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Soit dit en passant

Un fonds de commerce pour qui-tu-quistes ! ! (1)

Publié par Malika Boussouf
le 05.04.2020 , 06h00
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Les réseaux sociaux ne fourmillent pas que de pseudo-experts en tout et en rien. Ils abritent, aussi, des discours qui ne volent pas très haut. Juste à la hauteur de ceux qui les débitent. Ceux de docteurs ès critiques qui s’y bousculent pour y déverser quelques-unes de leurs colères, y étaler une culture passée de mode et s’y construire une réputation et un mérite auxquels ils n’ont pas été capables d’accéder lorsque le contexte et la réalité du terrain étaient bien plus impitoyables qu’ils ne le sont aujourd’hui, à l’égard de tous les Algériens, hommes et femmes de la presse compris. Je dis journaleux parce que si ceux auxquels je pense avaient eu le moindre honneur ou fait montre d’un quelconque talent, ça se saurait ! Je dis ça, je ne dis rien. Lorsque défilent dans ma tête les noms des  journalistes et assimilés, sacrifiés sur l’autel de la barbarie, je me dis que certaines créatures innommables ont beau jeu de parler de cette période. 
Un temps où eux-mêmes, pour sauver leur peau ou parce que fascinés par les égorgeurs du FIS dissous dont ils ont, par coquetterie professionnelle ou exotisme, comme ce fut le cas pour certains autres, défendu le prétendu triomphe, se sont bien gardés de l’ouvrir. Dans cette faune-là qui prétend mieux savoir ce que liberté d’expression suppose comme investissement et sacrifice, officie un sombre qui-tu-quiste qui, lorsqu’il fallait faire rempart à la barbarie des GIA, aurait plutôt pleuré l’arrêt du processus électoral et se serait bien gardé de contribuer à la lutte antiterroriste. Il se choisit une cible pour vaincre son oisiveté. Et le voilà qui, grâce aux espaces offerts par les réseaux sociaux et donc aux tribunes inespérées qu’ils mettent à disposition, joue les offensés, pousse des cris de vierge effarouchée et se sent pousser des ailes sur le dos d’une jeunesse qui a puisé son audace auprès de ses aînés et va au charbon, comme l’ont fait ces derniers à une époque où l’on n’emprisonnait pas mais où l’on espérait prendre une balle dans la tête plutôt qu’être égorgé. Des aînés qui, n’en déplaise à leurs détracteurs, étaient décrits comme le dernier rempart contre la barbarie intégriste. 
M. B.

 

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