Rubrique
Soit dit en passant

Adieu Monsieur le professeur…

Publié par Malika Boussouf
le 19.11.2018 , 11h00
4007 lectures

J’avais presque envie de la lui chanter la chanson. La fameuse ! Celle qu’entonnent, avec émotion, lycéens et  étudiants pour remercier un enseignant qui prend sa retraite. 
Pas n’importe quel enseignant, mais celui dont ils savent qu’ils regretteront le passage. Celui qui aura remarquablement usé temps et énergie  à leur enseigner le meilleur d’une matière. De ces professeurs qui marquent, quand ils ne les usent pas, les institutions dans lesquelles ils évoluent durant leur carrière. Le temps que les images le concernant ne s’estompent et ne vous inspirent plus que de vagues souvenirs. 
Le moins que l’on puisse dire à son propos c’est qu’il n’aura laissé personne indifférent. On dit toujours que plus c’est gros plus ça passe. L’expression a largement eu le temps de se vérifier avec lui. 
Vous les trouvez insupportables lorsqu’ils sont aux commandes et vous ne pouvez vous empêcher d’éprouver de la peine, enfin un peu,  pas beaucoup, faut pas exagérer non plus, lorsqu’ils vous annoncent qu’ils raccrochent leurs gants, qu’ils s’en vont. Parce que vous vous dites qu’ils ne sont jamais assez remerciés pour leur engagement, sincère ou pas, à toujours flatter la cause qu’ils servent. Il aura été d’innombrables conquêtes et aura accumulé les pires mensonges tellement ils étaient gros. 
Il aura été sans gêne et su naviguer dans les eaux troubles d’un système qui ne tolère que ceux qui le servent fidèlement. Du coup, on en conclut qu’il aura mérité de se reposer un peu et de continuer à espérer qu’il sera peut-être rappelé comme on le fait quand le contexte l’impose à un petit  réserviste.   
Je lui tresse des lauriers avant qu’il n’indiffère définitivement. Parce que franchement, il mériterait mieux que d’être relégué aux oubliettes et que si j’en étais et que cela  dépendait de moi, je lui érigerait une statue grandeur nature pour lui dire ma reconnaissance. Je n’arrive pas à croire que je ne vais plus lire nulle part qu’il a encore pris une mesure à l’égard de tel ou tel autre militant de son organisation. Parce que sévir, ça, il savait faire. Comme il savait obéir et anticiper le moindre frémissement de sa hiérarchie. 
M. B.

CHRONIQUE
DU JOUR

Les + populaires

(*) Période 30 derniers jours

1

Actualités 11:00 | 20-02-2019

CRITIQUÉ POUR SON SOUTIEN À ALI GHEDIRI
Mokrane Aït Larbi s’explique

Le soutien qu’apporte le célèbre avocat Mokrane Aït Larbi à la candidature de l’ancien général-major Ali Ghediri a généré des critiques, mais

2

Actualités 11:00 | 20-02-2019

CANDIDATURE DE BOUTEFLIKA
La France officielle consent

La France aux commandes a pris acte sans réserve de la candidature de Bouteflika. Une option à laquelle elle était déjà préparée alors que des critiques particulièrement virulentes sont émises dans les milieux médiatiques et les faiseurs d’opinions. A Alger, le personnel diplomatique en place scrute à la loupe les nouveaux