la baisse nos deuils et nos rejets du mal en retour. 
Une photo qui circule copieusement sur les réseaux sociaux nous montre, entourant l’ancien moudjahid Lakhdar Bouregaâ, cerné de près par le pousse-au-crime, père du GIA, Ali Benhadj, et des serviteurs de la cause intégriste qui ne s’en cachent même plus, livrant à l’occasion une idée, travaillée à dessein, d’objectifs dont il faut craindre qu’ils ne soient pas louables. Photo peu innocente qui fait le jeu d’une aile islamiste qui ambitionne de contrôler la rue comme elle avait réussi à le faire au début des années 90. 
Amadouer les Algériens qui rêvent d’un monde meilleur et peinent à se faire entendre depuis une année ? Le terrorisme n’a pas guéri le pays de l’envie de recommencer. Tant que l’on n’aura pas neutralisé ces dangereux individus qui maîtrisent, en théorie, les vertus de la démocratie et l’avantage qu’il y a à s’en réclamer légalement. Les salafistes n’ont aucun mal à s’en revendiquer pour la survie de leur cause, tout en pensant le contraire. La menace vient, elle, de ces pédagogues au ton doucereux que la rue écoute religieusement ! 
M. B.

 

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